<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">
	<channel>
		<title><![CDATA[Forum du Mamarland - Vampire]]></title>
		<link>http://forum.chezseb.ovh/</link>
		<description><![CDATA[Forum du Mamarland - http://forum.chezseb.ovh]]></description>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 18:49:04 +0000</pubDate>
		<generator>MyBB</generator>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire - The Requiem]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=10</link>
			<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 15:13:59 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=12">vengeur77</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=10</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: #800080;" class="mycode_color"><span style="font-family: Century Gothic;" class="mycode_font">Toi qui, comme un coup de couteau,<br />
Dans mon coeur plaintif es entrée ;<br />
Toi qui, forte comme un troupeau<br />
De démons, vins, folle et parée,<br />
<br />
De mon esprit humilié<br />
Faire ton lit et ton domaine ;<br />
Infâme à qui je suis lié<br />
Comme le forçat à la chaîne,<br />
<br />
Comme au jeu le joueur têtu,<br />
Comme à la bouteille l'ivrogne,<br />
Comme aux vermines la charogne<br />
Maudite, maudite sois-tu !<br />
<br />
J'ai prié le glaive rapide<br />
De conquérir ma liberté,<br />
Et j'ai dit au poison perfide<br />
De secourir ma lâcheté.<br />
<br />
Hélas! le poison et le glaive<br />
M'ont pris en dédain et m'ont dit :<br />
"Tu n'es pas digne qu'on t'enlève<br />
A ton esclavage maudit,"<br />
<br />
"Imbécile ! de son empire<br />
Si nos efforts te délivraient,<br />
Tes baisers ressusciteraient<br />
Le cadavre de ton vampire !</span></span><br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Charles Baudelaire, <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Les Fleurs du Mal</span>, <span style="text-decoration: underline;" class="mycode_u">Le Vampire</span>, 1861</span></span><br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;" class="mycode_align"><img src="http://images.wikia.com/whitewolf/images/1/1b/VampireRequiemLogo.png" loading="lazy"  alt="[Image: VampireRequiemLogo.png]" class="mycode_img" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/showthread.php?tid=9&amp;pid=50877#pid50877" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><span style="font-size: 5pt;" class="mycode_size"><span style="font-family: Century Gothic;" class="mycode_font">Grégoire de Valombre - Le Dandy</span></span></a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/showthread.php?tid=9&amp;pid=50887#pid50887" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><span style="font-size: 5pt;" class="mycode_size"><span style="font-family: Book Antiqua;" class="mycode_font">Macka - Le Gitan</span></span></a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/showthread.php?tid=9&amp;pid=50947#pid50947" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><span style="font-size: 5pt;" class="mycode_size"><span style="font-family: Franklin Gothic Medium;" class="mycode_font">Anastasia Sinovski</span></span></a><br />
<br />
</div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: #800080;" class="mycode_color"><span style="font-family: Century Gothic;" class="mycode_font">Toi qui, comme un coup de couteau,<br />
Dans mon coeur plaintif es entrée ;<br />
Toi qui, forte comme un troupeau<br />
De démons, vins, folle et parée,<br />
<br />
De mon esprit humilié<br />
Faire ton lit et ton domaine ;<br />
Infâme à qui je suis lié<br />
Comme le forçat à la chaîne,<br />
<br />
Comme au jeu le joueur têtu,<br />
Comme à la bouteille l'ivrogne,<br />
Comme aux vermines la charogne<br />
Maudite, maudite sois-tu !<br />
<br />
J'ai prié le glaive rapide<br />
De conquérir ma liberté,<br />
Et j'ai dit au poison perfide<br />
De secourir ma lâcheté.<br />
<br />
Hélas! le poison et le glaive<br />
M'ont pris en dédain et m'ont dit :<br />
"Tu n'es pas digne qu'on t'enlève<br />
A ton esclavage maudit,"<br />
<br />
"Imbécile ! de son empire<br />
Si nos efforts te délivraient,<br />
Tes baisers ressusciteraient<br />
Le cadavre de ton vampire !</span></span><br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Charles Baudelaire, <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Les Fleurs du Mal</span>, <span style="text-decoration: underline;" class="mycode_u">Le Vampire</span>, 1861</span></span><br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;" class="mycode_align"><img src="http://images.wikia.com/whitewolf/images/1/1b/VampireRequiemLogo.png" loading="lazy"  alt="[Image: VampireRequiemLogo.png]" class="mycode_img" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/showthread.php?tid=9&amp;pid=50877#pid50877" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><span style="font-size: 5pt;" class="mycode_size"><span style="font-family: Century Gothic;" class="mycode_font">Grégoire de Valombre - Le Dandy</span></span></a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/showthread.php?tid=9&amp;pid=50887#pid50887" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><span style="font-size: 5pt;" class="mycode_size"><span style="font-family: Book Antiqua;" class="mycode_font">Macka - Le Gitan</span></span></a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/showthread.php?tid=9&amp;pid=50947#pid50947" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><span style="font-size: 5pt;" class="mycode_size"><span style="font-family: Franklin Gothic Medium;" class="mycode_font">Anastasia Sinovski</span></span></a><br />
<br />
</div>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006 - #8 : Bienvenue en Birmanie &#33;]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=112</link>
			<pubDate>Fri, 27 Mar 2009 22:02:44 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=112</guid>
			<description><![CDATA[Il faisait complètement noir et ça secouait. Des chocs sur la paroi métallique, et une sensation de chute. A l&#39;extérieur, un grondement continu. <br />
Graziella était recroquevillée, mains et chevilles ligotées, dans ce qui devait être une caisse ou un container, et qui était emporté à grande vitesse. Des coups en tous sens, puis un choc plus fort, qui aurait pu faire éclater la chose dans laquelle la Lasombra était enfermée. <br />
Elle sentit que dehors, il faisait jour. Elle était à moitié en torpeur, mais une peur de plus en plus vive la sortait de son sommeil artificiel. Maintenant, c&#39;était stable. Toujours le grondement continu. <br />
<br />
Que s&#39;était-il passé depuis cette soirée dans Rangoon ?... C&#39;était forcément ce traître de Haqim &#33;... <br />
Graziella se tourna. Ses yeux s&#39;habituant à l&#39;obscurité, elle vit qu&#39;elle était dans un gros bidon métallique. Elle écouta plus attentivement : le grondement était celui d&#39;un fleuve. Elle avait été entraînée par des rapides, et le choc contre des pierres avait cabossé son abri. <br />
Les coups reprirent. On tapait &#33; Quelqu&#39;un tapait comme un sourd. Graziella banda ses muscles : elle parvint à user ses liens mais ils ne craquaient pas tout à fait. Des hurlements maintenant, des cris d&#39;hystérie. <br />
Elle reconnut alors que c&#39;était des cris d&#39;animaux, des chimpanzés ou quelque primate comme ça &#33; On l&#39;avait balancée sur un fleuve &#33; Dans un vulgaire bidon &#33;<br />
Où étaient Loren et Anatole ?... <br />
Les coups reprenaient. Les saletés de singe devaient trépigner sur le dessus du container. Soudain, elle sentit que les primates commençaient à dévisser le couvercle. Ils frappaient dessus, ils allaient le déceler avant peu &#33; Ils allaient la rôtir &#33; Et elle allait finir, elle une noble de pur sang italien, sur un fleuve quelque part en Birmanie &#33; <br />
La chaleur moite rentrait, avec un timide rayon de lumière. Elle vit une patte de singe rentrer et lui attraper le mollet &#33; Elle commença à se débattre, prise de peur panique face au soleil...<br />
<br />
<br />
...<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;" class="mycode_align"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
<span style="font-size: 7pt;" class="mycode_size">Vampire 2006 <br />
<br />
#8 : Bienvenue en Birmanie &#33;&lt;!--sizec--&gt;</span>&lt;!--/sizec--&gt;</span></div>
<br />
C&#39;était Lucinius, bien sûr, en sa qualité de Sénéchal, qui avait signé les autorisations de quitter le territoire de la Camarilla française. <br />
Il recevait Loren dans son bureau. Les deux notables n&#39;avaient échangé que quelques mots de politesse convenue. Ils savaient tous les deux ce que signifiaient ces papiers. C&#39;était un visa pour l&#39;enfer de la jungle birmane. L&#39;aller-simple pour les territoires des Kuei-Jin, où un Caïnite faisait partie des espèces en danger. Un endroit où seuls les tueurs les plus aguerris du Sabbat avaient une chance de survivre. <br />
- Donc je signe pour vous, dit Lucinius, pour Graziella de Valori, pour Anatole alias "Lapin de Garenne"... Ce sera tout ?...<br />
- Oui, soupira Loren, mal-aimable, je pense que ce sera déjà beaucoup... <br />
<br />
C&#39;est au Ventrue que revenait la charge de diriger cette improbable expédition, regroupant les maudits &#33;<br />
Graziella, condamnée pour son association avec Sire Cosimo Santi dans un projet terroriste contre la Mascarade &#33; Anatole, de même, pour son association avec des ennemis de la Camarilla &#33;<br />
Cosimo Santi condamné pour longtemps au cachot, de même que Camille. <br />
La Justice du Préfet Jérémie avait fait son œuvre. Le complot Lasombra était démontré, et leur alliance avec le terroriste "virtuel" Shrek était établie. Pour ne rien arranger, l&#39;identité de Shrek, grâce aux patientes recherches de Loren, avait été découverte : Bernard de Latréaumont, aventurier Malkavien, qui avait par sa folie, contaminé Paris. Les services de renseignements Nosferatu avaient localisé Latréaumont dans un pénitencier birman, où il était retenu depuis des décennies. Indirectement, Latréaumont avait transmis ses dérangements mentaux, par plusieurs passeurs, et la contagion était remontée jusqu&#39;à la capitale française. <br />
<br />
Il était dans les usages de la Camarilla de bannir certains sujets dangereux, mais tout de même pas en Asie, chez les Kuei-Jin. Même ça, c&#39;était trop. <br />
C&#39;était pourtant ce qui arrivait à "l&#39;expédition Loren", comme on l&#39;appelait déjà dans les salons de l&#39;Elysium, en hommage aux expéditions coloniales. On ajoutait à l&#39;imagerie tropicale et coloniale des visions de films de guerre sur le Vietnam ou de voyages extrêmes vers le bout de l&#39;enfer et des ténèbres. Cela amusait beaucoup, et effrayait en même. Excellent sujet de ragots, donc &#33; <br />
Loren, lui, s&#39;était vu confier cette tâche délicate. Jérémie avait demandé si gentiment &#33;...<br />
<br />
Lucinius faisait une petite mine en apposant son dernier cachet au bas des papiers de voyage de son ami. Il aurait aussi bien pu lui signifier son arrêt de mort. Il n&#39;osa pas demander qu&#39;on lui envoie une carte postale, ni ne conseilla d&#39;emporter une moustiquaire. <br />
<br />
Pour Graziella et Anatole, c&#39;était une chance qu&#39;on leur laissait, de racheter leurs fautes, mais on ne leur laissait pas le choix. Qu&#39;ils aillent se faire dévorer chez les Asiatiques, et à titre posthume, on célébrerait leurs mérites &#33; <br />
Et s&#39;ils en revenaient pas trop exsangues, ils auraient le droit de se tenir à carreau pour les prochains siècles. <br />
- J&#39;espère, avait dit Jérémie, en visitant Graziella dans sa cellule, que vous goûtez la générosité de notre Justice. <br />
<br />
Il n&#39;était pas exclu que Montano soit intervenu en faveur de cette solution. Loren avait entendu quelque chose de ce goût-là. ll enrageait sur ce satané Roméo de Montaigu, dont il cherchait l&#39;identité depuis si longtemps, sans savoir que c&#39;était le fondateur des Antitribus Lasombra. <br />
Graziella avait reçu la nouvelle stoïquement. <br />
Depuis que, quelques semaines plus tôt, Cosimo Santi lui avait appris la vérité sur son clan, elle se sentait investie d&#39;une énergie nouvelle. La véritable histoire des Antitribus... L&#39;épreuve lancée à travers les siècles par Lasombra en personne pour reconnaître les fidèles d&#39;entre les siens. <br />
Graziella était au bout de cette lignée d&#39;élite. Et maintenant, elle allait prouver en Birmanie ce que c&#39;était d&#39;avoir le sang de la Nuit dans les veines &#33;<br />
<br />
Quant à l&#39;ignoble Anatole, il avait accepté après avoir été passé à la Question plusieurs fois. Son clan avait tenu à ce qu&#39;il paye pour son infamie et les interrogateurs Brujah de Sergio s&#39;étaient fait un plaisir de satisfaire leurs amis Nosferatu.<br />
<br />
Le conseil Primogène avait approuvé l&#39;idée de l&#39;expédition. <br />
Cette nuit-là, un jet d&#39;affaire avançait sur la piste d&#39;Orly, et trois passagers approchaient, bagages en main. Loren marchait en tête. Il n&#39;avait même pas voulu que son majordome l&#39;accompagne. <br />
- Ce sera entre vous et la grande jungle birmane &#33; avait déclaré Jérémie dans un moment de lyrisme. <br />
Car le pénitencier où était enfermé Latréaumont était un camp de travail mis en place par la junte, dans une région atroce. <br />
<br />
Loren ne voulait pas qu&#39;on lui parle. Point. <br />
Il aurait égorgé le premier qui aurait osé. Surtout Anatole. Cet ignoble personnage. <br />
Ou même Graziella, avec son complot minable. <br />
Oui, le lamentable complot de ces Lasombra qui avaient cru... qui avaient cru quoi ?... Qu&#39;ils renverseraient la Camarilla à l&#39;aide d&#39;un terroriste psychopathe &#33;...<br />
<br />
Bref, il ne fallait pas lui parler. Il avait son couteau en poche, prêt à dégainer, au moindre emmerdeur &#33;<br />
<br />
Lucinius avait dit à Loren que Paris n&#39;avait aucune relation diplomatique avec Rangoon. Il ne fallait pas espérer un consulat de l&#39;Elysium, une cellule de rapatriement ou quoi que ce soit. Il fallait trouver Latréaumont, le ramener en France et si ce n&#39;était pas possible, le détruire. <br />
<br />
Les hublots furent scellés et les passagers s&#39;endormirent. Quand ils se réveillèrent, le pilote, une goule de Sergio, leur signala qu&#39;ils survolaient le golfe du Bengale. C&#39;était juste une grande mare sombre, avec quelques lumières. <br />
Loren était d&#39;une humeur exécrable. L&#39;avion se posa sur un aérodrome. Il avait à peine fini de rouler qu&#39;on venait toquer à la porte. Le pilote ouvrit. Un aimable grand personnage, qu&#39;on aurait pris pour une vedette de Bollywood, très grand sourire brillant, costume crème, gros turban, entra et salua Loren d&#39;une ferme poignée de mains : <br />
- Bienvenue à vous. Je me nomme Haqim, je serai votre conseiller culturel au Myanmar. Aussi je vous souhaite la bienvenue à Rangoon, monsieur Loren. <br />
<br />
Il parlait faux, souriait faux. Mais c&#39;était comme ça. Ils respiraient l&#39;air asiatique. La moitié des Kuei-Jin du pays avait déjà dû sentir la présence de ces Caïnites, ils devaient s&#39;en pourlécher les babines. <br />
C&#39;est une phrase qui resta, "bienvenue à Rangoon, monsieur Loren", car le "bienvenue" ne pouvait pas être plus faux. <br />
Très prévenant, Haqim signala qu&#39;il avait retenu une suite dans le meilleur hôtel de la ville. <br />
<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
Il fallut suivre pendant des heures, dans une jeep, une mauvaise piste. Il n&#39;aurait pas été possible d&#39;atterrir à l&#39;aéroport de la capitale. Nos héros auraient certainement fini dans l&#39;incinérateur à bagages suspects...<br />
C&#39;est ce que disait Haqim en riant de ses belles dents blanches. Il avait un chauffeur pour sa jeep, habillé avec la veste kakis pleine de poches et un chapeau de parfait braconnier. A la place du mort, Haqim bavardait de tout et de rien. A l&#39;arrière, les trois Caïnites devaient subir son bavardage. <br />
- Vous auriez attendu rien qu&#39;un an de plus, continuait le beau prince Hindou, et vous auriez pu arriver à Yangon directement. Figurez-vous que les maîtres du pays vont migrer vers Naypyidaw &#33; Du coup, ils emmènent le troupeau de la junte avec eux. Mais c&#39;est flatteur de savoir que vous étiez pressés de visiter notre beau pays... Dès que j&#39;ai eu le mot de votre... comment vous dites ?... oui, votre Sénéchal, je me suis empressé d&#39;organiser votre arrivée &#33;<br />
Les trois Parisiens enrageaient encore davantage : on pouvait compter sur Lucinius pour dégotter le plus insupportable des "attachés culturels" &#33; Cet idiot devait être un Toréador en disgrâce, qui avait trouvé refuge chez les Cathéens. Caïn sait comment, il avait réussi à se faire accepter d&#39;eux. Il disait "Yangon" au lieu de "Rangoon", il insistait pour dire "Myanmar" au lieu de "Birmanie", il était dans les petits papiers de la junte... <br />
<br />
- Vous verrez, je vous ai trouvé un petit hôtel, très calme, au bord du lac Kandawgyi. Un des plus beaux sites de la capitale. <br />
Anatole connaissait bien ses classiques, et il se faisait l&#39;effet de Tintin et Haddock, poliment emmenés dans leurs chambres d&#39;hôtels par les deux hommes de la police politique de Plekszy-Gladz &#33;<br />
C&#39;était Haqim et son chauffeur, une brute de Philippin ou quelque chose comme ça, qui officiaient et qui conduisaient nos héros dans leur cage dorée. <br />
- La chambre de mademoiselle de Valori est ici, celle de monsieur Loren est à côté, celle de monsieur Anatole au bout du couloir. <br />
Sur la vingtaine de chambres de l&#39;hôtel, on en imaginait facilement dix occupés par des équipes, le casque à l&#39;oreille, espionnant les dix autres &#33;<br />
Dans un dernier sourire "Colgate blancheur", Haqim souhaita une bonne journée à ses invités. <br />
- Demain, nous irons visiter le palais Karaweik, vous verrez : une merveille &#33;<br />
<br />
"Vous verrez : une merveille &#33;"<br />
No héros l&#39;entendirent plusieurs fois par jour, cette exclamation, dans la semaine qui suivit. <br />
D&#39;abord, comme promis, le palais Karaweik, puis quelques bâtiments de l&#39;époque anglaise et la pagode Sule (qui servirait, lors des émeutes de l&#39;année suivante, de lieu de rendez-vous aux manifestants, moines bouddhistes et autres). Le lendemain, excursion le long des fleuves, puis, les deux jours suivants, visite des temples de Pagan, dans la brume. <br />
Anatole trouvait ça joli, mais il piaffait d&#39;impatience d&#39;aller mordre quelqu&#39;un. Loren regardait poliment. Une autre fois, il se serait intéressé à l&#39;histoire mais là, il ne pensait qu&#39;à Latréaumont. Quant à Graziella, elle trouvait ce style birman vraiment trop tape à l&#39;oeil. Des gros bâtiments, du doré partout. Pour une habitante de la Sérénissime, cet art était barbare. Au mieux, les temples de Pagan était une Venise dans la jungle...<br />
<br />
Bref, ce fut une semaine de perdue. Nos invités parisiens n&#39;osaient pas réagir. Ils se sentaient en petite forme. Anatole avait une petite mine en plus de sa sale gueule. Graziella se sentait lasse et Loren en avait marre. C&#39;était sûrement dû au mauvais sang qu&#39;on leur donnait. <br />
Ils n&#39;avaient que Haqim et son chauffeur pour le moment. Aucune autorité. On ne servait pas à Loren le sang qu&#39;il lui fallait. Et pendant que nos héros essayaient de se sortir de leur abattement, les visites touristiques continuaient. Haqim pouvait leur faire visiter le pays entier. Il avait même parlé d&#39;une excursion à Bangkok puis Phnom Penh &#33;<br />
On pouvait faire toute l&#39;Asie du Sud-Est à ce train là. <br />
- J&#39;ai un ami très cher qui a un petit appareil de tourisme. Ho, certainement pas un bel engin comme l&#39;appareil avec lequel vous êtes venus, bien sûr...<br />
Dame, c&#39;était le Falcon du clan Ventrue, quand même &#33; Affrété spécialement sur demande de Jérémie.<br />
Graziella tapait Loren du coude : <br />
- Demandez-lui donc s&#39;il n&#39;a pas un petit pénitencier touristique à nous faire visiter...:baton:<br />
<br />
C&#39;est le huitième soir que Loren, qui reprenait du poil de la bête, parvint à poser la question directement : <br />
- Monsieur Haqim, avez-vous entendu parler d&#39;un Caïnite nommé Bernard de Latréaumont ?<br />
<br />
A suivre...<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Il faisait complètement noir et ça secouait. Des chocs sur la paroi métallique, et une sensation de chute. A l&#39;extérieur, un grondement continu. <br />
Graziella était recroquevillée, mains et chevilles ligotées, dans ce qui devait être une caisse ou un container, et qui était emporté à grande vitesse. Des coups en tous sens, puis un choc plus fort, qui aurait pu faire éclater la chose dans laquelle la Lasombra était enfermée. <br />
Elle sentit que dehors, il faisait jour. Elle était à moitié en torpeur, mais une peur de plus en plus vive la sortait de son sommeil artificiel. Maintenant, c&#39;était stable. Toujours le grondement continu. <br />
<br />
Que s&#39;était-il passé depuis cette soirée dans Rangoon ?... C&#39;était forcément ce traître de Haqim &#33;... <br />
Graziella se tourna. Ses yeux s&#39;habituant à l&#39;obscurité, elle vit qu&#39;elle était dans un gros bidon métallique. Elle écouta plus attentivement : le grondement était celui d&#39;un fleuve. Elle avait été entraînée par des rapides, et le choc contre des pierres avait cabossé son abri. <br />
Les coups reprirent. On tapait &#33; Quelqu&#39;un tapait comme un sourd. Graziella banda ses muscles : elle parvint à user ses liens mais ils ne craquaient pas tout à fait. Des hurlements maintenant, des cris d&#39;hystérie. <br />
Elle reconnut alors que c&#39;était des cris d&#39;animaux, des chimpanzés ou quelque primate comme ça &#33; On l&#39;avait balancée sur un fleuve &#33; Dans un vulgaire bidon &#33;<br />
Où étaient Loren et Anatole ?... <br />
Les coups reprenaient. Les saletés de singe devaient trépigner sur le dessus du container. Soudain, elle sentit que les primates commençaient à dévisser le couvercle. Ils frappaient dessus, ils allaient le déceler avant peu &#33; Ils allaient la rôtir &#33; Et elle allait finir, elle une noble de pur sang italien, sur un fleuve quelque part en Birmanie &#33; <br />
La chaleur moite rentrait, avec un timide rayon de lumière. Elle vit une patte de singe rentrer et lui attraper le mollet &#33; Elle commença à se débattre, prise de peur panique face au soleil...<br />
<br />
<br />
...<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;" class="mycode_align"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
<span style="font-size: 7pt;" class="mycode_size">Vampire 2006 <br />
<br />
#8 : Bienvenue en Birmanie &#33;&lt;!--sizec--&gt;</span>&lt;!--/sizec--&gt;</span></div>
<br />
C&#39;était Lucinius, bien sûr, en sa qualité de Sénéchal, qui avait signé les autorisations de quitter le territoire de la Camarilla française. <br />
Il recevait Loren dans son bureau. Les deux notables n&#39;avaient échangé que quelques mots de politesse convenue. Ils savaient tous les deux ce que signifiaient ces papiers. C&#39;était un visa pour l&#39;enfer de la jungle birmane. L&#39;aller-simple pour les territoires des Kuei-Jin, où un Caïnite faisait partie des espèces en danger. Un endroit où seuls les tueurs les plus aguerris du Sabbat avaient une chance de survivre. <br />
- Donc je signe pour vous, dit Lucinius, pour Graziella de Valori, pour Anatole alias "Lapin de Garenne"... Ce sera tout ?...<br />
- Oui, soupira Loren, mal-aimable, je pense que ce sera déjà beaucoup... <br />
<br />
C&#39;est au Ventrue que revenait la charge de diriger cette improbable expédition, regroupant les maudits &#33;<br />
Graziella, condamnée pour son association avec Sire Cosimo Santi dans un projet terroriste contre la Mascarade &#33; Anatole, de même, pour son association avec des ennemis de la Camarilla &#33;<br />
Cosimo Santi condamné pour longtemps au cachot, de même que Camille. <br />
La Justice du Préfet Jérémie avait fait son œuvre. Le complot Lasombra était démontré, et leur alliance avec le terroriste "virtuel" Shrek était établie. Pour ne rien arranger, l&#39;identité de Shrek, grâce aux patientes recherches de Loren, avait été découverte : Bernard de Latréaumont, aventurier Malkavien, qui avait par sa folie, contaminé Paris. Les services de renseignements Nosferatu avaient localisé Latréaumont dans un pénitencier birman, où il était retenu depuis des décennies. Indirectement, Latréaumont avait transmis ses dérangements mentaux, par plusieurs passeurs, et la contagion était remontée jusqu&#39;à la capitale française. <br />
<br />
Il était dans les usages de la Camarilla de bannir certains sujets dangereux, mais tout de même pas en Asie, chez les Kuei-Jin. Même ça, c&#39;était trop. <br />
C&#39;était pourtant ce qui arrivait à "l&#39;expédition Loren", comme on l&#39;appelait déjà dans les salons de l&#39;Elysium, en hommage aux expéditions coloniales. On ajoutait à l&#39;imagerie tropicale et coloniale des visions de films de guerre sur le Vietnam ou de voyages extrêmes vers le bout de l&#39;enfer et des ténèbres. Cela amusait beaucoup, et effrayait en même. Excellent sujet de ragots, donc &#33; <br />
Loren, lui, s&#39;était vu confier cette tâche délicate. Jérémie avait demandé si gentiment &#33;...<br />
<br />
Lucinius faisait une petite mine en apposant son dernier cachet au bas des papiers de voyage de son ami. Il aurait aussi bien pu lui signifier son arrêt de mort. Il n&#39;osa pas demander qu&#39;on lui envoie une carte postale, ni ne conseilla d&#39;emporter une moustiquaire. <br />
<br />
Pour Graziella et Anatole, c&#39;était une chance qu&#39;on leur laissait, de racheter leurs fautes, mais on ne leur laissait pas le choix. Qu&#39;ils aillent se faire dévorer chez les Asiatiques, et à titre posthume, on célébrerait leurs mérites &#33; <br />
Et s&#39;ils en revenaient pas trop exsangues, ils auraient le droit de se tenir à carreau pour les prochains siècles. <br />
- J&#39;espère, avait dit Jérémie, en visitant Graziella dans sa cellule, que vous goûtez la générosité de notre Justice. <br />
<br />
Il n&#39;était pas exclu que Montano soit intervenu en faveur de cette solution. Loren avait entendu quelque chose de ce goût-là. ll enrageait sur ce satané Roméo de Montaigu, dont il cherchait l&#39;identité depuis si longtemps, sans savoir que c&#39;était le fondateur des Antitribus Lasombra. <br />
Graziella avait reçu la nouvelle stoïquement. <br />
Depuis que, quelques semaines plus tôt, Cosimo Santi lui avait appris la vérité sur son clan, elle se sentait investie d&#39;une énergie nouvelle. La véritable histoire des Antitribus... L&#39;épreuve lancée à travers les siècles par Lasombra en personne pour reconnaître les fidèles d&#39;entre les siens. <br />
Graziella était au bout de cette lignée d&#39;élite. Et maintenant, elle allait prouver en Birmanie ce que c&#39;était d&#39;avoir le sang de la Nuit dans les veines &#33;<br />
<br />
Quant à l&#39;ignoble Anatole, il avait accepté après avoir été passé à la Question plusieurs fois. Son clan avait tenu à ce qu&#39;il paye pour son infamie et les interrogateurs Brujah de Sergio s&#39;étaient fait un plaisir de satisfaire leurs amis Nosferatu.<br />
<br />
Le conseil Primogène avait approuvé l&#39;idée de l&#39;expédition. <br />
Cette nuit-là, un jet d&#39;affaire avançait sur la piste d&#39;Orly, et trois passagers approchaient, bagages en main. Loren marchait en tête. Il n&#39;avait même pas voulu que son majordome l&#39;accompagne. <br />
- Ce sera entre vous et la grande jungle birmane &#33; avait déclaré Jérémie dans un moment de lyrisme. <br />
Car le pénitencier où était enfermé Latréaumont était un camp de travail mis en place par la junte, dans une région atroce. <br />
<br />
Loren ne voulait pas qu&#39;on lui parle. Point. <br />
Il aurait égorgé le premier qui aurait osé. Surtout Anatole. Cet ignoble personnage. <br />
Ou même Graziella, avec son complot minable. <br />
Oui, le lamentable complot de ces Lasombra qui avaient cru... qui avaient cru quoi ?... Qu&#39;ils renverseraient la Camarilla à l&#39;aide d&#39;un terroriste psychopathe &#33;...<br />
<br />
Bref, il ne fallait pas lui parler. Il avait son couteau en poche, prêt à dégainer, au moindre emmerdeur &#33;<br />
<br />
Lucinius avait dit à Loren que Paris n&#39;avait aucune relation diplomatique avec Rangoon. Il ne fallait pas espérer un consulat de l&#39;Elysium, une cellule de rapatriement ou quoi que ce soit. Il fallait trouver Latréaumont, le ramener en France et si ce n&#39;était pas possible, le détruire. <br />
<br />
Les hublots furent scellés et les passagers s&#39;endormirent. Quand ils se réveillèrent, le pilote, une goule de Sergio, leur signala qu&#39;ils survolaient le golfe du Bengale. C&#39;était juste une grande mare sombre, avec quelques lumières. <br />
Loren était d&#39;une humeur exécrable. L&#39;avion se posa sur un aérodrome. Il avait à peine fini de rouler qu&#39;on venait toquer à la porte. Le pilote ouvrit. Un aimable grand personnage, qu&#39;on aurait pris pour une vedette de Bollywood, très grand sourire brillant, costume crème, gros turban, entra et salua Loren d&#39;une ferme poignée de mains : <br />
- Bienvenue à vous. Je me nomme Haqim, je serai votre conseiller culturel au Myanmar. Aussi je vous souhaite la bienvenue à Rangoon, monsieur Loren. <br />
<br />
Il parlait faux, souriait faux. Mais c&#39;était comme ça. Ils respiraient l&#39;air asiatique. La moitié des Kuei-Jin du pays avait déjà dû sentir la présence de ces Caïnites, ils devaient s&#39;en pourlécher les babines. <br />
C&#39;est une phrase qui resta, "bienvenue à Rangoon, monsieur Loren", car le "bienvenue" ne pouvait pas être plus faux. <br />
Très prévenant, Haqim signala qu&#39;il avait retenu une suite dans le meilleur hôtel de la ville. <br />
<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
Il fallut suivre pendant des heures, dans une jeep, une mauvaise piste. Il n&#39;aurait pas été possible d&#39;atterrir à l&#39;aéroport de la capitale. Nos héros auraient certainement fini dans l&#39;incinérateur à bagages suspects...<br />
C&#39;est ce que disait Haqim en riant de ses belles dents blanches. Il avait un chauffeur pour sa jeep, habillé avec la veste kakis pleine de poches et un chapeau de parfait braconnier. A la place du mort, Haqim bavardait de tout et de rien. A l&#39;arrière, les trois Caïnites devaient subir son bavardage. <br />
- Vous auriez attendu rien qu&#39;un an de plus, continuait le beau prince Hindou, et vous auriez pu arriver à Yangon directement. Figurez-vous que les maîtres du pays vont migrer vers Naypyidaw &#33; Du coup, ils emmènent le troupeau de la junte avec eux. Mais c&#39;est flatteur de savoir que vous étiez pressés de visiter notre beau pays... Dès que j&#39;ai eu le mot de votre... comment vous dites ?... oui, votre Sénéchal, je me suis empressé d&#39;organiser votre arrivée &#33;<br />
Les trois Parisiens enrageaient encore davantage : on pouvait compter sur Lucinius pour dégotter le plus insupportable des "attachés culturels" &#33; Cet idiot devait être un Toréador en disgrâce, qui avait trouvé refuge chez les Cathéens. Caïn sait comment, il avait réussi à se faire accepter d&#39;eux. Il disait "Yangon" au lieu de "Rangoon", il insistait pour dire "Myanmar" au lieu de "Birmanie", il était dans les petits papiers de la junte... <br />
<br />
- Vous verrez, je vous ai trouvé un petit hôtel, très calme, au bord du lac Kandawgyi. Un des plus beaux sites de la capitale. <br />
Anatole connaissait bien ses classiques, et il se faisait l&#39;effet de Tintin et Haddock, poliment emmenés dans leurs chambres d&#39;hôtels par les deux hommes de la police politique de Plekszy-Gladz &#33;<br />
C&#39;était Haqim et son chauffeur, une brute de Philippin ou quelque chose comme ça, qui officiaient et qui conduisaient nos héros dans leur cage dorée. <br />
- La chambre de mademoiselle de Valori est ici, celle de monsieur Loren est à côté, celle de monsieur Anatole au bout du couloir. <br />
Sur la vingtaine de chambres de l&#39;hôtel, on en imaginait facilement dix occupés par des équipes, le casque à l&#39;oreille, espionnant les dix autres &#33;<br />
Dans un dernier sourire "Colgate blancheur", Haqim souhaita une bonne journée à ses invités. <br />
- Demain, nous irons visiter le palais Karaweik, vous verrez : une merveille &#33;<br />
<br />
"Vous verrez : une merveille &#33;"<br />
No héros l&#39;entendirent plusieurs fois par jour, cette exclamation, dans la semaine qui suivit. <br />
D&#39;abord, comme promis, le palais Karaweik, puis quelques bâtiments de l&#39;époque anglaise et la pagode Sule (qui servirait, lors des émeutes de l&#39;année suivante, de lieu de rendez-vous aux manifestants, moines bouddhistes et autres). Le lendemain, excursion le long des fleuves, puis, les deux jours suivants, visite des temples de Pagan, dans la brume. <br />
Anatole trouvait ça joli, mais il piaffait d&#39;impatience d&#39;aller mordre quelqu&#39;un. Loren regardait poliment. Une autre fois, il se serait intéressé à l&#39;histoire mais là, il ne pensait qu&#39;à Latréaumont. Quant à Graziella, elle trouvait ce style birman vraiment trop tape à l&#39;oeil. Des gros bâtiments, du doré partout. Pour une habitante de la Sérénissime, cet art était barbare. Au mieux, les temples de Pagan était une Venise dans la jungle...<br />
<br />
Bref, ce fut une semaine de perdue. Nos invités parisiens n&#39;osaient pas réagir. Ils se sentaient en petite forme. Anatole avait une petite mine en plus de sa sale gueule. Graziella se sentait lasse et Loren en avait marre. C&#39;était sûrement dû au mauvais sang qu&#39;on leur donnait. <br />
Ils n&#39;avaient que Haqim et son chauffeur pour le moment. Aucune autorité. On ne servait pas à Loren le sang qu&#39;il lui fallait. Et pendant que nos héros essayaient de se sortir de leur abattement, les visites touristiques continuaient. Haqim pouvait leur faire visiter le pays entier. Il avait même parlé d&#39;une excursion à Bangkok puis Phnom Penh &#33;<br />
On pouvait faire toute l&#39;Asie du Sud-Est à ce train là. <br />
- J&#39;ai un ami très cher qui a un petit appareil de tourisme. Ho, certainement pas un bel engin comme l&#39;appareil avec lequel vous êtes venus, bien sûr...<br />
Dame, c&#39;était le Falcon du clan Ventrue, quand même &#33; Affrété spécialement sur demande de Jérémie.<br />
Graziella tapait Loren du coude : <br />
- Demandez-lui donc s&#39;il n&#39;a pas un petit pénitencier touristique à nous faire visiter...:baton:<br />
<br />
C&#39;est le huitième soir que Loren, qui reprenait du poil de la bête, parvint à poser la question directement : <br />
- Monsieur Haqim, avez-vous entendu parler d&#39;un Caïnite nommé Bernard de Latréaumont ?<br />
<br />
A suivre...<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Chronique d&#39;un rat d&#39;égouts 2]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=191</link>
			<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 10:44:22 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=4">CROM</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=191</guid>
			<description><![CDATA[Il y a quelques nuits, j’ai reçu une carte d’un dénommé Strauss, régent Tremere ; Ce dernier m’invite à venir le rencontrer dans son « modeste » pavillon situé dans la ville basse de Los Angeles.<br />
Rien ne va plus, je me décide d’aller le voir une de ces nuits.<br />
La bicoque pue le Chanel et l’occulte, j’y rencontre un grand chauve  fringué comme un duc, le susnommé Strauss.<br />
<br />
Après m’avoir pris la tête avec son charabia, le régent me parle d’un problème de maladie gangrénant salement le bétail. J’accepte d’enquêter pour lui moyennant récompense, et me rends sur ses conseils au Last round, un bar louche fréquenté par une meute d’anarchs.<br />
<br />
J’y rencontre Damsel, une jolie môme qui me rencarde sur cette épidémie. J’en aurais bien fait mon infante, histoire de la défigurer un peu.<br />
Sur les conseils de la Pucelle, je pars rendre visite à Paul, une goule des anarchs locaux.<br />
<br />
Arrivé à son appartement en empruntant les conduits de ventilation, point de Paul, juste un message de sa grognasse, Hannah, plutôt mal en point à l’entendre.<br />
<br />
Sur ces bonnes paroles, je monte à l’appart’ d’au dessus pour rencontrer la fameuse Hannah, et éventuellement me nourrir de son breuvage vital.<br />
Point de repas chez Hannah, la prostituée de service est salement touchée par l’épidémie. J’arrive à la faire parler, elle m’apprend qu’elle a été contaminée par Jezebel Locke, une poule de luxe qui crèche à l’hôtel Impérial à côté. Hannah claque après que je lui ai annoncé le pitoyable décès de Paul, c’est pathétique &#33;<br />
<br />
Elle a tout pour plaire, Hannah &#33; Non seulement elle est noncommestible, et en plus, elle est gouine…<br />
Je me rends à l’hôtel, trouve la chambre de la poule de luxe après avoir traffiqué pour obtenir un passe pour entrer dans sa chambre.<br />
<br />
Face à face avec Jezebel, j’apprends qu’elle appartient à une secte du sang, le neuvième cercle. Je la bute à coups de hache.<br />
Après l’avoir détruite, je fais mon rapport à cette couilonne de Damsel qui m’annonce que le problème n’est pas totalement réglé, c’était trop simple…<br />
<br />
Je me rencarde auprès d’un clodo du coin, salement malade, il me tuyaute sur un streumon qui me ressemble méchament qui lui aurait emmené faire un petit tour dans les égoûts.<br />
Faut dire qu’avec ma sale gueule, j’arrive à ne pas trop difficilement faire parler les gens.<br />
<br />
<br />
Ce streumon m’intrigue, il faut que je lui explique certaines choses.<br />
Je pars donc explorer des recoins méconnus de moi des égoûts et y rencontre mon jumeau en plus moche, Frère Kanker ; Pas trop bavard, il cherche la bagarre. Je l’explose assez facilement à coups de hache ; Je trouve un étrange symbole sur ses restes, cette chieuse de Damsel me dit que ce symbole est taggé sur les murs d’un immeuble su quartier.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Il y a quelques nuits, j’ai reçu une carte d’un dénommé Strauss, régent Tremere ; Ce dernier m’invite à venir le rencontrer dans son « modeste » pavillon situé dans la ville basse de Los Angeles.<br />
Rien ne va plus, je me décide d’aller le voir une de ces nuits.<br />
La bicoque pue le Chanel et l’occulte, j’y rencontre un grand chauve  fringué comme un duc, le susnommé Strauss.<br />
<br />
Après m’avoir pris la tête avec son charabia, le régent me parle d’un problème de maladie gangrénant salement le bétail. J’accepte d’enquêter pour lui moyennant récompense, et me rends sur ses conseils au Last round, un bar louche fréquenté par une meute d’anarchs.<br />
<br />
J’y rencontre Damsel, une jolie môme qui me rencarde sur cette épidémie. J’en aurais bien fait mon infante, histoire de la défigurer un peu.<br />
Sur les conseils de la Pucelle, je pars rendre visite à Paul, une goule des anarchs locaux.<br />
<br />
Arrivé à son appartement en empruntant les conduits de ventilation, point de Paul, juste un message de sa grognasse, Hannah, plutôt mal en point à l’entendre.<br />
<br />
Sur ces bonnes paroles, je monte à l’appart’ d’au dessus pour rencontrer la fameuse Hannah, et éventuellement me nourrir de son breuvage vital.<br />
Point de repas chez Hannah, la prostituée de service est salement touchée par l’épidémie. J’arrive à la faire parler, elle m’apprend qu’elle a été contaminée par Jezebel Locke, une poule de luxe qui crèche à l’hôtel Impérial à côté. Hannah claque après que je lui ai annoncé le pitoyable décès de Paul, c’est pathétique &#33;<br />
<br />
Elle a tout pour plaire, Hannah &#33; Non seulement elle est noncommestible, et en plus, elle est gouine…<br />
Je me rends à l’hôtel, trouve la chambre de la poule de luxe après avoir traffiqué pour obtenir un passe pour entrer dans sa chambre.<br />
<br />
Face à face avec Jezebel, j’apprends qu’elle appartient à une secte du sang, le neuvième cercle. Je la bute à coups de hache.<br />
Après l’avoir détruite, je fais mon rapport à cette couilonne de Damsel qui m’annonce que le problème n’est pas totalement réglé, c’était trop simple…<br />
<br />
Je me rencarde auprès d’un clodo du coin, salement malade, il me tuyaute sur un streumon qui me ressemble méchament qui lui aurait emmené faire un petit tour dans les égoûts.<br />
Faut dire qu’avec ma sale gueule, j’arrive à ne pas trop difficilement faire parler les gens.<br />
<br />
<br />
Ce streumon m’intrigue, il faut que je lui explique certaines choses.<br />
Je pars donc explorer des recoins méconnus de moi des égoûts et y rencontre mon jumeau en plus moche, Frère Kanker ; Pas trop bavard, il cherche la bagarre. Je l’explose assez facilement à coups de hache ; Je trouve un étrange symbole sur ses restes, cette chieuse de Damsel me dit que ce symbole est taggé sur les murs d’un immeuble su quartier.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Chronique d&#39;un rat des égouts]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=192</link>
			<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 13:43:57 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=4">CROM</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=192</guid>
			<description><![CDATA[Quelle bitture &#33;<br />
<br />
<br />
<br />
Une bonne soirée défonce avec cette mocheté &#33;<br />
<br />
<br />
<br />
Après s’être bien envoyés en l’air avec quelques extas, de la bière et le mattage d’un chouette film d’horreur, cette fille me chuchotte « J’ai quelque chose à te montrer. »<br />
<br />
Wouaw , elle a des crocs &#33;<br />
Elle m’embrasse le cou, et je m’endors…<br />
<br />
<br />
Quel pied &#33;<br />
<br />
Elle m’explique vite fait qu’elle est un vampire, Dame Ullalah ; Et vient de faire de moi son infant, l’un des siens, et que j’ai hérité des pouvoirs de son clan, les Nosferatu.<br />
Horreur &#33; Je suis laiiid &#33;&#33;&#33;&#33;<br />
<br />
<br />
Pendant que cette lêpreuse me raconte sa life, une bande de  dingues débarque dans le loft, et me plante un truc dans le cœur ; Je m’endors…<br />
<br />
<br />
Je me réveille agenouillé sur la scène du Nocturne Theatre de Los Angeles au milieu d’un beau bordel. Un type encostardé nous pompe l’air avec sa life, prétend être le prince de je ne sais pas quoi. Ce pignoufe essaie de nous faire pleurer comme quoi Ullalah ne lui aurait pas demandé sa permission, etc…<br />
<br />
Puis un espèce de gorille décapite la mocheté avec une grosse épée digne des pires Final Fantasy ; Elle vole en poussière…<br />
<br />
Après ça, le « prince » Sébastian Lacroix me saoule avec ses leçons de morale à la mord-moi-le-nœud, et me laisse dans une ruelle sombre.<br />
<br />
Un type chelou, Jack me propose son aide.<br />
<br />
C’est trop cool , je suis hyper balèze &#33;<br />
<br />
<br />
Mais, je ne dois pas révéler ma vraie nature de vampire en me cachant…<br />
<br />
<br />
<br />
Moi, VIP le hacker accro à la fiesta, je suis condamné à vivre dans l’ombre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Quelle bitture &#33;<br />
<br />
<br />
<br />
Une bonne soirée défonce avec cette mocheté &#33;<br />
<br />
<br />
<br />
Après s’être bien envoyés en l’air avec quelques extas, de la bière et le mattage d’un chouette film d’horreur, cette fille me chuchotte « J’ai quelque chose à te montrer. »<br />
<br />
Wouaw , elle a des crocs &#33;<br />
Elle m’embrasse le cou, et je m’endors…<br />
<br />
<br />
Quel pied &#33;<br />
<br />
Elle m’explique vite fait qu’elle est un vampire, Dame Ullalah ; Et vient de faire de moi son infant, l’un des siens, et que j’ai hérité des pouvoirs de son clan, les Nosferatu.<br />
Horreur &#33; Je suis laiiid &#33;&#33;&#33;&#33;<br />
<br />
<br />
Pendant que cette lêpreuse me raconte sa life, une bande de  dingues débarque dans le loft, et me plante un truc dans le cœur ; Je m’endors…<br />
<br />
<br />
Je me réveille agenouillé sur la scène du Nocturne Theatre de Los Angeles au milieu d’un beau bordel. Un type encostardé nous pompe l’air avec sa life, prétend être le prince de je ne sais pas quoi. Ce pignoufe essaie de nous faire pleurer comme quoi Ullalah ne lui aurait pas demandé sa permission, etc…<br />
<br />
Puis un espèce de gorille décapite la mocheté avec une grosse épée digne des pires Final Fantasy ; Elle vole en poussière…<br />
<br />
Après ça, le « prince » Sébastian Lacroix me saoule avec ses leçons de morale à la mord-moi-le-nœud, et me laisse dans une ruelle sombre.<br />
<br />
Un type chelou, Jack me propose son aide.<br />
<br />
C’est trop cool , je suis hyper balèze &#33;<br />
<br />
<br />
Mais, je ne dois pas révéler ma vraie nature de vampire en me cachant…<br />
<br />
<br />
<br />
Moi, VIP le hacker accro à la fiesta, je suis condamné à vivre dans l’ombre.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[New partie]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=336</link>
			<pubDate>Fri, 13 Oct 2006 07:22:04 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=4">CROM</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=336</guid>
			<description><![CDATA[Préparez vos persos Iam ready for a new campagne de folie je prévois de la qualité rôlistique:jmekiffe: Seul hic je peux jouer que les samedis après midis peux pas veiller tard le soir. Si on joue on fait ça ou?<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_smile.gif" alt="smile" title="smile" class="smilie smilie_293" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Préparez vos persos Iam ready for a new campagne de folie je prévois de la qualité rôlistique:jmekiffe: Seul hic je peux jouer que les samedis après midis peux pas veiller tard le soir. Si on joue on fait ça ou?<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_smile.gif" alt="smile" title="smile" class="smilie smilie_293" />]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006 - #7 : Les châtiments de Jérémie]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=377</link>
			<pubDate>Mon, 28 Nov 2005 12:02:59 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=377</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">VII - Les châtiments de Jérémie</span></span></span><br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, 24 janvier 2006</span><br />
<br />
18h30. Dans le sous-sol de sa tour du quartier chinois, Loren était déjà au travail, expédiant quelques affaires courantes. <br />
- Des nouvelles du Louvre, James ? <br />
- Votre convocation vient de tomber Sire : elle est pour 20h00. <br />
- Bien. Nous irons en avance, pour tâter le terrain dans les salons de l&#39;Elysium. <br />
James s&#39;inclina. <br />
- D&#39;autres nouvelles ? <br />
- Impossible de joindre Sire Puysségur. Le conseil Primogène siège en permanence depuis hier et même pendant la journée. Ils sont à huis-clos au 4e. <br />
Le quatrième désignait familiérement le quatrième sous-sol du Louvre, celui des bureaux politiques. C&#39;était là que le Primogène s&#39;y réunissait pour les affaires les plus importantes ; pour des occasions plus informelles, ils étaient parfois à Versailles ou au musée d&#39;Orsay. <br />
- Dame Satomé vous fait dire qu&#39;elle est en réunion aussi, avec les autres Bourgmestres de Paris. Elle confirme que Béatrice l&#39;Angou est venue lui présenter des excuses hier. <br />
- Oui, l&#39;Angou a un bon contact avec les femmes...<br />
- Enfin, Clémentine Brujah est convoquée aussi ce soir. Elle vous fait dire qu&#39;elle a livré Emmanuel Moncrieff à la police Brujah. Ils n&#39;étaient pas très contents que Moncrieff ne leur ait pas été donné avant. Mademoiselle Clémentine, en tant que maire-adjoint, a invoqué la sécurité du quartier des Tours. <br />
<br />
Les deux Ventrue partirent des Tours à 19h00 et à 19h30, François Loren était accueilli à l&#39;Elysium par la Rose, le chef du protocole du Louvre. Le Ventrue fit une entrée remarqué dans les salons : son nom était sur toutes les lèvres. Lui le jeune qui montait, l&#39;ambitieux Dauphin de Paris, l&#39;un des héros de l&#39;attaque contre le Sabbat, l&#39;ancienne éminence grise de la Régence, l&#39;ennemi des Ventrue légitimiste. Relégué au poste de maire-adjoint des Tours, on attendait de lui un coup de force, pour montrer qu&#39;il valait mieux que ça. <br />
Loren nota que les Lasombra étaient déjà là. Les trois sombres personnages parlaient dans leur coin, avec des airs de fins comploteurs. Ils attiraient une bonne partie des regards. D&#39;abord, par l&#39;aura maléfique qu&#39;ils dégageaient naturellement, personne n&#39;étant sûr qu&#39;ils étaient vraiment ralliés à la Camarilla ; ensuite parce qu&#39;on savait qu&#39;ils avaient affronté leurs ennemis du Sabbat. Et encore aucun courtisan ne soupçonnait vraiment ce qu&#39;avaient à cacher Graziella de Valori, Cosimo Santi et Camille. <br />
Loren vint les saluer, suivi, du coin de l&#39;oeil, par l&#39;assistance. Les murmures montèrent d&#39;un ton. <br />
- Sire Loren, dit Santi, nous avons appris que vous étiez le premier convoqué ce soir. <br />
- Je pense que vous serez après moi, c&#39;est dans l&#39;ordre des choses. <br />
- Oui, dit Graziella, à supposer que les éminences du clan Ventrue respectent la logique... <br />
- C&#39;est évident &#33; sourit Loren. <br />
Il vit qu&#39;il était appelé. L&#39;air soucieux du conquérant que de lourdes tâches attendent, la poitrine bombée, le Ventrue traversa le salon, en faisant mine d&#39;écarter poliment deux personnes qui voulaient lui parler et il passa la lourde porte à battants qu&#39;un huissier referma derrière lui. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Face à l&#39;assemblée solennelle réunie dans le grand salon, Loren s&#39;assit sur la chaise qui lui était réservée, au centre d&#39;un demi-cercle composé, de gauche à droite, de Sergio, debout près du mur, stoïque ; Sarmont Brujah, le Fléau de Paris (le garant de la sécurité de la ville), supérieur direct de Sergio, assis d&#39;une fesse sur le bord du bureau ; assis derrière le vaste bureau, Sire Ibn-Azul, Prince de Paris ; à côté de lui, debout devant ce même bureau, Sire Vircenko, Primogène Ventrue, délégué du Cercle Intérieur de la Camarilla ; enfin, à l&#39;extrême-droite, debout, essuyant ses lunettes à petits verres ronds, Jérémie Ventrue, Préfet de Paris (le garant du respect des Lois et de la Tradition). <br />
- Nous sommes contents de vous voir, mon infant, dit solennellement le Prince. Encore que nous eussions préféré que cela se produisît dans des circonstances moins dramatiques.<br />
Loren songea que les circonstances étaient en effet assez graves pour que son Sire emploie le subjonctif imparfait... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/clever.gif" alt="Clever" title="Clever" class="smilie smilie_115" /> <br />
- Nous attendons de vous, dit Vircenko, que vous nous fassiez un compte-rendu détaillé des enquêtes que vous avez menées ces derniers mois et de ce que vous avez appris concernant le terroriste Shrek. <br />
Loren ne se fit pas prier et résuma ce qu&#39;il avait appris : l&#39;attaque des Tours, Bernard de Latréaumont, la Birmanie, le Lasombra qui avait attaqué maître Octave, la Main Noire... Les dirigeants parisiens eurent droit à un tableau dramatique des mystères de la nuit. Du reste, Sire Loren ne recherchait pas les effets à tout prix, mais le fait était que ce qu&#39;il avait appris avait de quoi glacer le sang, notamment concernant les pouvoirs employés par Shrek, capables de provoquer folie et illusions. <br />
Chacun leur tour, le Fléau et le Préfet lui posèrent des questions, demandant des précisions sur quelques points de détail. Il s&#39;agissait surtout pour eux de bien prendre conscience de l&#39;ampleur du danger. <br />
- Connaissez-vous un certain Anatole, dit Sarmont, d&#39;une voix lourde. Il se fait aussi appeler Lapin de Garenne... <br />
- Oui, c&#39;est un Nosferatu. J&#39;ai eu plusieurs fois recours à ses services car c&#39;est un excellent informaticien. <br />
Loren s&#39;empressa d&#39;ajouter qu&#39;il était d&#39;une moralité douteuse et qu&#39;il tramait de vilains complots. <br />
- Cet homme est actuellement logé au Louvre, dit Sarmont. <br />
- Au 6e, précisa Jérémie le Préfet, laissant apparaître une cruelle petite canine. <br />
Le 6e sous-sol étant celui des prisons. <br />
- Sire Sergio a commencé à l&#39;interroger, poursuivit le Fléau. Nous pensons qu&#39;il a beaucoup à nous apprendre, n&#39;est-ce pas ? <br />
- Oui, Sire. Il en a des choses dans son sac. Il a une résistance exceptionnelle à nos moyens d&#39;aveu mais nous finirons par le briser. Plus dur sera l&#39;échec pour lui. <br />
- Il serait l&#39;heure de retourner vous occuper de lui <br />
- Bien, Sire. <br />
Sergio s&#39;inclina devant les hauts membres de la Camarilla. Il passa à côté de Loren. <br />
Petite tape sur l&#39;épaule. <br />
- Bonne chance, vieux. On se tient au courant. <br />
<br />
Le Préfet sourit en coin de cette familiarité qui déteignait dans la solennité de cette réunion. <br />
- Bien, Sire Loren, dit-il en posant ses lunettes sur le coin du bureau. J&#39;aimerais que nous reprenions certains points de votre enquête. <br />
En somme, il fit répéter à Loren tout depuis le début. Cette fois, il eut l&#39;air plus convaincu. <br />
- Et concernant ce petit problème de surpopulation ? ajouta t-il en remettant ses petites lunettes.<br />
- Résolu, Sire. Comme si mon action n&#39;avait pas servi, le Sabbat est passé par là. <br />
- Oui, je vois. Et au sujet de cette infraction mineure à la Mascarade, signalée la nuit dernière ?<br />
- Réglée elle aussi. La Bourgmestre Satomé me l&#39;a certifié. <br />
- Mon infant, dit le Prince en se levant, nous allons maintenant vous laisser à vos occupations et nous vous remercions de votre témoignage. <br />
Loren s&#39;inclina devant tous. <br />
- Vous avez bien travaillé, Sire Loren, dit Jérémie. Continuez comme ça. <br />
Le Préfet était tenté de penser que Loren lui rappelait ce qu&#39;il était à ses débuts. <br />
<br />
A suivre... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">VII - Les châtiments de Jérémie</span></span></span><br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, 24 janvier 2006</span><br />
<br />
18h30. Dans le sous-sol de sa tour du quartier chinois, Loren était déjà au travail, expédiant quelques affaires courantes. <br />
- Des nouvelles du Louvre, James ? <br />
- Votre convocation vient de tomber Sire : elle est pour 20h00. <br />
- Bien. Nous irons en avance, pour tâter le terrain dans les salons de l&#39;Elysium. <br />
James s&#39;inclina. <br />
- D&#39;autres nouvelles ? <br />
- Impossible de joindre Sire Puysségur. Le conseil Primogène siège en permanence depuis hier et même pendant la journée. Ils sont à huis-clos au 4e. <br />
Le quatrième désignait familiérement le quatrième sous-sol du Louvre, celui des bureaux politiques. C&#39;était là que le Primogène s&#39;y réunissait pour les affaires les plus importantes ; pour des occasions plus informelles, ils étaient parfois à Versailles ou au musée d&#39;Orsay. <br />
- Dame Satomé vous fait dire qu&#39;elle est en réunion aussi, avec les autres Bourgmestres de Paris. Elle confirme que Béatrice l&#39;Angou est venue lui présenter des excuses hier. <br />
- Oui, l&#39;Angou a un bon contact avec les femmes...<br />
- Enfin, Clémentine Brujah est convoquée aussi ce soir. Elle vous fait dire qu&#39;elle a livré Emmanuel Moncrieff à la police Brujah. Ils n&#39;étaient pas très contents que Moncrieff ne leur ait pas été donné avant. Mademoiselle Clémentine, en tant que maire-adjoint, a invoqué la sécurité du quartier des Tours. <br />
<br />
Les deux Ventrue partirent des Tours à 19h00 et à 19h30, François Loren était accueilli à l&#39;Elysium par la Rose, le chef du protocole du Louvre. Le Ventrue fit une entrée remarqué dans les salons : son nom était sur toutes les lèvres. Lui le jeune qui montait, l&#39;ambitieux Dauphin de Paris, l&#39;un des héros de l&#39;attaque contre le Sabbat, l&#39;ancienne éminence grise de la Régence, l&#39;ennemi des Ventrue légitimiste. Relégué au poste de maire-adjoint des Tours, on attendait de lui un coup de force, pour montrer qu&#39;il valait mieux que ça. <br />
Loren nota que les Lasombra étaient déjà là. Les trois sombres personnages parlaient dans leur coin, avec des airs de fins comploteurs. Ils attiraient une bonne partie des regards. D&#39;abord, par l&#39;aura maléfique qu&#39;ils dégageaient naturellement, personne n&#39;étant sûr qu&#39;ils étaient vraiment ralliés à la Camarilla ; ensuite parce qu&#39;on savait qu&#39;ils avaient affronté leurs ennemis du Sabbat. Et encore aucun courtisan ne soupçonnait vraiment ce qu&#39;avaient à cacher Graziella de Valori, Cosimo Santi et Camille. <br />
Loren vint les saluer, suivi, du coin de l&#39;oeil, par l&#39;assistance. Les murmures montèrent d&#39;un ton. <br />
- Sire Loren, dit Santi, nous avons appris que vous étiez le premier convoqué ce soir. <br />
- Je pense que vous serez après moi, c&#39;est dans l&#39;ordre des choses. <br />
- Oui, dit Graziella, à supposer que les éminences du clan Ventrue respectent la logique... <br />
- C&#39;est évident &#33; sourit Loren. <br />
Il vit qu&#39;il était appelé. L&#39;air soucieux du conquérant que de lourdes tâches attendent, la poitrine bombée, le Ventrue traversa le salon, en faisant mine d&#39;écarter poliment deux personnes qui voulaient lui parler et il passa la lourde porte à battants qu&#39;un huissier referma derrière lui. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Face à l&#39;assemblée solennelle réunie dans le grand salon, Loren s&#39;assit sur la chaise qui lui était réservée, au centre d&#39;un demi-cercle composé, de gauche à droite, de Sergio, debout près du mur, stoïque ; Sarmont Brujah, le Fléau de Paris (le garant de la sécurité de la ville), supérieur direct de Sergio, assis d&#39;une fesse sur le bord du bureau ; assis derrière le vaste bureau, Sire Ibn-Azul, Prince de Paris ; à côté de lui, debout devant ce même bureau, Sire Vircenko, Primogène Ventrue, délégué du Cercle Intérieur de la Camarilla ; enfin, à l&#39;extrême-droite, debout, essuyant ses lunettes à petits verres ronds, Jérémie Ventrue, Préfet de Paris (le garant du respect des Lois et de la Tradition). <br />
- Nous sommes contents de vous voir, mon infant, dit solennellement le Prince. Encore que nous eussions préféré que cela se produisît dans des circonstances moins dramatiques.<br />
Loren songea que les circonstances étaient en effet assez graves pour que son Sire emploie le subjonctif imparfait... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/clever.gif" alt="Clever" title="Clever" class="smilie smilie_115" /> <br />
- Nous attendons de vous, dit Vircenko, que vous nous fassiez un compte-rendu détaillé des enquêtes que vous avez menées ces derniers mois et de ce que vous avez appris concernant le terroriste Shrek. <br />
Loren ne se fit pas prier et résuma ce qu&#39;il avait appris : l&#39;attaque des Tours, Bernard de Latréaumont, la Birmanie, le Lasombra qui avait attaqué maître Octave, la Main Noire... Les dirigeants parisiens eurent droit à un tableau dramatique des mystères de la nuit. Du reste, Sire Loren ne recherchait pas les effets à tout prix, mais le fait était que ce qu&#39;il avait appris avait de quoi glacer le sang, notamment concernant les pouvoirs employés par Shrek, capables de provoquer folie et illusions. <br />
Chacun leur tour, le Fléau et le Préfet lui posèrent des questions, demandant des précisions sur quelques points de détail. Il s&#39;agissait surtout pour eux de bien prendre conscience de l&#39;ampleur du danger. <br />
- Connaissez-vous un certain Anatole, dit Sarmont, d&#39;une voix lourde. Il se fait aussi appeler Lapin de Garenne... <br />
- Oui, c&#39;est un Nosferatu. J&#39;ai eu plusieurs fois recours à ses services car c&#39;est un excellent informaticien. <br />
Loren s&#39;empressa d&#39;ajouter qu&#39;il était d&#39;une moralité douteuse et qu&#39;il tramait de vilains complots. <br />
- Cet homme est actuellement logé au Louvre, dit Sarmont. <br />
- Au 6e, précisa Jérémie le Préfet, laissant apparaître une cruelle petite canine. <br />
Le 6e sous-sol étant celui des prisons. <br />
- Sire Sergio a commencé à l&#39;interroger, poursuivit le Fléau. Nous pensons qu&#39;il a beaucoup à nous apprendre, n&#39;est-ce pas ? <br />
- Oui, Sire. Il en a des choses dans son sac. Il a une résistance exceptionnelle à nos moyens d&#39;aveu mais nous finirons par le briser. Plus dur sera l&#39;échec pour lui. <br />
- Il serait l&#39;heure de retourner vous occuper de lui <br />
- Bien, Sire. <br />
Sergio s&#39;inclina devant les hauts membres de la Camarilla. Il passa à côté de Loren. <br />
Petite tape sur l&#39;épaule. <br />
- Bonne chance, vieux. On se tient au courant. <br />
<br />
Le Préfet sourit en coin de cette familiarité qui déteignait dans la solennité de cette réunion. <br />
- Bien, Sire Loren, dit-il en posant ses lunettes sur le coin du bureau. J&#39;aimerais que nous reprenions certains points de votre enquête. <br />
En somme, il fit répéter à Loren tout depuis le début. Cette fois, il eut l&#39;air plus convaincu. <br />
- Et concernant ce petit problème de surpopulation ? ajouta t-il en remettant ses petites lunettes.<br />
- Résolu, Sire. Comme si mon action n&#39;avait pas servi, le Sabbat est passé par là. <br />
- Oui, je vois. Et au sujet de cette infraction mineure à la Mascarade, signalée la nuit dernière ?<br />
- Réglée elle aussi. La Bourgmestre Satomé me l&#39;a certifié. <br />
- Mon infant, dit le Prince en se levant, nous allons maintenant vous laisser à vos occupations et nous vous remercions de votre témoignage. <br />
Loren s&#39;inclina devant tous. <br />
- Vous avez bien travaillé, Sire Loren, dit Jérémie. Continuez comme ça. <br />
Le Préfet était tenté de penser que Loren lui rappelait ce qu&#39;il était à ses débuts. <br />
<br />
A suivre... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006 - #6 : Kyasids, Kin-Jin &amp; Myanmar]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=378</link>
			<pubDate>Sun, 20 Nov 2005 12:17:32 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=378</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">VI - KYASIDS, KIN-JIN &amp;amp; MYANMAR</span></span></span><br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Kiasyds :</span> lignée des Lasombra, fondée par Marconius dans la nuit des temps, quand lui et deux autres membres du clan prirent contact avec des fées nocturnes et burent de leur sang. Les Kiasyds ("Kyasid" en anglais) manient le pouvoir des ombres, l&#39;Obténébration et celui des fées, la Mythercellerie. La lignée regroupe des érudits solitaires, généralement affiliés au Sabbat.<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Kin-Jin :</span> surnom donné par les Kuei-Jin aux Vampires d&#39;Occident. <br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Myanmar :</span> nom officiel de la Birmanie depuis 1988.<br />
<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, 22 janvier 2006</span><br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
Graziella s&#39;éveilla, comme au lendemain d&#39;une orgie sanglante. Et à vrai dire, c&#39;était mieux qu&#39;une comparaison : c&#39;était exactement ce qui s&#39;était passé. Tout Paris frissonnait encore de l&#39;attaque de la secte diabolique du Sabbat, de ses créatures inhumaines, sorties des cauchemars d&#39;Europe de l&#39;Est et de lignées vouées à tous les démons des Carpates &#33; <br />
L&#39;atmosphère dans le loft de Valori était des plus étranges : on aurait pu se croire au lendemain d&#39;une fête à tout casser, quand l&#39;excitation est encore présente au réveil mais que la fatigue vient accabler ceux qui se sont excités sans compter la veille. DJ Wildblood dirigeait les goules qui déménageaient la sono, ses platines, les projecteurs et les enceintes dernier cri de chez Bang &amp;amp; Olufsen. D&#39;autres goules nettoyaient les lieux, mais ils n&#39;enlevaient pas que des tâches d&#39;alcool : ils enlevaient le sang sur les murs, changeaient la moquette aspergés de matières organiques à moitié décomposées, remettaient du mastic sur les murs où les coups de katana de Graziella avaient frappé et extrayaient les balles des meubles. <br />
Sire Santi, stoïque, contemplait ce remue-ménage. Désastre le Nosferatu portait son matériel informatique dans sa camionnette. Cette agitation banale cachait à moitié que la nuit d&#39;avant s&#39;était terminée par une attaque en règle de Lasombra décidés à perpétrer un massacre parmi les invités du quai de Bercy. <br />
<br />
La première pensée de la maîtresse des lieux fut pour Camille : cette fois, il n&#39;allait pas s&#39;en sortir comme ça, le gentil prétendu Lasombra aux beaux yeux bleus. Il allait passer aux explications &#33; <br />
- Camille est parti avant votre réveil, dit posément Santi. Je lui ai demandé de raccompagner Béatrice l&#39;Angou à son hôtel. Et Mégane a tenu à les accompagner. <br />
Graziella sourit en repensant que c&#39;était d&#39;abord pour la Harpie Toreador qu&#39;elle avait organisé cette soirée.  Et la pauvre n&#39;avait pas pu approcher Camille de la soirée. C&#39;était l&#39;occasion ou jamais. Mais Graziella enrageait de ne pas pouvoir encore mettre la main sur Camille. <br />
Santi lui fit signe de la suivre sur la terrasse. <br />
- Je pense que certains membres du clan Ventrue, parmi les amis de Sire Vircenko, étaient, d&#39;une manière ou d&#39;une autre, au courant que cette attaque aurait lieu. Pierre-Emmanuel de Pompignan et son infant, le général de la Roche-Beaumont, étaient présents dès le début de l&#39;attaque, bien en position. Mais pas la police Brujah. Aussi faut-il en conclure que les Ventrue <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">nous ont délibérement utilisés comme appâts</span> &#33; C&#39;est un prix bien cher à payer pour l&#39;hospitalité qu&#39;ils nous accordent. Et je ne pense pas que François Loren était au courant.<br />
"Nous allons être convoqués au Louvre sous peu pour témoigner. Il faut que vous rencontriez Loren d&#39;ici là. Il ne sera pas mauvais qu&#39;il comprenne que son clan l&#39;a tenu dans l&#39;ignorance. <br />
Graziella s&#39;inclina. Elle allait encore passer son temps avec le Ventrue : dur service que celui du clan des Vrais Lasombra &#33; :?<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Tôt dans la nuit, Loren, mécaniquement, se mettait déjà au travail. Il tremblait encore de la fureur des combats de la veille, mais son sang-bleu lui interdisait de perdre le contrôle de lui-même, bien qu&#39;ils aient décapité proprement la veille trois Tzymisce dans les friches du 12e. Il buvait des poches de sang, pendant que James lui plantait une aiguille dans le bras, pour distribuer son sang à ses goules. Puis le Ventrue rédigeait un mémo-personnel, pour organiser son emploi du temps : <br />
"- Rencontrer Puysségur --&#62; Latréaumont<br />
- Parler à Sergio --&#62; concernant Shrek.<br />
- Rencontrer Kuei-Jin (relations diplomatiques)"<br />
Il n&#39;allait pas manquer d&#39;occupations avant un moment. Il eut rapidement au téléphone Graziella de Valori, qui lui proposait un rendez-vous dans un restaurant de l&#39;île de la Cité. <br />
Peu après, James annonça que Sire Sergio attendait à la porte. Loren sourit et alla accueillir son visiteur : <br />
- Sergio, je voulais justement te parler &#33;<br />
Le Brujah (imper, rangers, charpente immobile, carrure de bûcheron, mine des mauvais jours) était accompagné de son acolyte Terrence (imper, rangers, front néanderthalien, regard obtus, carrure d&#39;haltérophile, mine des mauvais jours). <br />
- Bonne nuit, Sire Loren. Nous désirons vous parler au sujet d&#39;une affaire ayant eu cours nuitamment la nuit passée dans le quartier des Tours, sise au quai de Bercy, chez la ci-devant nommée Graziella de Valori. <br />
<br />
Loren ravala son sourire : il avait affaire à un fonctionnaire de police au travail. <br />
- Bien, entrez, je vous en prie. <br />
Sergio et Terrence s&#39;assirent dans les fauteuils en cuir du Ventrue. Ils y prirent corps, comme s&#39;ils ne devaient faire plus qu&#39;un avec. Solidement calés, ils grognèrent de mécontentement : Sergio sortit un petit carnet et un crayon, tandis que Terrence sortait un cahier (grands carreaux, 96 pages) et un stylo bille, modèle standard agrée par l&#39;intendance du quai des Orfèvres. L&#39;acolyte s&#39;efforçait d&#39;avoir les mêmes mimiques que son patron, de tout bien faire comme lui : c&#39;était le métier qui rentrait et un flic de la police Brujah, envoyé spécialement par le Fléau de Paris, n&#39;était pas censé être la personne la plus agréable du monde. <br />
C&#39;était le grand numéro dit du "mauvais flic, mauvais flic."<br />
<br />
Sergio mena l&#39;interrogatoire, pendant que Terrence notait conscienseument. L&#39;acolyte regrettait seulement de ne pas pouvoir s&#39;asseoir à cheval sur la chaise, pour cuisiner le Ventrue en le tutoyant et en le toisant comme s&#39;il s&#39;adressait à un futur coupable. <br />
- Etiez-vous au courant d&#39;une attaque à venir de la secte du Sabbat ?<br />
- Non pas du tout. J&#39;avais des soupçons quant à un danger pesant sur Paris, mais pas pour la nuit dernière. <br />
Sergio posa ensuite quelques questions d&#39;usage sur les rapports de Loren avec les invités de la soirée, avec la Valori, puis se leva presque d&#39;un coup, comme un ressort qui se détend. En remettant son imper, il remercia Loren officiellement, puis maugréa : <br />
- Moi je te dis, mon vieux, que ton ami Vircenko et d&#39;autres étaient au courant que le Sabbat tramait des saloperies et qu&#39;ils ne nous ont pas mis au courant. A bientôt. <br />
Terrence jeta un regard agréable comme un pontage coronarien à Loren puis les deux Brujah quittèrent le repaire en claquant la porte. <br />
<br />
Sale début de nuit. <br />
- James, tu vas appeler Sire Puysségur, le Primogène Malkavien et m&#39;obtenir un rendez-vous avec lui. <br />
<br />
A suivre... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">VI - KYASIDS, KIN-JIN &amp;amp; MYANMAR</span></span></span><br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Kiasyds :</span> lignée des Lasombra, fondée par Marconius dans la nuit des temps, quand lui et deux autres membres du clan prirent contact avec des fées nocturnes et burent de leur sang. Les Kiasyds ("Kyasid" en anglais) manient le pouvoir des ombres, l&#39;Obténébration et celui des fées, la Mythercellerie. La lignée regroupe des érudits solitaires, généralement affiliés au Sabbat.<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Kin-Jin :</span> surnom donné par les Kuei-Jin aux Vampires d&#39;Occident. <br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Myanmar :</span> nom officiel de la Birmanie depuis 1988.<br />
<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, 22 janvier 2006</span><br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
Graziella s&#39;éveilla, comme au lendemain d&#39;une orgie sanglante. Et à vrai dire, c&#39;était mieux qu&#39;une comparaison : c&#39;était exactement ce qui s&#39;était passé. Tout Paris frissonnait encore de l&#39;attaque de la secte diabolique du Sabbat, de ses créatures inhumaines, sorties des cauchemars d&#39;Europe de l&#39;Est et de lignées vouées à tous les démons des Carpates &#33; <br />
L&#39;atmosphère dans le loft de Valori était des plus étranges : on aurait pu se croire au lendemain d&#39;une fête à tout casser, quand l&#39;excitation est encore présente au réveil mais que la fatigue vient accabler ceux qui se sont excités sans compter la veille. DJ Wildblood dirigeait les goules qui déménageaient la sono, ses platines, les projecteurs et les enceintes dernier cri de chez Bang &amp;amp; Olufsen. D&#39;autres goules nettoyaient les lieux, mais ils n&#39;enlevaient pas que des tâches d&#39;alcool : ils enlevaient le sang sur les murs, changeaient la moquette aspergés de matières organiques à moitié décomposées, remettaient du mastic sur les murs où les coups de katana de Graziella avaient frappé et extrayaient les balles des meubles. <br />
Sire Santi, stoïque, contemplait ce remue-ménage. Désastre le Nosferatu portait son matériel informatique dans sa camionnette. Cette agitation banale cachait à moitié que la nuit d&#39;avant s&#39;était terminée par une attaque en règle de Lasombra décidés à perpétrer un massacre parmi les invités du quai de Bercy. <br />
<br />
La première pensée de la maîtresse des lieux fut pour Camille : cette fois, il n&#39;allait pas s&#39;en sortir comme ça, le gentil prétendu Lasombra aux beaux yeux bleus. Il allait passer aux explications &#33; <br />
- Camille est parti avant votre réveil, dit posément Santi. Je lui ai demandé de raccompagner Béatrice l&#39;Angou à son hôtel. Et Mégane a tenu à les accompagner. <br />
Graziella sourit en repensant que c&#39;était d&#39;abord pour la Harpie Toreador qu&#39;elle avait organisé cette soirée.  Et la pauvre n&#39;avait pas pu approcher Camille de la soirée. C&#39;était l&#39;occasion ou jamais. Mais Graziella enrageait de ne pas pouvoir encore mettre la main sur Camille. <br />
Santi lui fit signe de la suivre sur la terrasse. <br />
- Je pense que certains membres du clan Ventrue, parmi les amis de Sire Vircenko, étaient, d&#39;une manière ou d&#39;une autre, au courant que cette attaque aurait lieu. Pierre-Emmanuel de Pompignan et son infant, le général de la Roche-Beaumont, étaient présents dès le début de l&#39;attaque, bien en position. Mais pas la police Brujah. Aussi faut-il en conclure que les Ventrue <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">nous ont délibérement utilisés comme appâts</span> &#33; C&#39;est un prix bien cher à payer pour l&#39;hospitalité qu&#39;ils nous accordent. Et je ne pense pas que François Loren était au courant.<br />
"Nous allons être convoqués au Louvre sous peu pour témoigner. Il faut que vous rencontriez Loren d&#39;ici là. Il ne sera pas mauvais qu&#39;il comprenne que son clan l&#39;a tenu dans l&#39;ignorance. <br />
Graziella s&#39;inclina. Elle allait encore passer son temps avec le Ventrue : dur service que celui du clan des Vrais Lasombra &#33; :?<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Tôt dans la nuit, Loren, mécaniquement, se mettait déjà au travail. Il tremblait encore de la fureur des combats de la veille, mais son sang-bleu lui interdisait de perdre le contrôle de lui-même, bien qu&#39;ils aient décapité proprement la veille trois Tzymisce dans les friches du 12e. Il buvait des poches de sang, pendant que James lui plantait une aiguille dans le bras, pour distribuer son sang à ses goules. Puis le Ventrue rédigeait un mémo-personnel, pour organiser son emploi du temps : <br />
"- Rencontrer Puysségur --&#62; Latréaumont<br />
- Parler à Sergio --&#62; concernant Shrek.<br />
- Rencontrer Kuei-Jin (relations diplomatiques)"<br />
Il n&#39;allait pas manquer d&#39;occupations avant un moment. Il eut rapidement au téléphone Graziella de Valori, qui lui proposait un rendez-vous dans un restaurant de l&#39;île de la Cité. <br />
Peu après, James annonça que Sire Sergio attendait à la porte. Loren sourit et alla accueillir son visiteur : <br />
- Sergio, je voulais justement te parler &#33;<br />
Le Brujah (imper, rangers, charpente immobile, carrure de bûcheron, mine des mauvais jours) était accompagné de son acolyte Terrence (imper, rangers, front néanderthalien, regard obtus, carrure d&#39;haltérophile, mine des mauvais jours). <br />
- Bonne nuit, Sire Loren. Nous désirons vous parler au sujet d&#39;une affaire ayant eu cours nuitamment la nuit passée dans le quartier des Tours, sise au quai de Bercy, chez la ci-devant nommée Graziella de Valori. <br />
<br />
Loren ravala son sourire : il avait affaire à un fonctionnaire de police au travail. <br />
- Bien, entrez, je vous en prie. <br />
Sergio et Terrence s&#39;assirent dans les fauteuils en cuir du Ventrue. Ils y prirent corps, comme s&#39;ils ne devaient faire plus qu&#39;un avec. Solidement calés, ils grognèrent de mécontentement : Sergio sortit un petit carnet et un crayon, tandis que Terrence sortait un cahier (grands carreaux, 96 pages) et un stylo bille, modèle standard agrée par l&#39;intendance du quai des Orfèvres. L&#39;acolyte s&#39;efforçait d&#39;avoir les mêmes mimiques que son patron, de tout bien faire comme lui : c&#39;était le métier qui rentrait et un flic de la police Brujah, envoyé spécialement par le Fléau de Paris, n&#39;était pas censé être la personne la plus agréable du monde. <br />
C&#39;était le grand numéro dit du "mauvais flic, mauvais flic."<br />
<br />
Sergio mena l&#39;interrogatoire, pendant que Terrence notait conscienseument. L&#39;acolyte regrettait seulement de ne pas pouvoir s&#39;asseoir à cheval sur la chaise, pour cuisiner le Ventrue en le tutoyant et en le toisant comme s&#39;il s&#39;adressait à un futur coupable. <br />
- Etiez-vous au courant d&#39;une attaque à venir de la secte du Sabbat ?<br />
- Non pas du tout. J&#39;avais des soupçons quant à un danger pesant sur Paris, mais pas pour la nuit dernière. <br />
Sergio posa ensuite quelques questions d&#39;usage sur les rapports de Loren avec les invités de la soirée, avec la Valori, puis se leva presque d&#39;un coup, comme un ressort qui se détend. En remettant son imper, il remercia Loren officiellement, puis maugréa : <br />
- Moi je te dis, mon vieux, que ton ami Vircenko et d&#39;autres étaient au courant que le Sabbat tramait des saloperies et qu&#39;ils ne nous ont pas mis au courant. A bientôt. <br />
Terrence jeta un regard agréable comme un pontage coronarien à Loren puis les deux Brujah quittèrent le repaire en claquant la porte. <br />
<br />
Sale début de nuit. <br />
- James, tu vas appeler Sire Puysségur, le Primogène Malkavien et m&#39;obtenir un rendez-vous avec lui. <br />
<br />
A suivre... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006 - #5 : Tricks &amp; Traps]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=396</link>
			<pubDate>Mon, 15 Aug 2005 16:29:27 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=396</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Résumé : Maître Octave, notaire à Lyon homme de confiance de Roméo de Montaigu, est pieuté dans le train qui l&#39;amenait à Lyon, chez Cosimo Santi. L&#39;agresseur est identifié comme étant un Lasombra. Traqué dans Paris, il parvient pourtant à échapper à Loren, Graziella et la Brujah Clémentine. Grâce à des recherches à la BNF et une entrevue avec le Duc, principal dignitaire Ravnos de Paris, Loren apprend que le terroriste Shrek pourrait être un Malkavien Antitribu appelé Bernard de Latréaumont. <br />
Le lendemain, Graziella, à la demande de Mégane, promet à celle-ci de lui faire rencontrer Camille. Pour cela, elle organise une soirée chez elle, quai de Bercy, malgré la menace de Shrek et du Sabbat sur les Tours... <br />
</span><br />
<br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">V - TRICKS &amp;amp; TRAPS</span></span></span><br />
<br />
<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, 21 janvier 2006</span><br />
<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">17h30</span><br />
Le soleil se couche sur la capitale. Camille, qui dormait chez Graziella, se réveille en même temps qu’elle, dans le loft du quai de Bercy. C’est ce soir que se tient la réception organisée par mademoiselle de Valori et la liste des invités promet une soirée tout à fait originale et intéressante. <br />
Graziella ne sait pas encore qu’elle sera à tous points de vue inoubliable. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">18h00</span><br />
François Loren se réveille dans son repaire près de la rue de Tolbiac et boit la coupe de sang amenée sur un plateau d’argent par son infant James. Il reçoit un appel d’Elisabeth d’Orval, l’ancienne Primogène Tremere, qui dit avoir été invitée et s’inquiète de savoir si Loren sera de la partie. Le Ventrue confirme sa présence et se dit content de revoir dame d’Orval, qui, en tant que chef des Gargouilles de Paris, pourra lui fournir des renseignements sur la fusillade du 128, rue de Tolbiac. Interloquée, d’Orval apprend que le Duc sera de la partie, que Loren et de Valori l’ont rencontré la veille. La Tremere n’en croit pas ses oreilles que le Ravnos vienne à une soirée, alors qu’il snobe tout le monde depuis des décennies. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">18h30</span><br />
Deuxième appel, cette fois de George Leblond, l’homme d’affaires de la famille des Parvenus. Leblond a réussi à convaincre Graziella de Valori de l’accepter parmi les invités, en lui faisant miroiter des affaires immobilières importantes. Loren congédie poliment mais fermement l’importun, qui se rendra de son côté à la soirée. Pas question pour Loren de prêter de son prestige à ce petit affairiste &#33;<br />
Pris d’une idée, Loren ordonne à une goule de se rendre avec son jet à Lyon, pour enquêter au domicile de Sire Octave, le notaire sauvagement pieuté dans le train la veille, hébergé chez Cosimo Santi. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">18h28</span><br />
Graziella raccroche le téléphone, agacée d’avoir accepté ce Leblond à sa soirée. Camille refait son nœud de cravate aidé par une goule. Graziella soupire qu’elle s’attend bien à ce que des pique-assiettes viennent s’incruster dans sa soirée. Camille sourit et dit que le clan des Vrais Lasombra parisiens doit profiter de cette soirée pour briller et se faire mieux connaître. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">18h30</span><br />
On sonne chez Graziella. C’est Désastre le Nosferatu. Il salue gaiement, comme à son habitude et dit qu’il a encore des installations de sécurité à terminer. Graziella pensait qu’il en avait fini, mais le Nosferatu insiste pour rester ce soir, dans son coin informatique. Il promet de ne déranger personne et de surveiller la soirée, « avec ce monstre qui rôde dans le quartier ». D’abord réticente, Graziella finit par accepter sa présence, somme toute plutôt joviale. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">19h00</span><br />
On sonne chez Graziella. C’est Sire Santi qui arrive, alors que la soirée ne commence pas avant 22h. Etonnée, Graziella l’accueille respectueusement. Santi, quoiqu’élégant, n’est pas encore en tenue de soirée. Il est énervé mais ne s’en explique pas. Il s’isole sur la terrasse pour téléphoner, pendant que Camille et Graziella continuent de se préparer. <br />
Les goules et les servantes installent le loft. Graziella entend Santi échanger des propos dures et aigres contre son interlocuteur. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">19h30</span><br />
Quai de Bercy toujours, appel du fameux Jean-Michel, la grande folle extravertie qui sert de goule au Sénéchal. Dégoûtée de parler à ce personnage, Graziella fait preuve de contenance, pour être agréable à Lucinius ; elle apprend que ce dernier a invité à la soirée une personnalité importante, la Bourgmestre de la Cour (les quatre premiers arrondissements de Paris). Ce poste de prestige est occupé par une toute jeune Toreador, nommée à ce poste grâce à un caprice de François Villon. Elle se nomme Lucille André, mais est plus connue sous le nom de DJ Wildblood, reine des nuits des Champs-Elysées. Le Sénéchal compte ainsi mettre de l’ambiance à la soirée et mettre Graziella en contact avec un personnage essentiel des intrigues de l’Elysium. Elle le retient, le Sénéchal, de lui faire un coup pareil ; affolée, sa servante lui apprend qu’elle a demandé la venue d’un quatuor à cordes pour jouer de la musique de chambre ; craignant une incompatibilité entre Bach et la table de mixage de DJ Wildblood, Graziella dit de faire installer les cordes dans le petit salon et de réserver la salle de réception à l’ambiance endiablée de la Bourgmestre DJ. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">19h45</span><br />
La goule partie à Lyon fait son rapport à Loren : la visite au domicile de maître Octave indique un départ précipité. La police camariste lyonnaise n’était pas au courant et le notaire semble n’avoir prévenu personne. L’enquête sur les derniers appels passés par la victime donne comme piste une certaine Béatrice l’Angou, résident à Strasbourg, avec qui Octave s’est entretenu plusieurs fois dans les derniers mois, et très récemment avant son départ par le train. <br />
Loren ordonne à la goule de remonter dans l’avion et de filer à Strasbourg se renseigner sur cette l’Angou. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">19h50</span><br />
On sonne chez Graziella. La servante, toujours aussi affolée, prévient sa maîtresse qu’un camion, oui un camion &#33;, vient de garer devant l’entrée du loft. C’est l’équipe de DJ Wildblood qui arrive avec les platines, les projecteurs, les enceintes, tout le toutim pour mettre le feu (musicalement parlant, uniquement) à la soirée. Pendant que les techniciens s’installent, la servante fait discrêtement passer le quatuor à cordes dans la pièce du fond. <br />
Elle le retient vraiment, le Lucinius, de lui faire un coup pareil &#33; <br />
Des musicos demandent poliment s’ils peuvent décrocher quelques tableaux du mur, de peur de les abîmer. Graziella doit faire emmener à la cave ses esquisses de maîtres florentins. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">20h00</span><br />
Santi, qui se fait habiller par ses goules, reçoit un appel de son serviteur resté au manoir. Il raccroche et apprend à Graziella et Camille que Sire Octavio a eu un moment de lucidité : il a prononcé seulement trois mots distincts : « Alsace, Shrek, Moncrieff ». <br />
Pour les Vrais Lasombra, l’Alsace est le repère du Sabbat d’Alfredo ; Shrek est bien connu et c’est de lui dont parlait Santi au téléphone sur la terrasse ; quant à « Moncrieff », nul ne sait de quoi il s’agit. <br />
Graziella entre dans le réduit occupé par Désastre et lui demande de faire une recherche sur ce nom. Peut-être s’agit-il d’une localité en Alsace. Le Nosferatu, qui jouait à un jeu en ligne de simulation de batailles spatiales, se met au travail. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">20h30</span><br />
François Loren expédie quelques affaires courantes et commence à se préparer. Appel de la goule, qui, depuis l’avion, a ordonné à un contact de prendre des renseignements sur l’Angou à Strasbourg. Celle-ci est une personnalité de la ville, appartenant au clan des Lasombra Antitribu. Strasbourg a constitué pendant des siècles une enclave de la Camarilla, alors que l’Est de la France est grandement sous l’influence du Sabbat. La goule dit qu’elle rappellera dès qu’elle en saura plus. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">21h00</span><br />
Désastre, avec son beau sourire tordu, annonce qu’il pense avoir trouvé ce que cachait Moncrieff : il ne s’agit pas d’un village en Alsace ou ailleurs, mais d’un membre du clan Malkavien, habitant Paris. Graziella le remercie et commence à se demander comment elle va pouvoir localiser ce Moncrieff. Elle demande à Désastre de chercher son adresse. <br />
-	Emmanuel Moncrieff réside dans la tour Montparnasse, au 23e étage. <br />
Le Nosferatu ne peut s’empêcher d’afficher une fierté presque juvénile. <br />
Aux anges, Graziella lui fait remarquer combien il est précieux. <br />
-	Impossible que j’aille le chercher pourtant, fait remarquer Graziella. Je dois être là pour accueillir mes invités. <br />
-	Dans ce cas, dit Santi en attachant un de ses boutons de manchette, c’est Camille qui se rendra à Montparnasse pour en apprendre plus sur ce Moncrieff. <br />
Camille acquiesce ; il finit de se préparer en vitesse et part en direction de la tour. Il se promet d’être de retour pour 23h environ, quand la soirée aura à peine commencé. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">21h30</span><br />
Camille arrive au pied de la tour Montparnasse. <br />
<br />
Arrivée à Strasbourg, la goule de Loren rappelle ce dernier. Elle a quelques informations à lui fournir : Béatrice a eu une correspondance épistolaire avec Octave, qui concernait les activités du Sabbat en Alsace ainsi que la menace d’un certain Latréaumont, venu de Birmanie. Loren, déjà au courant de l’origine de ce Malkavien anti-tribu, commence à faire des recoupements dans sa tête. Avant d’aller chez Graziella, il ordonne à James de le conduire à la BNF, où il va continuer ses recherches, quitte à arriver quai de Bercy vers 1h du matin. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h00</span><br />
DJ Wildblood fait son entrée chez Graziella, suivie de plusieurs goules, des fêtards des soirées de la capitales, cheveux fluos, vêtements clinquants, allures de jeunes cosmopolites à la mode. La population des boîtes de nuit rencontre la vieille aristocratie italienne en la personne de Graziella de Valori, distante et polie. Elle accueille la Bourgmestre envoyée par le Sénéchal, échange avec elle quelques paroles de présentation, avant que la DJ ne commence à sortir ses vieux vinyles et à finir d’installer toute sa discothèque.  <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h05</span><br />
Loren arrive à la BNF avec James, en s’assurant au passage que Leblond ira bien quai de Bercy par ses propres moyens. <br />
Quai de Bercy, Cosimo Santi, rappelé par sa goule, s’apprête à repartir, pour surveiller son repaire : on l’a prévenu qu’une créature rôdait peut-être à proximité. Il va aller vérifier et recommande à Graziella de l’appeler dès qu’elle a des nouvelles de Camille. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h30</span><br />
Loren ne parvient pas à trouver de relations probantes entre Béatrice l’Angou, maître Octave et Bernard de Latréaumont. Il semble que, d’une manière ou d’une autre, l’Angou ait été au courant du danger représenté par Latréaumont, mais qu’en est-il vraiment ? Est-elle au contraire de mèche avec lui ?<br />
Loren appelle le Lapin de Garenne et lui demande de se renseigner sur tous ces personnages. Le Lapin dit qu’il fera ça au tarif habituel. Il se tient tranquille depuis quelques temps, car il sait que la police Brujah n’attend qu’une faute de sa part pour le coincer. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h45</span><br />
George Leblond arrive chez Graziella, peu après Patrice Vernon, le chroniqueur Toreador qui appartenait au même réseau que Vaneighem et Manu le Malkav. Graziella méprise le Ventrue, petit-bourgeois de province, monté dans la capitale pour ses affaires et qui se retrouve dans une soirée de la haute société. Elle présente Leblond à Vernon, élégant et snob écrivain qui se croit très talentueux, et se sent soulagée d’être débarrassé du Ventrue. <br />
Elle s’inquiète de n’avoir toujours pas de nouvelle de Camille, parti depuis plus d’une heure. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h40</span><br />
Sergio appelle Loren, qui poursuit ses recherches à la BNF. Le Brujah s’ennuie toujours à faire la nounou pour les seigneurs du centre-ville. Même leur Bourgmestre est partie s’amuser dans les Tours. A propos de cette soirée, Sergio s’enquiert de la sécurité des lieux ; Loren suggère qu’il ne serait pas contre la présence de quelques goules aux alentours ; Sergio dit qu’il va envoyer Bud en planque près de la Seine. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">23h00</span><br />
Plusieurs invités se présentent à la porte de la signora de Valori : Bartok, chercheur Tremere, accompagné de son supérieur Merlin, que Graziella connaît depuis l’époque de la Régence.<br />
Peu après, se sont la Bourgmestre Satomé qui arrive, accompagnée de Clémentine. Satomé salue son homologue de la Cour, DJ Wildblood qui envoie plusieurs tubes increvables des années 80 pour faire monter l’ambiance. Plusieurs goules dansent, s’éclatent comme des jeunes et consomment des substances illicites. <br />
La servante de Graziella appelle pour dire que dame Yvonne a appelé et ne pourra pas venir. Clémentine se mêle aux teufeurs déchaînés et danse frénétiquement sur de la musique techno impitoyable.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">23h20</span><br />
Le Sénéchal Aladax Lucinius arrive. Graziella le salue et le remercie de lui avoir envoyé la si délicieuse DJ Wildblood. Elle se promet secrètement de lui mettre une rouste à l’escrime la prochaine fois. Elle remercie Lucinius de leur avoir obtenu l’entrevue avec le Duc, à elle et Loren, et fait un rapide résumé des propos échangés ce soir-là. <br />
Lucinius lui dit qu’il a entendu qu’un certain Sire Octave de Lyon était arrivé à Paris, qu’il logeait chez Cosimo Santi, mais qu’il avait omis pour le moment de se présenter au Prince ; or, ne pas venir dès le premier soir est inhabituel, surtout pour un Ventrue vis-à-vis d’un Prince Ventrue. Graziella explique ce qui s’est produit à la gare de Lyon. Lucinius lui conseille fermement d’avertir la police Brujah du monstre qui rôde dans les Tours. Graziella promet de le faire dès le lendemain. <br />
La Lasombra n’hésite pas à mettre le Sénéchal au courant de toute la situation. Lucinius appelle au Louvre pour qu’on le renseigne sur Moncrieff. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">0h00</span><br />
Loren poursuit ses recherches à la BNF et perce certains secrets très dangereux concernant Latréaumont... <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">23h30</span><br />
Santi rappelle Graziella : pas de nouvelles de Camille depuis deux heures. Il est plus que temps de s’inquiéter du quart des effectifs du clan &#33; Embarrassée, Graziella comprend qu’elle va devoir quitter sa soirée. Elle espère revenir bientôt. Au cas où il y aurait du grabuge, Valori fait mettre dans sa voiture son beau katana emballé dans un papier de riz tenu par des cordelettes en soie. Au passage, elle demande à Clémentine de lui rendre un petit service en venant avec elle, pour aller chercher Camille. Clémentine, excitée qu’elle est en flairant le danger, accepte aussitôt ; elle suit Graziella à sa voiture, en armant son pistolet et en vissant le silencieux. Les deux femmes partent, conduites par Eric, le chauffeur de taxi sans peur (pas sans reproche) transformé en goule par Lucinius, le soir du rodéo du pont de l’Alma. <br />
Au passage, Graziella a croisé Mégane, qui venait d’arriver, et qui est bien chagrinée que Camille ne soit pas là : c’est tout de même pour les faire se rencontrer que cette soirée, au départ, a été organisée &#33; De Valori promet de ramener Camille très bientôt. <br />
La soirée ne fait que commencer et ses participants sont loin de savoir ce qui les attend jusqu’au prochain lever de soleil &#33; <br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">A suivre...</span> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Résumé : Maître Octave, notaire à Lyon homme de confiance de Roméo de Montaigu, est pieuté dans le train qui l&#39;amenait à Lyon, chez Cosimo Santi. L&#39;agresseur est identifié comme étant un Lasombra. Traqué dans Paris, il parvient pourtant à échapper à Loren, Graziella et la Brujah Clémentine. Grâce à des recherches à la BNF et une entrevue avec le Duc, principal dignitaire Ravnos de Paris, Loren apprend que le terroriste Shrek pourrait être un Malkavien Antitribu appelé Bernard de Latréaumont. <br />
Le lendemain, Graziella, à la demande de Mégane, promet à celle-ci de lui faire rencontrer Camille. Pour cela, elle organise une soirée chez elle, quai de Bercy, malgré la menace de Shrek et du Sabbat sur les Tours... <br />
</span><br />
<br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">V - TRICKS &amp;amp; TRAPS</span></span></span><br />
<br />
<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, 21 janvier 2006</span><br />
<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">17h30</span><br />
Le soleil se couche sur la capitale. Camille, qui dormait chez Graziella, se réveille en même temps qu’elle, dans le loft du quai de Bercy. C’est ce soir que se tient la réception organisée par mademoiselle de Valori et la liste des invités promet une soirée tout à fait originale et intéressante. <br />
Graziella ne sait pas encore qu’elle sera à tous points de vue inoubliable. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">18h00</span><br />
François Loren se réveille dans son repaire près de la rue de Tolbiac et boit la coupe de sang amenée sur un plateau d’argent par son infant James. Il reçoit un appel d’Elisabeth d’Orval, l’ancienne Primogène Tremere, qui dit avoir été invitée et s’inquiète de savoir si Loren sera de la partie. Le Ventrue confirme sa présence et se dit content de revoir dame d’Orval, qui, en tant que chef des Gargouilles de Paris, pourra lui fournir des renseignements sur la fusillade du 128, rue de Tolbiac. Interloquée, d’Orval apprend que le Duc sera de la partie, que Loren et de Valori l’ont rencontré la veille. La Tremere n’en croit pas ses oreilles que le Ravnos vienne à une soirée, alors qu’il snobe tout le monde depuis des décennies. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">18h30</span><br />
Deuxième appel, cette fois de George Leblond, l’homme d’affaires de la famille des Parvenus. Leblond a réussi à convaincre Graziella de Valori de l’accepter parmi les invités, en lui faisant miroiter des affaires immobilières importantes. Loren congédie poliment mais fermement l’importun, qui se rendra de son côté à la soirée. Pas question pour Loren de prêter de son prestige à ce petit affairiste &#33;<br />
Pris d’une idée, Loren ordonne à une goule de se rendre avec son jet à Lyon, pour enquêter au domicile de Sire Octave, le notaire sauvagement pieuté dans le train la veille, hébergé chez Cosimo Santi. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">18h28</span><br />
Graziella raccroche le téléphone, agacée d’avoir accepté ce Leblond à sa soirée. Camille refait son nœud de cravate aidé par une goule. Graziella soupire qu’elle s’attend bien à ce que des pique-assiettes viennent s’incruster dans sa soirée. Camille sourit et dit que le clan des Vrais Lasombra parisiens doit profiter de cette soirée pour briller et se faire mieux connaître. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">18h30</span><br />
On sonne chez Graziella. C’est Désastre le Nosferatu. Il salue gaiement, comme à son habitude et dit qu’il a encore des installations de sécurité à terminer. Graziella pensait qu’il en avait fini, mais le Nosferatu insiste pour rester ce soir, dans son coin informatique. Il promet de ne déranger personne et de surveiller la soirée, « avec ce monstre qui rôde dans le quartier ». D’abord réticente, Graziella finit par accepter sa présence, somme toute plutôt joviale. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">19h00</span><br />
On sonne chez Graziella. C’est Sire Santi qui arrive, alors que la soirée ne commence pas avant 22h. Etonnée, Graziella l’accueille respectueusement. Santi, quoiqu’élégant, n’est pas encore en tenue de soirée. Il est énervé mais ne s’en explique pas. Il s’isole sur la terrasse pour téléphoner, pendant que Camille et Graziella continuent de se préparer. <br />
Les goules et les servantes installent le loft. Graziella entend Santi échanger des propos dures et aigres contre son interlocuteur. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">19h30</span><br />
Quai de Bercy toujours, appel du fameux Jean-Michel, la grande folle extravertie qui sert de goule au Sénéchal. Dégoûtée de parler à ce personnage, Graziella fait preuve de contenance, pour être agréable à Lucinius ; elle apprend que ce dernier a invité à la soirée une personnalité importante, la Bourgmestre de la Cour (les quatre premiers arrondissements de Paris). Ce poste de prestige est occupé par une toute jeune Toreador, nommée à ce poste grâce à un caprice de François Villon. Elle se nomme Lucille André, mais est plus connue sous le nom de DJ Wildblood, reine des nuits des Champs-Elysées. Le Sénéchal compte ainsi mettre de l’ambiance à la soirée et mettre Graziella en contact avec un personnage essentiel des intrigues de l’Elysium. Elle le retient, le Sénéchal, de lui faire un coup pareil ; affolée, sa servante lui apprend qu’elle a demandé la venue d’un quatuor à cordes pour jouer de la musique de chambre ; craignant une incompatibilité entre Bach et la table de mixage de DJ Wildblood, Graziella dit de faire installer les cordes dans le petit salon et de réserver la salle de réception à l’ambiance endiablée de la Bourgmestre DJ. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">19h45</span><br />
La goule partie à Lyon fait son rapport à Loren : la visite au domicile de maître Octave indique un départ précipité. La police camariste lyonnaise n’était pas au courant et le notaire semble n’avoir prévenu personne. L’enquête sur les derniers appels passés par la victime donne comme piste une certaine Béatrice l’Angou, résident à Strasbourg, avec qui Octave s’est entretenu plusieurs fois dans les derniers mois, et très récemment avant son départ par le train. <br />
Loren ordonne à la goule de remonter dans l’avion et de filer à Strasbourg se renseigner sur cette l’Angou. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">19h50</span><br />
On sonne chez Graziella. La servante, toujours aussi affolée, prévient sa maîtresse qu’un camion, oui un camion &#33;, vient de garer devant l’entrée du loft. C’est l’équipe de DJ Wildblood qui arrive avec les platines, les projecteurs, les enceintes, tout le toutim pour mettre le feu (musicalement parlant, uniquement) à la soirée. Pendant que les techniciens s’installent, la servante fait discrêtement passer le quatuor à cordes dans la pièce du fond. <br />
Elle le retient vraiment, le Lucinius, de lui faire un coup pareil &#33; <br />
Des musicos demandent poliment s’ils peuvent décrocher quelques tableaux du mur, de peur de les abîmer. Graziella doit faire emmener à la cave ses esquisses de maîtres florentins. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">20h00</span><br />
Santi, qui se fait habiller par ses goules, reçoit un appel de son serviteur resté au manoir. Il raccroche et apprend à Graziella et Camille que Sire Octavio a eu un moment de lucidité : il a prononcé seulement trois mots distincts : « Alsace, Shrek, Moncrieff ». <br />
Pour les Vrais Lasombra, l’Alsace est le repère du Sabbat d’Alfredo ; Shrek est bien connu et c’est de lui dont parlait Santi au téléphone sur la terrasse ; quant à « Moncrieff », nul ne sait de quoi il s’agit. <br />
Graziella entre dans le réduit occupé par Désastre et lui demande de faire une recherche sur ce nom. Peut-être s’agit-il d’une localité en Alsace. Le Nosferatu, qui jouait à un jeu en ligne de simulation de batailles spatiales, se met au travail. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">20h30</span><br />
François Loren expédie quelques affaires courantes et commence à se préparer. Appel de la goule, qui, depuis l’avion, a ordonné à un contact de prendre des renseignements sur l’Angou à Strasbourg. Celle-ci est une personnalité de la ville, appartenant au clan des Lasombra Antitribu. Strasbourg a constitué pendant des siècles une enclave de la Camarilla, alors que l’Est de la France est grandement sous l’influence du Sabbat. La goule dit qu’elle rappellera dès qu’elle en saura plus. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">21h00</span><br />
Désastre, avec son beau sourire tordu, annonce qu’il pense avoir trouvé ce que cachait Moncrieff : il ne s’agit pas d’un village en Alsace ou ailleurs, mais d’un membre du clan Malkavien, habitant Paris. Graziella le remercie et commence à se demander comment elle va pouvoir localiser ce Moncrieff. Elle demande à Désastre de chercher son adresse. <br />
-	Emmanuel Moncrieff réside dans la tour Montparnasse, au 23e étage. <br />
Le Nosferatu ne peut s’empêcher d’afficher une fierté presque juvénile. <br />
Aux anges, Graziella lui fait remarquer combien il est précieux. <br />
-	Impossible que j’aille le chercher pourtant, fait remarquer Graziella. Je dois être là pour accueillir mes invités. <br />
-	Dans ce cas, dit Santi en attachant un de ses boutons de manchette, c’est Camille qui se rendra à Montparnasse pour en apprendre plus sur ce Moncrieff. <br />
Camille acquiesce ; il finit de se préparer en vitesse et part en direction de la tour. Il se promet d’être de retour pour 23h environ, quand la soirée aura à peine commencé. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">21h30</span><br />
Camille arrive au pied de la tour Montparnasse. <br />
<br />
Arrivée à Strasbourg, la goule de Loren rappelle ce dernier. Elle a quelques informations à lui fournir : Béatrice a eu une correspondance épistolaire avec Octave, qui concernait les activités du Sabbat en Alsace ainsi que la menace d’un certain Latréaumont, venu de Birmanie. Loren, déjà au courant de l’origine de ce Malkavien anti-tribu, commence à faire des recoupements dans sa tête. Avant d’aller chez Graziella, il ordonne à James de le conduire à la BNF, où il va continuer ses recherches, quitte à arriver quai de Bercy vers 1h du matin. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h00</span><br />
DJ Wildblood fait son entrée chez Graziella, suivie de plusieurs goules, des fêtards des soirées de la capitales, cheveux fluos, vêtements clinquants, allures de jeunes cosmopolites à la mode. La population des boîtes de nuit rencontre la vieille aristocratie italienne en la personne de Graziella de Valori, distante et polie. Elle accueille la Bourgmestre envoyée par le Sénéchal, échange avec elle quelques paroles de présentation, avant que la DJ ne commence à sortir ses vieux vinyles et à finir d’installer toute sa discothèque.  <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h05</span><br />
Loren arrive à la BNF avec James, en s’assurant au passage que Leblond ira bien quai de Bercy par ses propres moyens. <br />
Quai de Bercy, Cosimo Santi, rappelé par sa goule, s’apprête à repartir, pour surveiller son repaire : on l’a prévenu qu’une créature rôdait peut-être à proximité. Il va aller vérifier et recommande à Graziella de l’appeler dès qu’elle a des nouvelles de Camille. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h30</span><br />
Loren ne parvient pas à trouver de relations probantes entre Béatrice l’Angou, maître Octave et Bernard de Latréaumont. Il semble que, d’une manière ou d’une autre, l’Angou ait été au courant du danger représenté par Latréaumont, mais qu’en est-il vraiment ? Est-elle au contraire de mèche avec lui ?<br />
Loren appelle le Lapin de Garenne et lui demande de se renseigner sur tous ces personnages. Le Lapin dit qu’il fera ça au tarif habituel. Il se tient tranquille depuis quelques temps, car il sait que la police Brujah n’attend qu’une faute de sa part pour le coincer. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h45</span><br />
George Leblond arrive chez Graziella, peu après Patrice Vernon, le chroniqueur Toreador qui appartenait au même réseau que Vaneighem et Manu le Malkav. Graziella méprise le Ventrue, petit-bourgeois de province, monté dans la capitale pour ses affaires et qui se retrouve dans une soirée de la haute société. Elle présente Leblond à Vernon, élégant et snob écrivain qui se croit très talentueux, et se sent soulagée d’être débarrassé du Ventrue. <br />
Elle s’inquiète de n’avoir toujours pas de nouvelle de Camille, parti depuis plus d’une heure. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">22h40</span><br />
Sergio appelle Loren, qui poursuit ses recherches à la BNF. Le Brujah s’ennuie toujours à faire la nounou pour les seigneurs du centre-ville. Même leur Bourgmestre est partie s’amuser dans les Tours. A propos de cette soirée, Sergio s’enquiert de la sécurité des lieux ; Loren suggère qu’il ne serait pas contre la présence de quelques goules aux alentours ; Sergio dit qu’il va envoyer Bud en planque près de la Seine. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">23h00</span><br />
Plusieurs invités se présentent à la porte de la signora de Valori : Bartok, chercheur Tremere, accompagné de son supérieur Merlin, que Graziella connaît depuis l’époque de la Régence.<br />
Peu après, se sont la Bourgmestre Satomé qui arrive, accompagnée de Clémentine. Satomé salue son homologue de la Cour, DJ Wildblood qui envoie plusieurs tubes increvables des années 80 pour faire monter l’ambiance. Plusieurs goules dansent, s’éclatent comme des jeunes et consomment des substances illicites. <br />
La servante de Graziella appelle pour dire que dame Yvonne a appelé et ne pourra pas venir. Clémentine se mêle aux teufeurs déchaînés et danse frénétiquement sur de la musique techno impitoyable.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">23h20</span><br />
Le Sénéchal Aladax Lucinius arrive. Graziella le salue et le remercie de lui avoir envoyé la si délicieuse DJ Wildblood. Elle se promet secrètement de lui mettre une rouste à l’escrime la prochaine fois. Elle remercie Lucinius de leur avoir obtenu l’entrevue avec le Duc, à elle et Loren, et fait un rapide résumé des propos échangés ce soir-là. <br />
Lucinius lui dit qu’il a entendu qu’un certain Sire Octave de Lyon était arrivé à Paris, qu’il logeait chez Cosimo Santi, mais qu’il avait omis pour le moment de se présenter au Prince ; or, ne pas venir dès le premier soir est inhabituel, surtout pour un Ventrue vis-à-vis d’un Prince Ventrue. Graziella explique ce qui s’est produit à la gare de Lyon. Lucinius lui conseille fermement d’avertir la police Brujah du monstre qui rôde dans les Tours. Graziella promet de le faire dès le lendemain. <br />
La Lasombra n’hésite pas à mettre le Sénéchal au courant de toute la situation. Lucinius appelle au Louvre pour qu’on le renseigne sur Moncrieff. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">0h00</span><br />
Loren poursuit ses recherches à la BNF et perce certains secrets très dangereux concernant Latréaumont... <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">23h30</span><br />
Santi rappelle Graziella : pas de nouvelles de Camille depuis deux heures. Il est plus que temps de s’inquiéter du quart des effectifs du clan &#33; Embarrassée, Graziella comprend qu’elle va devoir quitter sa soirée. Elle espère revenir bientôt. Au cas où il y aurait du grabuge, Valori fait mettre dans sa voiture son beau katana emballé dans un papier de riz tenu par des cordelettes en soie. Au passage, elle demande à Clémentine de lui rendre un petit service en venant avec elle, pour aller chercher Camille. Clémentine, excitée qu’elle est en flairant le danger, accepte aussitôt ; elle suit Graziella à sa voiture, en armant son pistolet et en vissant le silencieux. Les deux femmes partent, conduites par Eric, le chauffeur de taxi sans peur (pas sans reproche) transformé en goule par Lucinius, le soir du rodéo du pont de l’Alma. <br />
Au passage, Graziella a croisé Mégane, qui venait d’arriver, et qui est bien chagrinée que Camille ne soit pas là : c’est tout de même pour les faire se rencontrer que cette soirée, au départ, a été organisée &#33; De Valori promet de ramener Camille très bientôt. <br />
La soirée ne fait que commencer et ses participants sont loin de savoir ce qui les attend jusqu’au prochain lever de soleil &#33; <br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">A suivre...</span> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006 - #4 : Latréaumont]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=398</link>
			<pubDate>Wed, 10 Aug 2005 19:19:15 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=398</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, janvier 2006<br />
Résumé : Le terroriste connu sous le nom de Shrek court toujours. Parti au Danemark pour y rencontrer un vieux sage du clan des Vrais Brujah, Loren en apprend plus sur la mystérieuse organisation appelée la Main Noire. De son côté, Graziella doit arrêter ce Shrek avant qu&#39;il ne devienne trop bavard et ne révèle que Sire Santi a traité avec lui.<br />
Loren et Graziella, soupçonnant une implication des Ravnos, se retrouvent par coïncidence dans le bureau du Sénéchal, pour lui demander un rendez-vous avec le Duc, le plus célèbre Gitan de Paris...<br />
</span><br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">IV - LATRÉAUMONT</span></span></span><br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
A son réveil, le lendemain, Loren trouva, comme chaque soir, James avec une coupe de sang servie sur un plateau. Il but le précieux liquide rougeoyant qui venait d’être pris aux veines d’une des filles du troupeau et écouta son infant qui énumérait les rendez-vous de la nuit. <br />
-	Sire Merlin n’a pas encore rappelé pour votre rendez-vous avec Elisabeth d’Orval : vous devez la rencontrer pour parler de la surveillance aérienne des Gargouilles, en rapport avec l’incident de la rue de Tolbiac. Sire Lucinius a fait savoir qu’il vous recontacterait quand il aurait obtenu le rendez-vous avec le Duc ; mademoiselle Clémentine est toujours en chasse des planques des Sang-Clairs ; George Leblond a demandé à vous rencontrer ce soir pour une affaire urgente semble t-il ; enfin, la bourgmestre Satomé vous convoque pour une réunion sur la sécurité. <br />
Loren finit de boire sa coupe et repassa dans sa tête tout ce que James venait de lui dire. <br />
-	Très bien. Dites à Leblond que je vais le recevoir dès qu’il voudra. Rappelez régulièrement Merlin et Lucinius pour vous tenir au courant. Quant à Satomé, rappelez-là à la mairie et dites-lui de se déplacer ici. <br />
James, surpris de cette dernière demande, acquiesça pourtant : <br />
-	Bien, Sire. Mais je vous préviens qu’elle en sera très fâchée. <br />
-	Tant pis pour elle. <br />
Loren avait dit cela sans méchanceté, mais d’un ton qui n’appelait pas contestation. Il alla se faire habiller par les servantes qui lui servaient aussi de calices. Elles étaient soumises et résignées, prises dans la transe d’un amour contre-nature, prisonnières du filtre maléfique du sang de Loren. <br />
Quand le Ventrue fut habillé, il signala à James qu’il pouvait recevoir Leblond. Ce dernier était arrivé peu de temps avant et l’infant de Loren l’avait fait attendre au salon. On se souvient que Georges Leblond était un jeune Ventrue, affairiste, arrivé quelques jours plus tôt dans les Tours, pour y monter plusieurs succursales. Il avait la physionomie d’un petit patron ambitieux, prisonnier de ce rôle pour l’éternité. <br />
Il salua bien poliment Sire Loren, à la manière de ces petits chefs obséquieux avec la hiérarchie et impitoyables avec ceux d’en dessous. Loren le recevait avec la déférence demandée par la Famille, sans plus. Il s’assit devant lui, sur un fauteuil bien plus confortable que celui de son invité. <br />
-	Que puis-je pour vous, Sire Leblond ?<br />
-	Je suis honoré d’être reçu si vite par vous, Sire Loren. Je viens vous parler d’une affaire importante, dont je viens juste de prendre connaissance. Vous savez certainement que je suis l’arrière-petit-infant de Sire François de Réaumont…<br />
En entendant ce nom, Loren tiqua : Réaumont était le chef de l’une des trois familles Ventrue de Paris, le clan des Parvenus. Ce sobriquet lui avait été donné par les deux autres familles, les Laurentines et les Protestants. Réaumont résidait dans son manoir normand depuis des siècles ; sa réputation était tout simplement sinistre. On le disait perdu à jamais pour l’humanité, cruel, sanguinaire, un vrai Gilles de Rais. La terreur des villages alentours. <br />
-	Il se trouve que Sire de Réaumont, dit Leblond en baissant, la voix, va revenir à Paris. Il possède un pied-à-terre dans le quartier des Tours. Il compte arriver très prochainement. <br />
Loren fit un gros effort pour ne pas montrer de signe d’inquiétude. Pourquoi donc un vénérable vieux machine comme Réaumont quittait-il soudain ses bocages ? Belle guigne qu’il vienne justement dans les Tours… Mais la Tradition était la Tradition et Loren n’avait pas le choix : il devait l’accueillir avec tous les honneurs dus à son ancienneté. <br />
-	Savez-vous pourquoi votre arrière-grand-Sire compte revenir à Paris ?<br />
-	Je l’ignore, Sire Loren. Ce sont ses infants et petits-infants qui sont au courant. Pour ma part, je suis juste chargé de l’organisation matérielle de son arrivée. Nous sommes bien conscients de la charge qu’il va représenter pour le quartier des Tours mais ma famille a tout prévu pour que les choses se passent en douceur. On ne peut toutefois pas cacher que sire Réaumont a de gros besoins de sang. <br />
-	Nous avions quelques problèmes de surpopulations dans ce quartier, mais ils seront bientôt résolus. <br />
-	J’en suis certain. <br />
Leblond était manifestement dans ses petits souliers. Il savait dans quel embarras il mettait Loren. <br />
-	Etant donné que Sire de Réaumont doit encore s’acclimater au monde moderne, qu’il ne connaît pas et à la vie parisienne, nous pensons dans un premier temps tout faire pour qu’il ne sorte pas de sa propriété. De plus, fit Leblond en baissant les yeux, nous savons qu’il supporterait mal de savoir qu’il a pour voisins des Cathéens. Pour lui, ce sont des ennemis inconnus, il ne peut pas les voir en portrait. <br />
-	Je pense que c’est une bonne chose. <br />
<br />
Après avoir discuté de quelques détails pragmatiques, Loren dit bonne nuit à Leblond et se fit resservir une nouvelle coupe de sang qu’il manqua de briser d’énervement. <br />
Peu après, il disait à James de faire entrer Satomé, qui venait d’arriver. Il fit en sorte que la discussion soit courte. De plus en plus, la Bourgmestre sentait que c’était son adjoint qui prenait la direction des Tours. L’annonce de l’arrivée de Réaumont la rendit livide ; elle qui voulait promouvoir un nouvel humanisme, inculquer quelques valeurs morales essentielles aux gens de son clan et des Tours, elle aurait belle allure avec ses grands discours quand un abominable et sombre seigneur habiterait à proximité, indifférent à l’humanité et à ses valeurs &#33;<br />
Qui plus est, malgré ses convictions, Satomé était objectivement en train de donner son accord pour une purge en règle de jeunes vampires à moitié humains. <br />
<br />
A suivre... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, janvier 2006<br />
Résumé : Le terroriste connu sous le nom de Shrek court toujours. Parti au Danemark pour y rencontrer un vieux sage du clan des Vrais Brujah, Loren en apprend plus sur la mystérieuse organisation appelée la Main Noire. De son côté, Graziella doit arrêter ce Shrek avant qu&#39;il ne devienne trop bavard et ne révèle que Sire Santi a traité avec lui.<br />
Loren et Graziella, soupçonnant une implication des Ravnos, se retrouvent par coïncidence dans le bureau du Sénéchal, pour lui demander un rendez-vous avec le Duc, le plus célèbre Gitan de Paris...<br />
</span><br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">IV - LATRÉAUMONT</span></span></span><br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
A son réveil, le lendemain, Loren trouva, comme chaque soir, James avec une coupe de sang servie sur un plateau. Il but le précieux liquide rougeoyant qui venait d’être pris aux veines d’une des filles du troupeau et écouta son infant qui énumérait les rendez-vous de la nuit. <br />
-	Sire Merlin n’a pas encore rappelé pour votre rendez-vous avec Elisabeth d’Orval : vous devez la rencontrer pour parler de la surveillance aérienne des Gargouilles, en rapport avec l’incident de la rue de Tolbiac. Sire Lucinius a fait savoir qu’il vous recontacterait quand il aurait obtenu le rendez-vous avec le Duc ; mademoiselle Clémentine est toujours en chasse des planques des Sang-Clairs ; George Leblond a demandé à vous rencontrer ce soir pour une affaire urgente semble t-il ; enfin, la bourgmestre Satomé vous convoque pour une réunion sur la sécurité. <br />
Loren finit de boire sa coupe et repassa dans sa tête tout ce que James venait de lui dire. <br />
-	Très bien. Dites à Leblond que je vais le recevoir dès qu’il voudra. Rappelez régulièrement Merlin et Lucinius pour vous tenir au courant. Quant à Satomé, rappelez-là à la mairie et dites-lui de se déplacer ici. <br />
James, surpris de cette dernière demande, acquiesça pourtant : <br />
-	Bien, Sire. Mais je vous préviens qu’elle en sera très fâchée. <br />
-	Tant pis pour elle. <br />
Loren avait dit cela sans méchanceté, mais d’un ton qui n’appelait pas contestation. Il alla se faire habiller par les servantes qui lui servaient aussi de calices. Elles étaient soumises et résignées, prises dans la transe d’un amour contre-nature, prisonnières du filtre maléfique du sang de Loren. <br />
Quand le Ventrue fut habillé, il signala à James qu’il pouvait recevoir Leblond. Ce dernier était arrivé peu de temps avant et l’infant de Loren l’avait fait attendre au salon. On se souvient que Georges Leblond était un jeune Ventrue, affairiste, arrivé quelques jours plus tôt dans les Tours, pour y monter plusieurs succursales. Il avait la physionomie d’un petit patron ambitieux, prisonnier de ce rôle pour l’éternité. <br />
Il salua bien poliment Sire Loren, à la manière de ces petits chefs obséquieux avec la hiérarchie et impitoyables avec ceux d’en dessous. Loren le recevait avec la déférence demandée par la Famille, sans plus. Il s’assit devant lui, sur un fauteuil bien plus confortable que celui de son invité. <br />
-	Que puis-je pour vous, Sire Leblond ?<br />
-	Je suis honoré d’être reçu si vite par vous, Sire Loren. Je viens vous parler d’une affaire importante, dont je viens juste de prendre connaissance. Vous savez certainement que je suis l’arrière-petit-infant de Sire François de Réaumont…<br />
En entendant ce nom, Loren tiqua : Réaumont était le chef de l’une des trois familles Ventrue de Paris, le clan des Parvenus. Ce sobriquet lui avait été donné par les deux autres familles, les Laurentines et les Protestants. Réaumont résidait dans son manoir normand depuis des siècles ; sa réputation était tout simplement sinistre. On le disait perdu à jamais pour l’humanité, cruel, sanguinaire, un vrai Gilles de Rais. La terreur des villages alentours. <br />
-	Il se trouve que Sire de Réaumont, dit Leblond en baissant, la voix, va revenir à Paris. Il possède un pied-à-terre dans le quartier des Tours. Il compte arriver très prochainement. <br />
Loren fit un gros effort pour ne pas montrer de signe d’inquiétude. Pourquoi donc un vénérable vieux machine comme Réaumont quittait-il soudain ses bocages ? Belle guigne qu’il vienne justement dans les Tours… Mais la Tradition était la Tradition et Loren n’avait pas le choix : il devait l’accueillir avec tous les honneurs dus à son ancienneté. <br />
-	Savez-vous pourquoi votre arrière-grand-Sire compte revenir à Paris ?<br />
-	Je l’ignore, Sire Loren. Ce sont ses infants et petits-infants qui sont au courant. Pour ma part, je suis juste chargé de l’organisation matérielle de son arrivée. Nous sommes bien conscients de la charge qu’il va représenter pour le quartier des Tours mais ma famille a tout prévu pour que les choses se passent en douceur. On ne peut toutefois pas cacher que sire Réaumont a de gros besoins de sang. <br />
-	Nous avions quelques problèmes de surpopulations dans ce quartier, mais ils seront bientôt résolus. <br />
-	J’en suis certain. <br />
Leblond était manifestement dans ses petits souliers. Il savait dans quel embarras il mettait Loren. <br />
-	Etant donné que Sire de Réaumont doit encore s’acclimater au monde moderne, qu’il ne connaît pas et à la vie parisienne, nous pensons dans un premier temps tout faire pour qu’il ne sorte pas de sa propriété. De plus, fit Leblond en baissant les yeux, nous savons qu’il supporterait mal de savoir qu’il a pour voisins des Cathéens. Pour lui, ce sont des ennemis inconnus, il ne peut pas les voir en portrait. <br />
-	Je pense que c’est une bonne chose. <br />
<br />
Après avoir discuté de quelques détails pragmatiques, Loren dit bonne nuit à Leblond et se fit resservir une nouvelle coupe de sang qu’il manqua de briser d’énervement. <br />
Peu après, il disait à James de faire entrer Satomé, qui venait d’arriver. Il fit en sorte que la discussion soit courte. De plus en plus, la Bourgmestre sentait que c’était son adjoint qui prenait la direction des Tours. L’annonce de l’arrivée de Réaumont la rendit livide ; elle qui voulait promouvoir un nouvel humanisme, inculquer quelques valeurs morales essentielles aux gens de son clan et des Tours, elle aurait belle allure avec ses grands discours quand un abominable et sombre seigneur habiterait à proximité, indifférent à l’humanité et à ses valeurs &#33;<br />
Qui plus est, malgré ses convictions, Satomé était objectivement en train de donner son accord pour une purge en règle de jeunes vampires à moitié humains. <br />
<br />
A suivre... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006 - #3 : Shake One&#39;s Black Hand]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=418</link>
			<pubDate>Sun, 10 Jul 2005 10:55:55 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=418</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, janvier 2006</span><br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">III - SHAKE ONE&#39;S BLACK HAND</span></span></span><br />
<br />
<blockquote class="mycode_quote"><cite>Jacques Brel Wrote:</cite>La ville s&#39;endormait, j&#39;en oublie le nom. Sur le fleuve en amont, un coin de ciel brûlait...</blockquote><br />
Il pleuvait, alors que la nuit tombait de nouveau sur Paris. <br />
Quand Graziella se réveilla, elle fut conduite au salon par un des serviteurs. Sire Santi était assis, en bras de chemises. Il s&#39;était entaillé les veines, et laissait couler le sang dans des coupes. Agenouillés à ses pieds, ses goules trépignaient d&#39;impatience de pouvoir porter les lèvres au précieux liquide. Ses humains qui menaient le reste du temps une vie ordinaire et anonyme devenaient de petits chiens serviles devant le maître des Vrais Lasombra. <br />
Quand les coupes furent remplies, Santi serra les poings : ses entailles se refermèrent rapidement, et il n&#39;en resta bientôt plus de traces. Pendant ce temps, les goules avalaient goûlument tout ce sang encore chaud. Graziella avait bu sa coupe de sang sans mot dire. Elle avait laissé en réserve des poches de sang à ses propres serviteurs. <br />
Santi se fit reboutonner ses manches de chemise, remit son col droit, et passa une veste. Il resta songeur un moment, puis dit à Graziella, qu&#39;un serveur finissait de peigner : <br />
- Camille s&#39;est occupé de "raccompagner" notre invité Augustin chez lui... en plusieurs fois. Dame Yvonne, après cette délicieuse soirée, est rentrée bien sagement dans ses pénates. Pour l&#39;heure, Graziella, allez au Louvre prendre des informations sur ce qui s&#39;est passé la nuit dernière. <br />
- Bien Sire. <br />
<br />
Quand elle fut prête, la signora de Valori se fit conduire à l&#39;Elysium. Dans les salons des sous-sols du musée régnait une agitation fébrile. Il y avait là l&#39;habituel parterre de courtisans, agglutinés comme des mouches, mais aussi des têtes peu habituées à fréquenter les ors des salons. Des corps grotesques, déguisés, maquillés, dont les parures transformaient leur laideur en une laideur différente, plus travaillée, plus acceptable, car donnant l&#39;illusion d&#39;être assumée. <br />
Certaines conversations étaient des plus animées. Il y avait là plusieurs grands de la Camarilla, de ces personnages qu&#39;on ne voyait que quelques fois par an à la cour. <br />
Graziella avisa la présence de François Loren. Mais Mégane vint la première parler à Graziella : <br />
- Mademoiselle de Valori, comment allez-vous ? <br />
Les deux femmes échangèrent quelques nouvelles, avant que Mégane ne mette la Lasombra au courant de l&#39;arrestation ratée de Shrek, dans les tours du 13e arrondissement. Mégane aligna également quelques considérations hautaines sur son petit personnel domestique, dont elle avait à se plaindre, et Graziella accepta bien volontiers d&#39;abonder en son sens : on ne pouvait plus se fier à personne &#33;<br />
En parlant ensuite à Loren, Graziella apprit que ce dernier était aux premières loges, avec la police Brujah, pour l&#39;arrestation de Shrek. On parlait d&#39;hallucinations subies par les adversaires de ce Shrek. Loren confirma à demi-mot que ce genre de phénomènes lui rappelait ce qu&#39;ils avaient subis, Lucinius, Graziella et lui, à Prague, chez le comte Arloff. Il fallait que Shrek soit redoutablement puissant pour avoir déclenché pareille panique chez les limiers de Sergio &#33; <br />
Mégane alla se joindre à d&#39;autres conversations, et un personnage que nos héros n&#39;avaient pas vu depuis longtemps s&#39;approcha d&#39;eux : le Tremere Merlin. <br />
- Mademoiselle de Valori, Sire Loren, comment vous portez-vous ? <br />
- La situation pourrait être meilleure, à vrai dire, soupira le Ventrue. Vous avez certainement entendu parler de ce Shrek... <br />
- Oui, bien sûr. Je suis de retour à Paris depuis peu, après avoir séjourné dans nos fiefs de Reims et Vienne. Mon élève Morgane est restée en Autriche, elle y poursuit ses études. <br />
- Très bien... Puisque vous avez entendu parler de la conspiration de Shrek, plaisanta Loren, je suppose que vous pouvez me confirmer qu&#39;aucun Tremere n&#39;en fait partie ? <br />
- Oh non, je ne crois pas &#33; <br />
- Alors, dans ce cas, nous sommes sûrs que ce complot échouera &#33; <br />
- Très certainement, sourit Merlin. Si j&#39;en crois ce que vous me dites, les hallucinations dont vous avez été victimes sont certainement causés par un Malkavien. Vous savez, ils font ressurgir nos peurs les mieux enfouis. J&#39;ai rencontré tout à l&#39;heure Bud et Terence, les limiers de Sergio. Ils sont dans un sale état. Mentalement, il leur faudra du temps pour s&#39;en remettre. Si je pouvais vous donner un conseil, ce serait de renforcer la sécurité aérienne des Tours. Nous savons que ce Bourg est le plus démuni en Gargouilles, surtout depuis que les nobles du centre-ville ont demandé à voir leur sécurité renforcée. C&#39;est notre Primogène précédente, Elisabeth d&#39;Orval, qui a la responsabilité des Gargouilles. Elle est très jalouse de ce privilège. <br />
Merlin ajouta qu&#39;il se ferait un plaisir d&#39;aider Loren à rencontrer dame d&#39;Orval. Sur ce, Loren vit s&#39;approcher un des laquais de sire Vircenko. Graziella comprit que le Ventrue avait rendez-vous avec les grosses huiles de Paris, et lui souhaita bonne nuit. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
Quelque peu tendu, Loren entra dans le grand bureau où l&#39;attendaient rien moins que Jérémie Ventrue le Préfet (le garant du respect de la loi), raide et droit comme sa fonction, avec ses petites lunettes de soleil et ses cheveux plaqués sur le crâne, Sarmont Brujah le Fléau (alias le Dératisateur), assis d&#39;une fesse sur le bureau et Sire Vircenko (le Prince officieux de Paris), debout, au centre derrière le bureau. <br />
Assis devant eux, il y avait déjà Sergio, qui n&#39;en menait pas large. Loren fut invité à s&#39;asseoir à côté du chef de la police. <br />
- Sire Loren, dit Vircenko, en le toisant de son regard d&#39;acier, vous savez pourquoi vous êtes là. Nous attendons votre témoignage quant aux évènements de la nuit dernière. L&#39;opinion s&#39;émeut de la fuite de Shrek, au dernier moment. Il est temps de donner la version officielle des faits. <br />
En quelques mots, Loren narra ce qui s&#39;était passé : la panique soudaine de Bud et Terence, le couloir en feu, puis l&#39;arrivée de Sergio, qui avait dissipé ces illusions, avant que les deux hommes n&#39;entrent chez Shrek, pour tomber nez à nez avec un épouvantail, et voir toutes les données de l&#39;ordinateur se télécharger vers ailleurs. <br />
<br />
- Situation embarassante, pour la Camarilla, et pour notre Famille aussi, dit Jérémie le Préfet, en essuyant ses petites lunettes. Puisque Shrek a choisi de frapper dans le 13e arrondissement, vous devez, Sire Loren, prendre comme un affront personnel cet attaque, puisque vous êtes chargé de la sécurité dans les Tours. <br />
- Tout à fait, monsieur le Préfet. <br />
- Nous savons également, dit Sarmont le Fléau, que la population est en surnombre dans les Tours. On nous signale la présence de Sang-Clairs. Il est temps de nous débarrasser de ces êtres surnuméraires. <br />
- Ce sera fait, monsieur le Fléau. Il faut bien que certains s&#39;occupent de ce genre de tâches. <br />
- La grandeur de la Camarilla, et de nos traditions, intervint Sire Vircenko, a besoin de ceux qui exécutent les plus humbles tâches aussi. Il n&#39;y a nulle honte à en éprouver, pourvu que le devoir soit bien accompli. Je vous rappelle pour ma part, Sire Loren, que nous aimerions entrer plus en contact avec nos invités d&#39;Extrême-Orient. A cause de ce terroriste de Shrek, nous ne pouvons décemment les recevoir au Louvre. Il faut donc que dans les Tours, nous apprenions à les connaître. C&#39;est votre mission également. <br />
- Bien, Sire, je comprends. <br />
- Nous connaissons tous, reprit Sire Vircenko, les opinions de la Bourgmestre Satomé, ses penchants "humanitaires", ses sentiments... Par respect des traditions, nous ne pouvons lui demander de partir. Elle garde le titre dans les Tours, mais vous savez bien, Sire Loren, que c&#39;est à vous d&#39;assurer ses fonctions. <br />
- Je le comprends parfaitement, Sire. <br />
- C&#39;est parfait. Sachez que nous sommes bien conscients du poids des tâches qui vous incombent. Nous savons aussi que les Tours sont le Bourg le plus excentré de la capitale, le plus exposé aux menaces de l&#39;extérieur. A vous de faire en sorte qu&#39;il ne tombe pas aux mains d&#39;influences étrangères. <br />
Loren s&#39;inclina, puis sortit en même temps que Sergio. Jérémie continuait de nettoyer ses verres de lunettes, et Sarmont machouillait un reste de chewing-gum, en fixant Sergio et Loren. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
Dans les salons, Graziella discutait, parmi les ilôts de courtisans. On parlait beaucoup de l&#39;attaque dans la tour chinoise, mais peu des incidents du 158, rue de Tolbiac. Deux Nosferatus et leurs goules avaient été pris à partie par des membres reconnus du Sabbat, et une fusillade s&#39;en était suivie. Notre héroïne constata que son groupe n&#39;avait pas du tout été repéré On s&#39;étonnait que les Cathéens, résidant pourtant à proximité, n&#39;aient déposé aucune plainte en début de nuit. <br />
<br />
Les conversations s&#39;arrêtèrent, quand Sire Vircenko, Jérémie le Préfet et Sarmont le Fléau, le Cerbère de la loi, firent leur entrée. Tout le monde se sentit aussitôt muet de terreur face à eux. Vircenko fit une brève déclaration sur le terroriste Shrek : <br />
- Nous mettons dès maintenant en oeuvre tous nos moyens pour contrer cette menace. Que les sujets de la Camarilla se rassurent, et vaquent en paix à leurs occupations, car ils n&#39;ont rien à craindre de ce Shrek, qui très bientôt, devra répondre de ses crimes. <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/sarko.gif" alt="Sarko" title="Sarko" class="smilie smilie_331" /> <br />
<br />
Sans plus rien ajouter, les trois dirigeants se retirèrent. Tout le monde sortit de sa transe de stupéfaction, puis les conversations reprirent, plus animées. On commenta à voix basse l&#39;absence remarquable du Prince Ibn-Azul. De plus en plus, Rudolf Vircenko prenait la place du successeur de François Villon. Délégue du Cercle Intérieur de la Camarilla, et envoyé des hautes instances du clan Ventrue, cette double carte de visite lui assurait l&#39;obéissance de la plupart des plus puissants Caïnites encore en activité. Personne ne pouvait se mettre en travers de son chemin. Du reste, nombreux étaient ceux qui lui faisaient confiance, car il passait pour quelqu&#39;un d&#39;énergique. Derrière son air guindé, froid, ses cheveux gris à la Beethoven, il savait tenir d&#39;une main ferme les rênes du pouvoir -tandis qu&#39;Ibn-Azul passait pour un guerrier nomade, habile à la guerre, mais beaucoup moins pour diriger Paris. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
En sortant de leur face-à-face avec Vircenko, Sergio et Loren se tinrent au courant des nouvelles de la nuit : <br />
- Cette petite pute de Shrek nous a bel et bien filé entre les doigts &#33; <br />
Le Brujah était d&#39;une humeur massacrante. <br />
- C&#39;est un désaveu pour moi, et le Fléau m&#39;a passé un sacré savon avant votre arrivée &#33; Bud et Terence sont KO, le cerveau complétement disjoncté : la peur les a réduits à l&#39;état de loques en un rien de temps. Vous-mêmes, vous étiez en train d&#39;halluciner dans votre couloir. Putain, si j&#39;attrape ce terroriste, je le raterai pas &#33; <br />
- Vous êtes toujours partant pour la chasse au Sang-Clair dans les Tours ? <br />
- Croyez-moi que j&#39;aimerais bien, Loren, mais là, les nobles me requièrent dans le centre-ville, pour surveiller leurs palais. Impossible de vous aider. Va falloir vous débrouiller sans moi &#33; Vous pouvez être sûr que c&#39;est pas l&#39;envie qui me manque, hein &#33; mais sans mes deux hommes, ça va déjà être coton pour me farcir tout le boulot &#33; <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/sarko.gif" alt="Sarko" title="Sarko" class="smilie smilie_331" /> <br />
- Alors bon courage pour cajoler les Ancêtres de la Cour &#33; <br />
- C&#39;est ça, monsieur l&#39;adjoint à la sécurité. Laissez-m&#39;en quelqu&#39;uns, de vos nouveaux-nés, que j&#39;ai de quoi m&#39;amuser &#33; <br />
<br />
Les deux hommes se quittèrent. Loren retourna discuter dans les salons. Il vit que Graziella discutait avec Lucinius et Jim Jarrell, le Primogène Gangrel. Le Sénéchal racontait son rendez-vous avec dame Yvonne : <br />
- La pauvre vieille &#33; j&#39;avais rendez-vous avec elle depuis longtemps, et comme par hasard, la nuit d&#39;avant, c&#39;est Beyrouth à Paris. Elle était si fière d&#39;avoir contribué à localiser Shrek dans les Tours. Du coup, elle s&#39;est jurée d&#39;avoir ce terroriste à tout prix. Deux de ses hommes ont essuyé une courte fusillade, rue de Tolbiac, mais elle va devoir abandonner cette piste, pour se concentrer uniquement sur les Tours &#33;<br />
Loren salua le Gangrel et son ami le Sénéchal, puis raconta en quelques mots ce qui s&#39;était passé dans la cage d&#39;escalier du grand immeuble. <br />
Puis tout le monde déclara plus ou moins de concert qu&#39;il avait des choses à faire, et que l&#39;heure avançait. Lucinius songea qu&#39;il était l&#39;heure de son petit récital privé avec la cantatrice Sophie, Jim Jarrell qu&#39;il avait rendez-vous à Thoiry avec Menace, Loren qu&#39;il avait des tas de dossiers à traiter dans son repaire et Graziella qu&#39;il fallait rendre compte auprès de son clan, et trouver un prétexte pour dire du mal de Loren. :ahah: <br />
<br />
A suivre... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, janvier 2006</span><br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">III - SHAKE ONE&#39;S BLACK HAND</span></span></span><br />
<br />
<blockquote class="mycode_quote"><cite>Jacques Brel Wrote:</cite>La ville s&#39;endormait, j&#39;en oublie le nom. Sur le fleuve en amont, un coin de ciel brûlait...</blockquote><br />
Il pleuvait, alors que la nuit tombait de nouveau sur Paris. <br />
Quand Graziella se réveilla, elle fut conduite au salon par un des serviteurs. Sire Santi était assis, en bras de chemises. Il s&#39;était entaillé les veines, et laissait couler le sang dans des coupes. Agenouillés à ses pieds, ses goules trépignaient d&#39;impatience de pouvoir porter les lèvres au précieux liquide. Ses humains qui menaient le reste du temps une vie ordinaire et anonyme devenaient de petits chiens serviles devant le maître des Vrais Lasombra. <br />
Quand les coupes furent remplies, Santi serra les poings : ses entailles se refermèrent rapidement, et il n&#39;en resta bientôt plus de traces. Pendant ce temps, les goules avalaient goûlument tout ce sang encore chaud. Graziella avait bu sa coupe de sang sans mot dire. Elle avait laissé en réserve des poches de sang à ses propres serviteurs. <br />
Santi se fit reboutonner ses manches de chemise, remit son col droit, et passa une veste. Il resta songeur un moment, puis dit à Graziella, qu&#39;un serveur finissait de peigner : <br />
- Camille s&#39;est occupé de "raccompagner" notre invité Augustin chez lui... en plusieurs fois. Dame Yvonne, après cette délicieuse soirée, est rentrée bien sagement dans ses pénates. Pour l&#39;heure, Graziella, allez au Louvre prendre des informations sur ce qui s&#39;est passé la nuit dernière. <br />
- Bien Sire. <br />
<br />
Quand elle fut prête, la signora de Valori se fit conduire à l&#39;Elysium. Dans les salons des sous-sols du musée régnait une agitation fébrile. Il y avait là l&#39;habituel parterre de courtisans, agglutinés comme des mouches, mais aussi des têtes peu habituées à fréquenter les ors des salons. Des corps grotesques, déguisés, maquillés, dont les parures transformaient leur laideur en une laideur différente, plus travaillée, plus acceptable, car donnant l&#39;illusion d&#39;être assumée. <br />
Certaines conversations étaient des plus animées. Il y avait là plusieurs grands de la Camarilla, de ces personnages qu&#39;on ne voyait que quelques fois par an à la cour. <br />
Graziella avisa la présence de François Loren. Mais Mégane vint la première parler à Graziella : <br />
- Mademoiselle de Valori, comment allez-vous ? <br />
Les deux femmes échangèrent quelques nouvelles, avant que Mégane ne mette la Lasombra au courant de l&#39;arrestation ratée de Shrek, dans les tours du 13e arrondissement. Mégane aligna également quelques considérations hautaines sur son petit personnel domestique, dont elle avait à se plaindre, et Graziella accepta bien volontiers d&#39;abonder en son sens : on ne pouvait plus se fier à personne &#33;<br />
En parlant ensuite à Loren, Graziella apprit que ce dernier était aux premières loges, avec la police Brujah, pour l&#39;arrestation de Shrek. On parlait d&#39;hallucinations subies par les adversaires de ce Shrek. Loren confirma à demi-mot que ce genre de phénomènes lui rappelait ce qu&#39;ils avaient subis, Lucinius, Graziella et lui, à Prague, chez le comte Arloff. Il fallait que Shrek soit redoutablement puissant pour avoir déclenché pareille panique chez les limiers de Sergio &#33; <br />
Mégane alla se joindre à d&#39;autres conversations, et un personnage que nos héros n&#39;avaient pas vu depuis longtemps s&#39;approcha d&#39;eux : le Tremere Merlin. <br />
- Mademoiselle de Valori, Sire Loren, comment vous portez-vous ? <br />
- La situation pourrait être meilleure, à vrai dire, soupira le Ventrue. Vous avez certainement entendu parler de ce Shrek... <br />
- Oui, bien sûr. Je suis de retour à Paris depuis peu, après avoir séjourné dans nos fiefs de Reims et Vienne. Mon élève Morgane est restée en Autriche, elle y poursuit ses études. <br />
- Très bien... Puisque vous avez entendu parler de la conspiration de Shrek, plaisanta Loren, je suppose que vous pouvez me confirmer qu&#39;aucun Tremere n&#39;en fait partie ? <br />
- Oh non, je ne crois pas &#33; <br />
- Alors, dans ce cas, nous sommes sûrs que ce complot échouera &#33; <br />
- Très certainement, sourit Merlin. Si j&#39;en crois ce que vous me dites, les hallucinations dont vous avez été victimes sont certainement causés par un Malkavien. Vous savez, ils font ressurgir nos peurs les mieux enfouis. J&#39;ai rencontré tout à l&#39;heure Bud et Terence, les limiers de Sergio. Ils sont dans un sale état. Mentalement, il leur faudra du temps pour s&#39;en remettre. Si je pouvais vous donner un conseil, ce serait de renforcer la sécurité aérienne des Tours. Nous savons que ce Bourg est le plus démuni en Gargouilles, surtout depuis que les nobles du centre-ville ont demandé à voir leur sécurité renforcée. C&#39;est notre Primogène précédente, Elisabeth d&#39;Orval, qui a la responsabilité des Gargouilles. Elle est très jalouse de ce privilège. <br />
Merlin ajouta qu&#39;il se ferait un plaisir d&#39;aider Loren à rencontrer dame d&#39;Orval. Sur ce, Loren vit s&#39;approcher un des laquais de sire Vircenko. Graziella comprit que le Ventrue avait rendez-vous avec les grosses huiles de Paris, et lui souhaita bonne nuit. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
Quelque peu tendu, Loren entra dans le grand bureau où l&#39;attendaient rien moins que Jérémie Ventrue le Préfet (le garant du respect de la loi), raide et droit comme sa fonction, avec ses petites lunettes de soleil et ses cheveux plaqués sur le crâne, Sarmont Brujah le Fléau (alias le Dératisateur), assis d&#39;une fesse sur le bureau et Sire Vircenko (le Prince officieux de Paris), debout, au centre derrière le bureau. <br />
Assis devant eux, il y avait déjà Sergio, qui n&#39;en menait pas large. Loren fut invité à s&#39;asseoir à côté du chef de la police. <br />
- Sire Loren, dit Vircenko, en le toisant de son regard d&#39;acier, vous savez pourquoi vous êtes là. Nous attendons votre témoignage quant aux évènements de la nuit dernière. L&#39;opinion s&#39;émeut de la fuite de Shrek, au dernier moment. Il est temps de donner la version officielle des faits. <br />
En quelques mots, Loren narra ce qui s&#39;était passé : la panique soudaine de Bud et Terence, le couloir en feu, puis l&#39;arrivée de Sergio, qui avait dissipé ces illusions, avant que les deux hommes n&#39;entrent chez Shrek, pour tomber nez à nez avec un épouvantail, et voir toutes les données de l&#39;ordinateur se télécharger vers ailleurs. <br />
<br />
- Situation embarassante, pour la Camarilla, et pour notre Famille aussi, dit Jérémie le Préfet, en essuyant ses petites lunettes. Puisque Shrek a choisi de frapper dans le 13e arrondissement, vous devez, Sire Loren, prendre comme un affront personnel cet attaque, puisque vous êtes chargé de la sécurité dans les Tours. <br />
- Tout à fait, monsieur le Préfet. <br />
- Nous savons également, dit Sarmont le Fléau, que la population est en surnombre dans les Tours. On nous signale la présence de Sang-Clairs. Il est temps de nous débarrasser de ces êtres surnuméraires. <br />
- Ce sera fait, monsieur le Fléau. Il faut bien que certains s&#39;occupent de ce genre de tâches. <br />
- La grandeur de la Camarilla, et de nos traditions, intervint Sire Vircenko, a besoin de ceux qui exécutent les plus humbles tâches aussi. Il n&#39;y a nulle honte à en éprouver, pourvu que le devoir soit bien accompli. Je vous rappelle pour ma part, Sire Loren, que nous aimerions entrer plus en contact avec nos invités d&#39;Extrême-Orient. A cause de ce terroriste de Shrek, nous ne pouvons décemment les recevoir au Louvre. Il faut donc que dans les Tours, nous apprenions à les connaître. C&#39;est votre mission également. <br />
- Bien, Sire, je comprends. <br />
- Nous connaissons tous, reprit Sire Vircenko, les opinions de la Bourgmestre Satomé, ses penchants "humanitaires", ses sentiments... Par respect des traditions, nous ne pouvons lui demander de partir. Elle garde le titre dans les Tours, mais vous savez bien, Sire Loren, que c&#39;est à vous d&#39;assurer ses fonctions. <br />
- Je le comprends parfaitement, Sire. <br />
- C&#39;est parfait. Sachez que nous sommes bien conscients du poids des tâches qui vous incombent. Nous savons aussi que les Tours sont le Bourg le plus excentré de la capitale, le plus exposé aux menaces de l&#39;extérieur. A vous de faire en sorte qu&#39;il ne tombe pas aux mains d&#39;influences étrangères. <br />
Loren s&#39;inclina, puis sortit en même temps que Sergio. Jérémie continuait de nettoyer ses verres de lunettes, et Sarmont machouillait un reste de chewing-gum, en fixant Sergio et Loren. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
Dans les salons, Graziella discutait, parmi les ilôts de courtisans. On parlait beaucoup de l&#39;attaque dans la tour chinoise, mais peu des incidents du 158, rue de Tolbiac. Deux Nosferatus et leurs goules avaient été pris à partie par des membres reconnus du Sabbat, et une fusillade s&#39;en était suivie. Notre héroïne constata que son groupe n&#39;avait pas du tout été repéré On s&#39;étonnait que les Cathéens, résidant pourtant à proximité, n&#39;aient déposé aucune plainte en début de nuit. <br />
<br />
Les conversations s&#39;arrêtèrent, quand Sire Vircenko, Jérémie le Préfet et Sarmont le Fléau, le Cerbère de la loi, firent leur entrée. Tout le monde se sentit aussitôt muet de terreur face à eux. Vircenko fit une brève déclaration sur le terroriste Shrek : <br />
- Nous mettons dès maintenant en oeuvre tous nos moyens pour contrer cette menace. Que les sujets de la Camarilla se rassurent, et vaquent en paix à leurs occupations, car ils n&#39;ont rien à craindre de ce Shrek, qui très bientôt, devra répondre de ses crimes. <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/sarko.gif" alt="Sarko" title="Sarko" class="smilie smilie_331" /> <br />
<br />
Sans plus rien ajouter, les trois dirigeants se retirèrent. Tout le monde sortit de sa transe de stupéfaction, puis les conversations reprirent, plus animées. On commenta à voix basse l&#39;absence remarquable du Prince Ibn-Azul. De plus en plus, Rudolf Vircenko prenait la place du successeur de François Villon. Délégue du Cercle Intérieur de la Camarilla, et envoyé des hautes instances du clan Ventrue, cette double carte de visite lui assurait l&#39;obéissance de la plupart des plus puissants Caïnites encore en activité. Personne ne pouvait se mettre en travers de son chemin. Du reste, nombreux étaient ceux qui lui faisaient confiance, car il passait pour quelqu&#39;un d&#39;énergique. Derrière son air guindé, froid, ses cheveux gris à la Beethoven, il savait tenir d&#39;une main ferme les rênes du pouvoir -tandis qu&#39;Ibn-Azul passait pour un guerrier nomade, habile à la guerre, mais beaucoup moins pour diriger Paris. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
En sortant de leur face-à-face avec Vircenko, Sergio et Loren se tinrent au courant des nouvelles de la nuit : <br />
- Cette petite pute de Shrek nous a bel et bien filé entre les doigts &#33; <br />
Le Brujah était d&#39;une humeur massacrante. <br />
- C&#39;est un désaveu pour moi, et le Fléau m&#39;a passé un sacré savon avant votre arrivée &#33; Bud et Terence sont KO, le cerveau complétement disjoncté : la peur les a réduits à l&#39;état de loques en un rien de temps. Vous-mêmes, vous étiez en train d&#39;halluciner dans votre couloir. Putain, si j&#39;attrape ce terroriste, je le raterai pas &#33; <br />
- Vous êtes toujours partant pour la chasse au Sang-Clair dans les Tours ? <br />
- Croyez-moi que j&#39;aimerais bien, Loren, mais là, les nobles me requièrent dans le centre-ville, pour surveiller leurs palais. Impossible de vous aider. Va falloir vous débrouiller sans moi &#33; Vous pouvez être sûr que c&#39;est pas l&#39;envie qui me manque, hein &#33; mais sans mes deux hommes, ça va déjà être coton pour me farcir tout le boulot &#33; <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/sarko.gif" alt="Sarko" title="Sarko" class="smilie smilie_331" /> <br />
- Alors bon courage pour cajoler les Ancêtres de la Cour &#33; <br />
- C&#39;est ça, monsieur l&#39;adjoint à la sécurité. Laissez-m&#39;en quelqu&#39;uns, de vos nouveaux-nés, que j&#39;ai de quoi m&#39;amuser &#33; <br />
<br />
Les deux hommes se quittèrent. Loren retourna discuter dans les salons. Il vit que Graziella discutait avec Lucinius et Jim Jarrell, le Primogène Gangrel. Le Sénéchal racontait son rendez-vous avec dame Yvonne : <br />
- La pauvre vieille &#33; j&#39;avais rendez-vous avec elle depuis longtemps, et comme par hasard, la nuit d&#39;avant, c&#39;est Beyrouth à Paris. Elle était si fière d&#39;avoir contribué à localiser Shrek dans les Tours. Du coup, elle s&#39;est jurée d&#39;avoir ce terroriste à tout prix. Deux de ses hommes ont essuyé une courte fusillade, rue de Tolbiac, mais elle va devoir abandonner cette piste, pour se concentrer uniquement sur les Tours &#33;<br />
Loren salua le Gangrel et son ami le Sénéchal, puis raconta en quelques mots ce qui s&#39;était passé dans la cage d&#39;escalier du grand immeuble. <br />
Puis tout le monde déclara plus ou moins de concert qu&#39;il avait des choses à faire, et que l&#39;heure avançait. Lucinius songea qu&#39;il était l&#39;heure de son petit récital privé avec la cantatrice Sophie, Jim Jarrell qu&#39;il avait rendez-vous à Thoiry avec Menace, Loren qu&#39;il avait des tas de dossiers à traiter dans son repaire et Graziella qu&#39;il fallait rendre compte auprès de son clan, et trouver un prétexte pour dire du mal de Loren. :ahah: <br />
<br />
A suivre... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006 - #2 : Shreknet Paranoia]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=427</link>
			<pubDate>Fri, 13 May 2005 09:03:30 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=427</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Résumé de l&#39;épisode précédent</span></span><br />
<br />
Une délégation de Cathéens, les Vampires d&#39;Orient, vient d&#39;arriver à Paris, conduite par un certain monsieur Wang. Ils sont accueillis à Roissy par le Sénéchal Lucinius et le Primogène Loren. <br />
Mais sur le chemin du retour, Anatole, le Nosferatu chargé de la sécurité informatique, signale un incident du côté du village suisse. Etant près de là, les Lasombra Graziella de Valori et Camille sont envoyés inspecter les lieux. Ils découvrent deux cadavres humains, et voient s&#39;enfuir une forme à moitié invisible. <br />
<br />
Dans le même temps, Anatole a été engagé par Graziella de Valori pour retrouver un certain Augustin. Le Nosferatu découvre vite que cet Augustin serait en torpeur depuis les années 70, et qu&#39;il n&#39;y est pas entré tout seul... <br />
Quant à François Loren, il a rencontré en secret Alfredo, le chef des Lasombra sabbatiques de l&#39;est parisien. Celui-ci voulait la peau d&#39;un des Antitribus, mais quand François Loren lui parle au détour d&#39;une phrase de Sire Roméo de Montaigu, Alfredo est soudain très interessé par ce personnage. Intrigué, François Loren commence lui aussi à mener des recherches sur Montaigu.<br />
<br />
La délégation officielle des Kuei-Jin arrivée au Louvre, on apprend que les deux crimes du village suisse se sont produits juste à la frontière d&#39;un territoire de dame Yvonne, la Primogène Nosferatu. Celui qui s&#39;est enfui ne serait autre que Bertrand, l&#39;un de ses proches. <br />
Dame Yvonne crie à la conspiration, et tous les couloirs du Louvre bruissent déjà des rumeurs concernant cette affaire. <br />
<br />
Elle ne sait en effet pas qu&#39;Anatole fait partie d&#39;un réseau secret, dirigé par un certain Shrek, qui s&#39;est promis de renverser la vieille Primogène pour la remplacer par quelqu&#39;un de plus moderne. <br />
Mais ce qu&#39;Anatole lui-même ignore, c&#39;est que Shrek est sous les ordres de Cosimo Santi, le très ambitieux chef des Vrais Lasombra de Paris... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_demoniaque.gif" alt="ayame" title="ayame" class="smilie smilie_132" /><br />
<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Comment les Camaristes parisiens vont-ils se comporter avec ces vampires étrangers, les Cathéens ? <br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Le réseau Shrek parviendra t-il à ses fins avant d&#39;être découvert ?<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Que manigancent les Lasombra d&#39;Alfredo ? <br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> François Loren découvrira t-il la vérité sur Montaigu ?<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Quels buts poursuit donc Cosimo Santi ?<br />
<br />
<br />
<br />
Nous aurons peut-être quelques réponses à ces questions dans le prochain épisode :<br />
<br />
<br />
<span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">II - SHREKNET PARANOIA</span></span></span><br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Résumé de l&#39;épisode précédent</span></span><br />
<br />
Une délégation de Cathéens, les Vampires d&#39;Orient, vient d&#39;arriver à Paris, conduite par un certain monsieur Wang. Ils sont accueillis à Roissy par le Sénéchal Lucinius et le Primogène Loren. <br />
Mais sur le chemin du retour, Anatole, le Nosferatu chargé de la sécurité informatique, signale un incident du côté du village suisse. Etant près de là, les Lasombra Graziella de Valori et Camille sont envoyés inspecter les lieux. Ils découvrent deux cadavres humains, et voient s&#39;enfuir une forme à moitié invisible. <br />
<br />
Dans le même temps, Anatole a été engagé par Graziella de Valori pour retrouver un certain Augustin. Le Nosferatu découvre vite que cet Augustin serait en torpeur depuis les années 70, et qu&#39;il n&#39;y est pas entré tout seul... <br />
Quant à François Loren, il a rencontré en secret Alfredo, le chef des Lasombra sabbatiques de l&#39;est parisien. Celui-ci voulait la peau d&#39;un des Antitribus, mais quand François Loren lui parle au détour d&#39;une phrase de Sire Roméo de Montaigu, Alfredo est soudain très interessé par ce personnage. Intrigué, François Loren commence lui aussi à mener des recherches sur Montaigu.<br />
<br />
La délégation officielle des Kuei-Jin arrivée au Louvre, on apprend que les deux crimes du village suisse se sont produits juste à la frontière d&#39;un territoire de dame Yvonne, la Primogène Nosferatu. Celui qui s&#39;est enfui ne serait autre que Bertrand, l&#39;un de ses proches. <br />
Dame Yvonne crie à la conspiration, et tous les couloirs du Louvre bruissent déjà des rumeurs concernant cette affaire. <br />
<br />
Elle ne sait en effet pas qu&#39;Anatole fait partie d&#39;un réseau secret, dirigé par un certain Shrek, qui s&#39;est promis de renverser la vieille Primogène pour la remplacer par quelqu&#39;un de plus moderne. <br />
Mais ce qu&#39;Anatole lui-même ignore, c&#39;est que Shrek est sous les ordres de Cosimo Santi, le très ambitieux chef des Vrais Lasombra de Paris... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_demoniaque.gif" alt="ayame" title="ayame" class="smilie smilie_132" /><br />
<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Comment les Camaristes parisiens vont-ils se comporter avec ces vampires étrangers, les Cathéens ? <br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Le réseau Shrek parviendra t-il à ses fins avant d&#39;être découvert ?<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Que manigancent les Lasombra d&#39;Alfredo ? <br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> François Loren découvrira t-il la vérité sur Montaigu ?<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Quels buts poursuit donc Cosimo Santi ?<br />
<br />
<br />
<br />
Nous aurons peut-être quelques réponses à ces questions dans le prochain épisode :<br />
<br />
<br />
<span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">II - SHREKNET PARANOIA</span></span></span><br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" />]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006 - #1 : Kuei-Jin, Kindred &amp; Machines]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=454</link>
			<pubDate>Mon, 07 Feb 2005 15:30:56 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=454</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, janvier 2006.</span><br />
<br />
La Régence d&#39;Aladax Lucinius s&#39;est terminée un an et demi auparavant, en mai 2004. Depuis, le Prince Ventrue Ibn-Azul règne sur Paris. Son infant, François Loren, siège au toujours au conseil du Primogène, et Lucinius a retrouvé ses fonctions de Sénéchal. Graziella n&#39;a pas siégé longtemps au conseil Primogène, puisqu&#39;elle était, depuis la mort de Massimo d&#39;Orsini, le membre unique de son clan... <br />
Heureusement, deux nouveaux fidèles Montano sont arrivés : le signor Cosimo Santi, ancienne eminence grise de Richelieu, et le beau Camille. Sans compter Condottiere, le beau chat noir du signor Santi. <br />
<br />
François Villon, destitué par le Primogène pour ses machinations, est toujours en torpeur, dans un profond sous-sol du Louvre. Son infant, Héléna, intrigue pour qu&#39;on lui enlève son pieu du coeur, et qu&#39;il retrouve son titre princier. <br />
La courte période de la Régence (novembre 2003 - mai 2004) est critiquée par les uns, admirée par les autres. Tout le monde s&#39;accorde à dire qu&#39;elle a changé beaucoup de choses à Paris, et fait sauter bien des tabous et des interdits sur les changements en politique -surtout si l&#39;on se souvient qu&#39;entre la fausse tombée en torpeur du Prince Villon, à Vienne, et sa destitution, il ne s&#39;est pas écoulé deux semaines. <br />
A présent, la Camarilla a retrouvé son cours ordinaire, mais plus que jamais, les complots couvent dans l&#39;ombre, et tout le monde pressent que la Régence pourrait engendrer un contrecoup important. <br />
En ce début d&#39;année, l&#39;évènement marquant est l&#39;arrivée prochaine d&#39;une délégation venue de la lointaine et mystérieuse Asie... <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">I - KUEI-JIN, KINDRED &amp;amp; MACHINES</span></span></span><br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">François Loren</span></span><br />
<br />
Ce soir-là, François Loren, Primogène Ventrue de Paris, fut convoqué de façon inattendue par un des pontes de son clan : Rudolf Vircenko, délégué du Cercle Intérieur des Ventrue en Europe. Même le Prince Ibn-Azul pouvait avoir à répondre de ses actes devant un tel personnage, introduit au coeur même de la forteresse du pouvoir du clan. <br />
Sire Vircenko avait l&#39;apparence d&#39;un mortel d&#39;une soixantaine d&#39;années. En réalité, Sire Loren savait qu&#39;il comptait de nombreux siècles de non-vie, et qu&#39;il avait assisté aux débuts de la Camarilla. Il était l&#39;un de ceux qui peuvent se dire que la Mascarade leur doit beaucoup, et que sans eux, la condition de bien des Vampires serait bien moins aisée. Un de ces personnages du dessus du panier, qui n&#39;accèdent à aucune reconnaissance publique, mais gardent leur quant à soi, et sourient quand des rebelles Brujah ou Gangrel critiquent le pouvoir en place, qui les protège et leur permet de se plaindre. <br />
- Asseyez-vous donc, Sire Loren. <br />
- C&#39;est un grand plaisir pour moi, d&#39;être reçu par une si haute autorité de la Camarilla, Sire Vircenko. <br />
- Comment va votre Sire, le Prince Ibn-Azul ? et la Camarilla parisienne ?<br />
- Ma foi, les choses se passent calmement depuis l&#39;avènement du Prince. Notre clan a bien pris possession des organes du pouvoir, et nous contrôlons la situation. Bien sûr, les Toreador sont toujours les plus nombreux, mais la passation de pouvoir s&#39;est effectuée sans difficulté. <br />
- Très bien. Vous me voyez ravi, et tout le Cercle Intérieur avec moi, de cette victoire historique pour notre clan. Nous avons conquis un des bastions des Toréador, c&#39;était inesperé il y a deux ans encore. Mais François Villon est allé trop loin dans les manigances. Il en a payé le prix fort. <br />
- Effectivement. Il a commis une erreur. <br />
- Bien... Dites-moi, Sire Loren, je sais que vous avez été nommé à votre poste grâce à l&#39;appui du père Laurent. <br />
- C&#39;est exact. <br />
- Oui, très bien, je vois... <br />
Sire Vircenko réfléchit un instant. <br />
- Bien, Sire Loren, vous savez sans doute déjà que nous avons réussi un tour de force : nous allons inviter en Europe toute une délégation de vampires Cathéens, nos cousins d&#39;Orient. Ils commenceront leur voyage par Paris. Grâce à la demande pressante de notre clan à Paris. <br />
- C&#39;est une belle victoire pour nous. <br />
- Tout à fait. La délégation comptera une vingtaine de membres, emmenés par un certain monsieur Wang. Il s&#39;agit du fondé de pouvoir, de l&#39;homme de confiance disons, de plusieurs grands seigneurs Cathéens, qui l&#39;ont chargé de traiter avec nous. Nous comptons sur vous pour assurer l&#39;accueil et la sécurité de la délégation pendant son séjour à Paris.<br />
- C&#39;est une grande responsabilité que vous me confiez. J&#39;assumerai bien sûr cette fonction pour le clan. Je vous assure que tout se passera bien pour monsieur Wang et ses suivants. <br />
- Très bien. Nous comptons sur vous, car nous savons que vous avez quelque peu voyagé, de par le passé, contrairement à bien des gens de la famille. Au Moyen-Orient, en particulier. <br />
- C&#39;est exact, avec Sire Ibn-Azul. <br />
- En effet. Si tout se passe bien avec les Cathéens, nous considérerons la possibilité d&#39;élargir notre territoire, et de pousser vers le Moyen-Orient, afin de créer une plateforme de contact avec l&#39;Extrême-Orient. Nous pensions à vous offrir quelques responsabilités dans un tel projet. <br />
- Bien évidemment. Je suis tout à fait prêt à m&#39;impliquer dans cet ambitieux projet. <br />
- Je savais que nous pouvions compter sur vous. Pour le moment, concentrez-vous sur les préparatifs de l&#39;accueil des Cathéens. Ils arrivent dans trois semaines. Soyez prêt. Et si tout se passe bien, nous reparlerons du Moyen-Orient. <br />
- Entendu, sire Vircenko. Tout sera prêt à temps. <br />
<br />
Sire Loren se leva, salua poliment et sortit du bureau de son supérieur. C&#39;était de grands projets qui pouvaient s&#39;offrir à lui, et pour très bientôt &#33; <br />
Il allait se mettre d&#39;arrache-pied à cette affaire. Manifestement, le Cercle Intérieur voulait le tester, pour savoir s&#39;il pourrait renouveler ses initiatives, comme pendant la Régence, et surmonter les difficultés de la nouveauté et de l&#39;imprévu. Mais il allait bien s&#39;occuper de monsieur Wang et des autres Cathéens. Il n&#39;y aurait aucun accroc. <br />
<br />
Sire Loren se fit raccompagner chez lui, dans son "manoir" : un hotel particulier, avenue Montaigne, derrière les Champs-Elysées. Son infant, James l&#39;attendait. L&#39;ancien domestique à l&#39;anglaise n&#39;avait pas beaucoup perdu de ses manières de larbin distingué. <br />
Loren s&#39;assit dans son salon, se fit servir à boire, et raconta son entrevue à James. <br />
- Une belle promotion en perspective pour vous, Sire. Permettez-moi de m&#39;en réjouir pour vous. <br />
- Nous allons préparer un bel accueil à Wang, tu vas voir &#33;<br />
- Pardonnez-moi, dit alors James, d&#39;un ton plus hésitant, mais je dois vous parler d&#39;un colis que nous avons reçu en début de nuit, à votre intention. J&#39;ai pris soin de le faire examiner par nos services de sécurité. Il n&#39;était pas piégé. Il s&#39;agit d&#39;une cassette vidéo. <br />
- Tiens donc &#33; <br />
- ... Le mieux serait encore que vous la visionniez, Sire, dit James avec inquiétude. <br />
<br />
L&#39;infant alluma le téléviseur, et mit en route le magnétoscope. L&#39;image, de mauvaise qualité, apparue à l&#39;écran. <br />
Une pièce, anonyme, peut-être une chambre d&#39;hôtel, avec un canapé, quelques meubles. La caméra posée face au canapé, mais personne assit dessus. Puis une voix : <br />
- Salut à toi, Sire Loren &#33; Tu me reconnais, j&#39;en suis sûr. <br />
Une voix sombre, avec un fond de dureté, malgré l&#39;air souriant et détaché. <br />
- Tu ne trouves pas que j&#39;ai eu une bonne idée de me filmer pour te dire bonjour, alors que malheureusement, je ne "passe" pas à l&#39;écran... C&#39;est bien moi, Alfredo, clan Lasombra. Ca fait une paille, dis-moi. Déjà plus d&#39;un an, hein... La dernière fois qu&#39;on s&#39;est vus, ça devait être... pour l&#39;affaire d&#39;Orsini, c&#39;est ça ?... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/Swann.gif" alt="Swann" title="Swann" class="smilie smilie_205" /> Tu t&#39;en souviens ? Comme c&#39;est dommage qu&#39;au bout du compte, on ait pas goûté à son sang. Pourtant, tu nous l&#39;avais promis... Du coup, on attend toujours de compter à quelqu&#39;un de sa lignée, tu vois... Tu te souviens que nous, on est allés te débarrasser des Tzymisce, qui devenaient si encombrants ? On aimerait bien un petit geste de ta part du même genre. Oh, évidemment, on ne te demande pas de nous livrer quelqu&#39;un. Il suffirait de faire comme avec d&#39;Orsini : demander à quelqu&#39;un de quitter  Paris, et là, nous on s&#39;en occupera... On a attendu deux ans, alors on peut attendre un peu plus. Disons qu&#39;on va te laisser une semaine de réflexion. Après quoi, décidément je ne pourrai plus tenir mes hommes. Ils ont tellement soif... et le sang de ces traîtres est tellement délicieux. Si tu ne nous donnais pas une réponse satisfaisante d&#39;ici là, il est possible qu&#39;on ait à choisir nous-mêmes notre proie, tu comprends. Et là, on choisira quelqu&#39;un sans te le dire, Sire Loren, et c&#39;est pas sûr qu&#39;on respecte tout à fait les règles de votre Mascarade... C&#39;est comme ça. Allez, à bientôt, et mes amitiés à tous tes fidèles alliés... <br />
<br />
La vidéo s&#39;arrêta là. <br />
- Eh bien, James, qu&#39;en penses-tu ? dit Loren après un moment de réflexion.<br />
- J&#39;en pense, Sire, que nous ne pouvons pas céder à cet odieux chantage. Mais par ailleurs, il est vrai qu&#39;il était délicat de traiter avec eux, voici plus d&#39;un an. La situation est délicate. <br />
- Effectivement, James, effectivement... C&#39;est pourquoi tu vas m&#39;obtenir un rendez-vous avec ce Sire Alfredo Lasombra. Nous sommes lundi soir : pour après-demain, ce serait parfait. <br />
- Très bien, Sire. <br />
- Quant à moi, je vais m&#39;occuper de prévenir les intéressés, à commencer par Graziella de Valori. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Le vendredi soir suivant, au bar du Ritz, place Vendome, François Loren était attablé seul, à attendre la signora, qui comptabilisait déjà une bonne heure de retard. La belle Lasombra arriva enfin, ces beaux habits noirs, légers et luisants comme si des reflets de lune frappaient les facettes d&#39;un diamant noir. Elle vint s&#39;asseoir devant Sire Loren, non sans avoir attiré les regards de plus d&#39;une personne dans la salle, non seulement les humains mais quelques Toreador habitués des lieux. <br />
- Bonsoir à vous, signora de Valori. <br />
- Bonsoir à vous, signor Loren, répondit l&#39;Italienne, avec son inimitable et si délicieux accent, soigneusement entretenu pour séduire les Français. <br />
Après quelques phrases de politesse convenue, Sire Loren expliqua à la belle (et véritable <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/aloy.gif" alt="Aloy" title="Aloy" class="smilie smilie_119" /> ) Lasombra les raisons de cette invitation. Il parla de la cassette envoyée par Alfredo Lasombra, puis des termes du chantage. En entendant parler de ces gens-là, Graziella prit aussitôt une mine sombre, de celle qu&#39;on affiche quand on entend parler des projets de vos ennemis jurés. <br />
- J&#39;ai arrangé une entrevue avec Alfredo, continua Loren, qui s&#39;est tenue il y a mercredi soir, à Lognes, dans l&#39;est de Paris... enfin bref, dans une banlieue perdue, peu importe. Evidemment, j&#39;ai refusé net de vendre un membre de la Camarilla. Il n&#39;était pas question d&#39;entrer dans les termes de leur chantage. <br />
- Je vous en remercie, Sire Loren. <br />
- C&#39;est tout naturel. Il n&#39;est pas question que je cède d&#39;un pouce sur ce terrain. Finalement, ils ont eu l&#39;air d&#39;oublier leur demande. Mais c&#39;est parce que nous avons évoqué le nom de l&#39;assassin d&#39;Orsini, vous vous souvenez ?<br />
- Oui, tout à fait, dit la signora de Valori, une pointe de gêne dans la voix. <br />
- Il s&#39;appelait Roméo de Montaigu, n&#39;est-ce pas ? Cette affaire m&#39;était complétement sortie de la tête depuis la fin de la Régence, mais en parlant, cela m&#39;est revenu. <br />
<br />
"Roméo de Montaigu, hein ?...."<br />
Loren se souvenait bien de l&#39;air mauvais et sarcastique d&#39;Alfredo, dans cette chambre d&#39;hôtel de Lognes, quand il avait évoqué le responsable de la mort de Massimo d&#39;Orsini. <br />
"Il vous a dit qu&#39;il s&#39;appelait Roméo de Montaigu, il aurait pu aussi bien dire : Mickey Mouse &#33;"<br />
<br />
- Je lui ai dit que je ne le connaissais pas bien, à vrai dire, ce Roméo de Montaigu. Je lui ai juste dit ce que je savais, en toute bonne foi. Qu&#39;il était grand et noir. Et d&#39;un coup, cela a paru les intéresser fortement. Au point qu&#39;ils en ont oublié d&#39;Orsini, et qu&#39;ils ont paru grandement impatient de mettre la main sur ce Montaigu... A vrai dire, je pense que Sire Montaigu est quelqu&#39;un d&#39;avisé, et qu&#39;il n&#39;aura pas de mal à tromper le Sabbat. Mais tout de même, c&#39;est étrange... <br />
- En effet, dit Graziella, c&#39;est sans doute qu&#39;ils lui en veulent particulièrement. <br />
- Enfin &#33;... soupira Loren, pour le moment, la menace Lasombra est écartée, c&#39;est l&#39;essentiel. Souhaitons bon courage à Montaigu. D&#39;ailleurs, vous n&#39;oubliez pas que demain soir, nous sommes invités à une soirée du Sénéchal. Je n&#39;ai pas beaucoup vu ce bon Lucinius depuis longtemps. L&#39;occasion de parler avec lui. <br />
- C&#39;est vrai. Le Sénéchal est très occupé en ce moment, avec l&#39;arrivée des Kuei-Jin. Il n&#39;a plus un moment à lui. Je suis impatiente de le revoir. <br />
- Ce sera l&#39;occasion de lui demander ce qu&#39;il sait sur Sire Montaigu. Aux dernières nouvelles, il semblait bien le connaître, si vous vous souvenez... <br />
- Oui, en effet, admit Graziella, un peu à contrecoeur.<br />
 <br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Le lendemain soir, au Louvre, la réception du Sénéchal Lucinius battait son plein. Le Tout-Paris était venu là, comme les abeilles vers le miel, ou les papillons de nuit vers la lumière. Toutes les Harpies bourdonnaient d&#39;essaims de rumeurs, les membres du Primogène discutaient entre eux comme des gens d&#39;importance, les nouveaux-venus étaient éblouis par ce monde, et espéraient déjà, avec leurs canines qui rayaient le parquet ciré, s&#39;y tailler une place en virant les autres des sièges importants. Loren remarqua que le Sénéchal était en grande conversation, un peu à l&#39;écart, avec une très belle femme, à l&#39;air digne et distant, et que Graziella broyait du noir en observant le couple. <br />
Un peu plus tard, alors que lui et Graziella engageaient la conversation avec Lucinius, saluant leur ami avec qui ils n&#39;avaient pas parlé depuis longtemps, Loren fut accosté par un des membres de la coterie de son Sire, un Malkavien, déjà rencontré au cours des pérégrinations dans le monde. L&#39;importun, nommé François-Joseph s&#39;inclina bien bas devant le Sénéchal et devant la signora de Valori, de manière presque obséquieuse. Lucinius et Graziella toisèrent de haut ce fâcheux, et laissèrent poliment Loren discuter avec lui -c&#39;était sans doute plus important. :P<br />
Le prétendu Malkavien ne tarda pas à dévoiler son jeu: c&#39;était en réalité un Nosferatu bien déguisé derrière un masque magique. Il avait pris l&#39;apparence du Malkavien de manière convaincante, suffisamment en tous cas pour ne pas éveiller le soupçon des pourtant paranoïaques gorilles Brujah à l&#39;entrée. Olaf le Gangrel, garde du corps de Loren, posté contre un mur, à quelques distances de Loren, remarqua le manège de ce nouveau-venu, et comme il ne reconnaissait pas son ami le Malkavien François-Joseph, fit signe à son patron. Mais Loren dit qu&#39;il ne s&#39;agissait de rien de grave, et signala qu&#39;on pouvait laisser ressortir ce plaisantin sans lui faire d&#39;ennui. Bud le Brujah s&#39;empressa de lui montrer la sortie, regrettant de ne pas passer un moment dans la salle d&#39;interrogatoire avec lui...<br />
- Un problème, Sire Loren ? demanda Olaf une fois que l&#39;importun fût sorti du Louvre.<br />
- Non, rien d&#39;inquiétant, répondit Loren. Ce prétendu Malkavien était juste un Nosfératu qui venait se renseigner au sujet de la sécurité de nos invités Kuei-Jin. J&#39;ai fait passer le message, la semaine dernière, que je voulais un responsable de la sécurité, pour l&#39;accueil des Asiatiques, et ce Rat d&#39;Egout s&#39;est présenté, et m&#39;a prouvé qu&#39;il avait des talents en matière de dissimulation et de sécurité. Voilà tout. <br />
- Vous comptez l&#39;engager ? <br />
- Pourquoi pas ? S&#39;il a pu tromper Bud et Terence Brujah, il pourra sans doute défendre nos invités contre des malveillants Lasombra. Il n&#39;est pas impossible qu&#39;Alfredo Lasombra et sa clique veuillent s&#39;en prendre aux Kuei-Jin pour se venger de nous... <br />
<br />
La fin de soirée se passa sans autre incident. Graziella et Loren purent parler un moment en tête à tête avec le Sénéchal. Le Ventrue signala les incidents récents, et amena la question de Sire Roméo de Montaigu. Aussitôt, Lucinius s&#39;empressa d&#39;être évasif, distrait, de répondre à côté, d&#39;assurer que tout allait bien pour lui, qu&#39;il voyageait de-ci, de-là, qu&#39;il n&#39;y avait sans doute pas trop à craindre pour lui. <br />
- Et s&#39;il vient à Paris, soyez sûr que nous le saurons en avance, que nous le préviendrons des manigances de cet Alfredo, et que nous assurerons sa protection. Et maintenant, si vous voulez bien m&#39;excuser, je dois m&#39;entretenir avec la cantatrice Sophie... <br />
<br />
La nuit se termina par un petit concert impromptu. La belle Sophie, dont on murmurait qu&#39;elle était la favorite du Sénéchal, enchanta l&#39;auditoire, accompagnée de Graziella au piano, toujours très "nocturne", et de François Loren au violon -le Primogène faisant ce soir-là ses débuts en public comme musicien, et étonnant l&#39;auditoire restreint (celui de la fin de nuit), qui ne lui connaissait pas ces dons. <br />
La plupart des Toréadors entrèrent en transe, conquis par tant de beauté grâce à ce trio, et Lucinius, en raccompagnant le Ventrue et la Lasombra, les remercia chaudement pour ce récital, leur faisant promettre de recommencer très bientôt. <br />
François Loren, ce soir-là, garda pourtant la frustration de n&#39;en avoir pas appris plus sur Roméo de Montaigu. Même Lucinius ne voulait rien dire... <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Pendant les deux semaines qui suivirent, Loren s&#39;attacha à préparer l&#39;arrivée de la délégation des Cathéens, en collaboration avec Sergio le Brujah, et ce Nosfératu qui s&#39;était introduit dans la soirée, et qui répondait au pseudonyme de "Lapin de Garenne." Il était très laid, mais était manifestement très compétent dans son domaine : l&#39;informatique, la sécurité des réseaux, les télécommunications etc. Il était à la pointe du progrès en la matière. Par chance, Sergio n&#39;apprit pas que c&#39;était à ce Lapin qu&#39;il avait eu à faire pendant la réception du Sénéchal, sans quoi leur collaboration n&#39;aurait peut-être pas été aussi bonne... <br />
Dans le même temps, Loren se renseigna à plusieurs reprises sur ce Roméo de Montaigu, qui décidément l&#39;intéressait beaucoup. Lors d&#39;une entrevue avec Sire Ibn-Azul, il eut quelques éclaircissements : <br />
- Mon infant, Sire Montaigu est quelqu&#39;un de très ancien, d&#39;avant même la Camarilla. Nous nous devons de protéger sa sécurité. Même moi, je ne suis pas autorisé à vous en apprendre plus sur lui. En tant que Prince, j&#39;ai toute autorité sur mon domaine, et cela va, indirectement, jusqu&#39;aux mortels. Mais je suis à la frontière de deux sortes de mondes bien différents. Au-dessus de moi, ce sont des cercles du pouvoir qui s&#39;étendent sur des siècles, et le monde entier. D&#39;eux je reçois parfois quelques instructions, et je ne peux que m&#39;y plier. Et j&#39;ai reçu de telles instructions à propos de Sire Montaigu. <br />
"Il s&#39;agit d&#39;un secrêt d&#39;Etat. Ni moi, ni le Sénéchal, ni personne n&#39;est autorisé à parler sur ce sujet. <br />
- Très bien, Sire, je comprends... <br />
- A ce propos, vous avez rencontré l&#39;envoyé du Cercle Intérieur, Sire Vircenko ?<br />
- Oui, c&#39;est exact. <br />
- Bien, je sais qu&#39;il compte sur vous pour préparer toute la sécurité de nos invités Cathéens. C&#39;est une marque de confiance importante, ne laissez pas passer cette opportunité. <br />
- Je ferai de mon mieux pour que tout se passe bien. J&#39;ai déjà engagé les services du clan Nosfératu, et je travaille également avec la sécurité Brujah. <br />
- C&#39;est parfait. Je me suis entretenu avec le père Laurent, il y a peu de temps. Nous reparlions de l&#39;année passée. Il ne me l&#39;aurait jamais dit ouvertement, mais je pense que beaucoup vous reprochent vos réformes, pendant la Régence. C&#39;était le père Laurent qui vous avait poussé à devenir Primogène à l&#39;époque. <br />
- Oui, il pensait sans doute que je serais son poulain, mais je me suis affranchi de son autorité directe, en cette période de crise importante. <br />
- Si justes et bonnes qu&#39;aient été vos mesures, ils vous en voudront toujours, du simple fait que vous ayez accompli des réformes, et que vous ayez... comment dire : secouer la barque ? Vous comprenez ?<br />
- Tout à fait. Mais il était nécessaire de prendre des mesures fortes. <br />
- S&#39;il y a une chose que le clan Ventrue a du mal à digérer, ce sont justement les réformes. C&#39;est le fardeau des gens comme vous et moi qui changeons les choses d&#39;assumer le ressentiment des plus conservateurs. <br />
- Je comprends, Sire. <br />
Loren sortit de cette réunion, à la fois troublé, mais aussi réaffermi dans ses projets. S&#39;il avait le soutien du Prince de Paris, rien ne pourrait véritablement freiner ses ambitions &#33;<br />
<br />
Deux semaines plus tard, à l&#39;aéroport Roissy-Charles de Gaulle, vers onze heures du soir, une délégation de la Camarilla parisienne attendait dans le grand hall. Il y avait là le Sénéchal Lucinius, Sire Loren, plusieurs courtisans admis à cette réception, ainsi que la sécurité Brujah, sous les ordres de Sergio, et sans compter les Nosferatu disposés dans l&#39;aéroport, qui surveillaient tout par vidéo. <br />
L&#39;avion en provenance de Séoul <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">via</span> Bombay se posa sur la piste, et peu après, une délégation d&#39;Asiatiques avançait dans le hall. Il y avait là une quinzaine de gardes du corps, lunettes noires et oreillette, costume impeccable ; ils entouraient un petit homme qui marchait légérement devant eux : un Cathéen ayant l&#39;apparence de la cinquantaine, mince, lunettes à gros foyers, portant une malette menottée à son poignet. Il ressemblait à des millions d&#39;autres hommes d&#39;affaires de l&#39;Asie du sud-est. Monsieur Wang, représentant des plus puissants seigneurs d&#39;Orient, venait de poser le pied en France. <br />
Lucinius s&#39;avanca avec Loren, et saluèrent longuement leur invité, prononçant les quelques phrases de coréen qu&#39;ils avaient apprises. On se serra la main pendant quelques minutes, on s&#39;inclina plusieurs fois, on se souhaita toutes les meilleures choses du monde. Pendant ce temps, Brujah et Cathéens s&#39;affrontaient du regard, tous bras croisés, solides et droits, cherchant le moindre signe de vacillement du camp opposé. Loren fit un pas en arrière et laissa Lucinius continuait les politesses rituelles. Sergio fit signe au Ventrue que tout allait bien : Lapin de Garenne confirmait que tout était au vert quant à la sécurité. <br />
Les groupes de vampires de l&#39;Ouest et de l&#39;Est se dirigèrent vers les colonnes de limousines noires, blindées, pimpantes chromées, qui attendaient à l&#39;extérieur, gardées par les Brujah sur leur 31. Quelques touristes observèrent ce manège, en pleine nuit, et on pesta encore une fois sur les autorités qui ne se refusaient aucun luxe et qui dépensaient des millions pour leurs cérémonies plutôt que d&#39;en faire profiter tous les contribuables &#33; <br />
<br />
Le convoi des limousines se mit en marche. <br />
Lucinius, Loren et monsieur Wang montèrent dans la voiture du milieu du convoi, pendant que les autres véhicules se remplissaient des gardes du corps d&#39;Asie et d&#39;Europe, à eux tous une garde plus dangereuse qu&#39;une meute de lupins en liberté -des bêtes fauves dans de luxueuses voitures capitonnées. <br />
Dans la limousine du milieu, Lucinius continuait les bavardages de politesse, l&#39;essentiel étant de parler le plus possible, sans aller jusqu&#39;à indisposer l&#39;honorable Cathéen. Celui-ci se montrait très poli, et très décidé à sacrifier aux politesses rituelles. Pendant ce temps, Loren restait à l&#39;écoute de son oreillette, relié en permanence à Sergio et au Lapin de Garenne. Celui-ci, installé dans son repaire sous le cimetière Montparnasse, gérait en temps réel tout le suivi du parcours. <br />
Le convoi ne tarda pas à arriver à la porte de la Chapelle, et s&#39;engagea sur le boulevard d&#39;Ornano. Loren entendit qu&#39;on signalait un léger incident du côté de la Butte aux Cailles. Un nouveau-né avait été appréhendé, et neutralisé. <br />
Peu après, Lapin de Garenne signala un incident près des galeries d&#39;antiquaires du village suisse. Lucinius en fut averti par son oreillette, et aussitôt, décida qu&#39;il était urgent de montrer à monsieur Wang la butte de Montmartre &#33;<br />
- Have you ever seen Montmartre ? a typically Parisian place &#33; Maybe you know la Place du Tertre and its famous painters ? Have you seen Amélie Poulain ? Aristide Bruant, la Belle Epoque ? It&#39;s such a beautiful place &#33; Come come &#33; you must see it &#33; <br />
Monsieur Wang prit son air le plus aimable et le plus intéressé. Les limousines stoppèrent au pied de la butte. Le Cathéen n&#39;avait pas mis le pied par terre que dix gardes du corps le cernait. Du coup, Lucinius avait bien du mal à faire voir à son invité quoi que ce soit de Montmartre, mais l&#39;essentiel était d&#39;y croire &#33; <br />
Pendant ce temps, Loren apprenait qu&#39;on venait d&#39;égorger un humain dans la rue, près du village suisse. C&#39;était les Lasombra Graziella de Valori et Camille qui avaient découverts les cadavres. Des goules étaient déjà sur place, et rapidement l&#39;incident fut réglé. <br />
On remonta dans les voitures, et peu après, on signalait une deuxième victime, égorgée chez elle, non loin de la première. Aussitôt, Lucinius décida que, vraiment, on ne pouvait pas passer près de l&#39;opéra sans montrer le magnifique palais Garnier à monsieur Wang &#33; <br />
- Do you like music, mister Wang ? Mozart, Lulli, Rameau ? We play them everynight here &#33; If you like Baroque or classical music, I will have it played for you whenever you wish &#33; I know a superb singer, she can sing all you want &#33; She&#39;s wonderful &#33;<br />
Monsieur Wang ne cessait de remercier le Sénéchal de toutes ces propositions, pendant que les gardes du corps faisaient mauvaise mine devant ces imprévus, et que les Brujah leur lançaient de grands sourires en murmurant des injures racistes sur les faces de citron et les chinetoques qui viennent nous envahir... <br />
<br />
Enfin, l&#39;incident du village suisse fut déclaré clos. Aussitôt, Lucinius ordonna qu&#39;on se rende au Louvre. Depuis cinq minutes, il débitait tant qu&#39;il pouvait mille propos sur la musique, Paris, les haïkus, la Corée du sud, et il commençait à fatiguer de devoir faire le pitre. <br />
Les limousines entrèrent enfin dans les sous-sols du Louvre. Monsieur Wang fut accueilli par Balthazar, le gardien de l&#39;Elysium, et invité dans les bureaux du Prince Ibn-Azul. Aussitôt qu&#39;il les eut quitté, Lucinius soupira de soulagement. <br />
Il rejoignit dans un des grands salons de réception Graziella de Valori et François Loren, qui sortait d&#39;une petite entrevue avec dame Yvonne. <br />
- Je crois qu&#39;elle avait encore un train de retard sur cette histoire, dit le Ventrue. Apparemment, un de ses proches, Bertrand, a été filmé non loin des lieux du crime. Des vidéos amateurs circulent déjà sur Internet. C&#39;est compromettant pour elle. <br />
<br />
Loren souriait encore de l&#39;embarras dans lequel il avait plongé dame Yvonne en allant aussitôt la voir. C&#39;était au moins la troisième fois qu&#39;elle était en retard quant aux informations cruciales, et son poste de Primogène devenait vacillant. <br />
Mais maintenant que les Cathéens étaient dans la place, il fallait tourner toute son attention vers eux. Loren salua le Sénéchal et la signora de Valori, puis rejoignit ses quartiers pour superviser la suite du séjour des Asiatiques. <br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">A suivre...</span><br />
<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Que s&#39;est-il passé au village suisse ?... <br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Quels secrets se cachent derrière la défaillance de dame Yvonne ?...<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Vous le saurez en lisant la 2e partie de cette aventure : <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Anatole, Lapin de Garenne</span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Paris, janvier 2006.</span><br />
<br />
La Régence d&#39;Aladax Lucinius s&#39;est terminée un an et demi auparavant, en mai 2004. Depuis, le Prince Ventrue Ibn-Azul règne sur Paris. Son infant, François Loren, siège au toujours au conseil du Primogène, et Lucinius a retrouvé ses fonctions de Sénéchal. Graziella n&#39;a pas siégé longtemps au conseil Primogène, puisqu&#39;elle était, depuis la mort de Massimo d&#39;Orsini, le membre unique de son clan... <br />
Heureusement, deux nouveaux fidèles Montano sont arrivés : le signor Cosimo Santi, ancienne eminence grise de Richelieu, et le beau Camille. Sans compter Condottiere, le beau chat noir du signor Santi. <br />
<br />
François Villon, destitué par le Primogène pour ses machinations, est toujours en torpeur, dans un profond sous-sol du Louvre. Son infant, Héléna, intrigue pour qu&#39;on lui enlève son pieu du coeur, et qu&#39;il retrouve son titre princier. <br />
La courte période de la Régence (novembre 2003 - mai 2004) est critiquée par les uns, admirée par les autres. Tout le monde s&#39;accorde à dire qu&#39;elle a changé beaucoup de choses à Paris, et fait sauter bien des tabous et des interdits sur les changements en politique -surtout si l&#39;on se souvient qu&#39;entre la fausse tombée en torpeur du Prince Villon, à Vienne, et sa destitution, il ne s&#39;est pas écoulé deux semaines. <br />
A présent, la Camarilla a retrouvé son cours ordinaire, mais plus que jamais, les complots couvent dans l&#39;ombre, et tout le monde pressent que la Régence pourrait engendrer un contrecoup important. <br />
En ce début d&#39;année, l&#39;évènement marquant est l&#39;arrivée prochaine d&#39;une délégation venue de la lointaine et mystérieuse Asie... <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">VAMPIRE 2006</span><br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size">I - KUEI-JIN, KINDRED &amp;amp; MACHINES</span></span></span><br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="font-size: 4pt;" class="mycode_size">François Loren</span></span><br />
<br />
Ce soir-là, François Loren, Primogène Ventrue de Paris, fut convoqué de façon inattendue par un des pontes de son clan : Rudolf Vircenko, délégué du Cercle Intérieur des Ventrue en Europe. Même le Prince Ibn-Azul pouvait avoir à répondre de ses actes devant un tel personnage, introduit au coeur même de la forteresse du pouvoir du clan. <br />
Sire Vircenko avait l&#39;apparence d&#39;un mortel d&#39;une soixantaine d&#39;années. En réalité, Sire Loren savait qu&#39;il comptait de nombreux siècles de non-vie, et qu&#39;il avait assisté aux débuts de la Camarilla. Il était l&#39;un de ceux qui peuvent se dire que la Mascarade leur doit beaucoup, et que sans eux, la condition de bien des Vampires serait bien moins aisée. Un de ces personnages du dessus du panier, qui n&#39;accèdent à aucune reconnaissance publique, mais gardent leur quant à soi, et sourient quand des rebelles Brujah ou Gangrel critiquent le pouvoir en place, qui les protège et leur permet de se plaindre. <br />
- Asseyez-vous donc, Sire Loren. <br />
- C&#39;est un grand plaisir pour moi, d&#39;être reçu par une si haute autorité de la Camarilla, Sire Vircenko. <br />
- Comment va votre Sire, le Prince Ibn-Azul ? et la Camarilla parisienne ?<br />
- Ma foi, les choses se passent calmement depuis l&#39;avènement du Prince. Notre clan a bien pris possession des organes du pouvoir, et nous contrôlons la situation. Bien sûr, les Toreador sont toujours les plus nombreux, mais la passation de pouvoir s&#39;est effectuée sans difficulté. <br />
- Très bien. Vous me voyez ravi, et tout le Cercle Intérieur avec moi, de cette victoire historique pour notre clan. Nous avons conquis un des bastions des Toréador, c&#39;était inesperé il y a deux ans encore. Mais François Villon est allé trop loin dans les manigances. Il en a payé le prix fort. <br />
- Effectivement. Il a commis une erreur. <br />
- Bien... Dites-moi, Sire Loren, je sais que vous avez été nommé à votre poste grâce à l&#39;appui du père Laurent. <br />
- C&#39;est exact. <br />
- Oui, très bien, je vois... <br />
Sire Vircenko réfléchit un instant. <br />
- Bien, Sire Loren, vous savez sans doute déjà que nous avons réussi un tour de force : nous allons inviter en Europe toute une délégation de vampires Cathéens, nos cousins d&#39;Orient. Ils commenceront leur voyage par Paris. Grâce à la demande pressante de notre clan à Paris. <br />
- C&#39;est une belle victoire pour nous. <br />
- Tout à fait. La délégation comptera une vingtaine de membres, emmenés par un certain monsieur Wang. Il s&#39;agit du fondé de pouvoir, de l&#39;homme de confiance disons, de plusieurs grands seigneurs Cathéens, qui l&#39;ont chargé de traiter avec nous. Nous comptons sur vous pour assurer l&#39;accueil et la sécurité de la délégation pendant son séjour à Paris.<br />
- C&#39;est une grande responsabilité que vous me confiez. J&#39;assumerai bien sûr cette fonction pour le clan. Je vous assure que tout se passera bien pour monsieur Wang et ses suivants. <br />
- Très bien. Nous comptons sur vous, car nous savons que vous avez quelque peu voyagé, de par le passé, contrairement à bien des gens de la famille. Au Moyen-Orient, en particulier. <br />
- C&#39;est exact, avec Sire Ibn-Azul. <br />
- En effet. Si tout se passe bien avec les Cathéens, nous considérerons la possibilité d&#39;élargir notre territoire, et de pousser vers le Moyen-Orient, afin de créer une plateforme de contact avec l&#39;Extrême-Orient. Nous pensions à vous offrir quelques responsabilités dans un tel projet. <br />
- Bien évidemment. Je suis tout à fait prêt à m&#39;impliquer dans cet ambitieux projet. <br />
- Je savais que nous pouvions compter sur vous. Pour le moment, concentrez-vous sur les préparatifs de l&#39;accueil des Cathéens. Ils arrivent dans trois semaines. Soyez prêt. Et si tout se passe bien, nous reparlerons du Moyen-Orient. <br />
- Entendu, sire Vircenko. Tout sera prêt à temps. <br />
<br />
Sire Loren se leva, salua poliment et sortit du bureau de son supérieur. C&#39;était de grands projets qui pouvaient s&#39;offrir à lui, et pour très bientôt &#33; <br />
Il allait se mettre d&#39;arrache-pied à cette affaire. Manifestement, le Cercle Intérieur voulait le tester, pour savoir s&#39;il pourrait renouveler ses initiatives, comme pendant la Régence, et surmonter les difficultés de la nouveauté et de l&#39;imprévu. Mais il allait bien s&#39;occuper de monsieur Wang et des autres Cathéens. Il n&#39;y aurait aucun accroc. <br />
<br />
Sire Loren se fit raccompagner chez lui, dans son "manoir" : un hotel particulier, avenue Montaigne, derrière les Champs-Elysées. Son infant, James l&#39;attendait. L&#39;ancien domestique à l&#39;anglaise n&#39;avait pas beaucoup perdu de ses manières de larbin distingué. <br />
Loren s&#39;assit dans son salon, se fit servir à boire, et raconta son entrevue à James. <br />
- Une belle promotion en perspective pour vous, Sire. Permettez-moi de m&#39;en réjouir pour vous. <br />
- Nous allons préparer un bel accueil à Wang, tu vas voir &#33;<br />
- Pardonnez-moi, dit alors James, d&#39;un ton plus hésitant, mais je dois vous parler d&#39;un colis que nous avons reçu en début de nuit, à votre intention. J&#39;ai pris soin de le faire examiner par nos services de sécurité. Il n&#39;était pas piégé. Il s&#39;agit d&#39;une cassette vidéo. <br />
- Tiens donc &#33; <br />
- ... Le mieux serait encore que vous la visionniez, Sire, dit James avec inquiétude. <br />
<br />
L&#39;infant alluma le téléviseur, et mit en route le magnétoscope. L&#39;image, de mauvaise qualité, apparue à l&#39;écran. <br />
Une pièce, anonyme, peut-être une chambre d&#39;hôtel, avec un canapé, quelques meubles. La caméra posée face au canapé, mais personne assit dessus. Puis une voix : <br />
- Salut à toi, Sire Loren &#33; Tu me reconnais, j&#39;en suis sûr. <br />
Une voix sombre, avec un fond de dureté, malgré l&#39;air souriant et détaché. <br />
- Tu ne trouves pas que j&#39;ai eu une bonne idée de me filmer pour te dire bonjour, alors que malheureusement, je ne "passe" pas à l&#39;écran... C&#39;est bien moi, Alfredo, clan Lasombra. Ca fait une paille, dis-moi. Déjà plus d&#39;un an, hein... La dernière fois qu&#39;on s&#39;est vus, ça devait être... pour l&#39;affaire d&#39;Orsini, c&#39;est ça ?... <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/Swann.gif" alt="Swann" title="Swann" class="smilie smilie_205" /> Tu t&#39;en souviens ? Comme c&#39;est dommage qu&#39;au bout du compte, on ait pas goûté à son sang. Pourtant, tu nous l&#39;avais promis... Du coup, on attend toujours de compter à quelqu&#39;un de sa lignée, tu vois... Tu te souviens que nous, on est allés te débarrasser des Tzymisce, qui devenaient si encombrants ? On aimerait bien un petit geste de ta part du même genre. Oh, évidemment, on ne te demande pas de nous livrer quelqu&#39;un. Il suffirait de faire comme avec d&#39;Orsini : demander à quelqu&#39;un de quitter  Paris, et là, nous on s&#39;en occupera... On a attendu deux ans, alors on peut attendre un peu plus. Disons qu&#39;on va te laisser une semaine de réflexion. Après quoi, décidément je ne pourrai plus tenir mes hommes. Ils ont tellement soif... et le sang de ces traîtres est tellement délicieux. Si tu ne nous donnais pas une réponse satisfaisante d&#39;ici là, il est possible qu&#39;on ait à choisir nous-mêmes notre proie, tu comprends. Et là, on choisira quelqu&#39;un sans te le dire, Sire Loren, et c&#39;est pas sûr qu&#39;on respecte tout à fait les règles de votre Mascarade... C&#39;est comme ça. Allez, à bientôt, et mes amitiés à tous tes fidèles alliés... <br />
<br />
La vidéo s&#39;arrêta là. <br />
- Eh bien, James, qu&#39;en penses-tu ? dit Loren après un moment de réflexion.<br />
- J&#39;en pense, Sire, que nous ne pouvons pas céder à cet odieux chantage. Mais par ailleurs, il est vrai qu&#39;il était délicat de traiter avec eux, voici plus d&#39;un an. La situation est délicate. <br />
- Effectivement, James, effectivement... C&#39;est pourquoi tu vas m&#39;obtenir un rendez-vous avec ce Sire Alfredo Lasombra. Nous sommes lundi soir : pour après-demain, ce serait parfait. <br />
- Très bien, Sire. <br />
- Quant à moi, je vais m&#39;occuper de prévenir les intéressés, à commencer par Graziella de Valori. <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Le vendredi soir suivant, au bar du Ritz, place Vendome, François Loren était attablé seul, à attendre la signora, qui comptabilisait déjà une bonne heure de retard. La belle Lasombra arriva enfin, ces beaux habits noirs, légers et luisants comme si des reflets de lune frappaient les facettes d&#39;un diamant noir. Elle vint s&#39;asseoir devant Sire Loren, non sans avoir attiré les regards de plus d&#39;une personne dans la salle, non seulement les humains mais quelques Toreador habitués des lieux. <br />
- Bonsoir à vous, signora de Valori. <br />
- Bonsoir à vous, signor Loren, répondit l&#39;Italienne, avec son inimitable et si délicieux accent, soigneusement entretenu pour séduire les Français. <br />
Après quelques phrases de politesse convenue, Sire Loren expliqua à la belle (et véritable <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/aloy.gif" alt="Aloy" title="Aloy" class="smilie smilie_119" /> ) Lasombra les raisons de cette invitation. Il parla de la cassette envoyée par Alfredo Lasombra, puis des termes du chantage. En entendant parler de ces gens-là, Graziella prit aussitôt une mine sombre, de celle qu&#39;on affiche quand on entend parler des projets de vos ennemis jurés. <br />
- J&#39;ai arrangé une entrevue avec Alfredo, continua Loren, qui s&#39;est tenue il y a mercredi soir, à Lognes, dans l&#39;est de Paris... enfin bref, dans une banlieue perdue, peu importe. Evidemment, j&#39;ai refusé net de vendre un membre de la Camarilla. Il n&#39;était pas question d&#39;entrer dans les termes de leur chantage. <br />
- Je vous en remercie, Sire Loren. <br />
- C&#39;est tout naturel. Il n&#39;est pas question que je cède d&#39;un pouce sur ce terrain. Finalement, ils ont eu l&#39;air d&#39;oublier leur demande. Mais c&#39;est parce que nous avons évoqué le nom de l&#39;assassin d&#39;Orsini, vous vous souvenez ?<br />
- Oui, tout à fait, dit la signora de Valori, une pointe de gêne dans la voix. <br />
- Il s&#39;appelait Roméo de Montaigu, n&#39;est-ce pas ? Cette affaire m&#39;était complétement sortie de la tête depuis la fin de la Régence, mais en parlant, cela m&#39;est revenu. <br />
<br />
"Roméo de Montaigu, hein ?...."<br />
Loren se souvenait bien de l&#39;air mauvais et sarcastique d&#39;Alfredo, dans cette chambre d&#39;hôtel de Lognes, quand il avait évoqué le responsable de la mort de Massimo d&#39;Orsini. <br />
"Il vous a dit qu&#39;il s&#39;appelait Roméo de Montaigu, il aurait pu aussi bien dire : Mickey Mouse &#33;"<br />
<br />
- Je lui ai dit que je ne le connaissais pas bien, à vrai dire, ce Roméo de Montaigu. Je lui ai juste dit ce que je savais, en toute bonne foi. Qu&#39;il était grand et noir. Et d&#39;un coup, cela a paru les intéresser fortement. Au point qu&#39;ils en ont oublié d&#39;Orsini, et qu&#39;ils ont paru grandement impatient de mettre la main sur ce Montaigu... A vrai dire, je pense que Sire Montaigu est quelqu&#39;un d&#39;avisé, et qu&#39;il n&#39;aura pas de mal à tromper le Sabbat. Mais tout de même, c&#39;est étrange... <br />
- En effet, dit Graziella, c&#39;est sans doute qu&#39;ils lui en veulent particulièrement. <br />
- Enfin &#33;... soupira Loren, pour le moment, la menace Lasombra est écartée, c&#39;est l&#39;essentiel. Souhaitons bon courage à Montaigu. D&#39;ailleurs, vous n&#39;oubliez pas que demain soir, nous sommes invités à une soirée du Sénéchal. Je n&#39;ai pas beaucoup vu ce bon Lucinius depuis longtemps. L&#39;occasion de parler avec lui. <br />
- C&#39;est vrai. Le Sénéchal est très occupé en ce moment, avec l&#39;arrivée des Kuei-Jin. Il n&#39;a plus un moment à lui. Je suis impatiente de le revoir. <br />
- Ce sera l&#39;occasion de lui demander ce qu&#39;il sait sur Sire Montaigu. Aux dernières nouvelles, il semblait bien le connaître, si vous vous souvenez... <br />
- Oui, en effet, admit Graziella, un peu à contrecoeur.<br />
 <br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Le lendemain soir, au Louvre, la réception du Sénéchal Lucinius battait son plein. Le Tout-Paris était venu là, comme les abeilles vers le miel, ou les papillons de nuit vers la lumière. Toutes les Harpies bourdonnaient d&#39;essaims de rumeurs, les membres du Primogène discutaient entre eux comme des gens d&#39;importance, les nouveaux-venus étaient éblouis par ce monde, et espéraient déjà, avec leurs canines qui rayaient le parquet ciré, s&#39;y tailler une place en virant les autres des sièges importants. Loren remarqua que le Sénéchal était en grande conversation, un peu à l&#39;écart, avec une très belle femme, à l&#39;air digne et distant, et que Graziella broyait du noir en observant le couple. <br />
Un peu plus tard, alors que lui et Graziella engageaient la conversation avec Lucinius, saluant leur ami avec qui ils n&#39;avaient pas parlé depuis longtemps, Loren fut accosté par un des membres de la coterie de son Sire, un Malkavien, déjà rencontré au cours des pérégrinations dans le monde. L&#39;importun, nommé François-Joseph s&#39;inclina bien bas devant le Sénéchal et devant la signora de Valori, de manière presque obséquieuse. Lucinius et Graziella toisèrent de haut ce fâcheux, et laissèrent poliment Loren discuter avec lui -c&#39;était sans doute plus important. :P<br />
Le prétendu Malkavien ne tarda pas à dévoiler son jeu: c&#39;était en réalité un Nosferatu bien déguisé derrière un masque magique. Il avait pris l&#39;apparence du Malkavien de manière convaincante, suffisamment en tous cas pour ne pas éveiller le soupçon des pourtant paranoïaques gorilles Brujah à l&#39;entrée. Olaf le Gangrel, garde du corps de Loren, posté contre un mur, à quelques distances de Loren, remarqua le manège de ce nouveau-venu, et comme il ne reconnaissait pas son ami le Malkavien François-Joseph, fit signe à son patron. Mais Loren dit qu&#39;il ne s&#39;agissait de rien de grave, et signala qu&#39;on pouvait laisser ressortir ce plaisantin sans lui faire d&#39;ennui. Bud le Brujah s&#39;empressa de lui montrer la sortie, regrettant de ne pas passer un moment dans la salle d&#39;interrogatoire avec lui...<br />
- Un problème, Sire Loren ? demanda Olaf une fois que l&#39;importun fût sorti du Louvre.<br />
- Non, rien d&#39;inquiétant, répondit Loren. Ce prétendu Malkavien était juste un Nosfératu qui venait se renseigner au sujet de la sécurité de nos invités Kuei-Jin. J&#39;ai fait passer le message, la semaine dernière, que je voulais un responsable de la sécurité, pour l&#39;accueil des Asiatiques, et ce Rat d&#39;Egout s&#39;est présenté, et m&#39;a prouvé qu&#39;il avait des talents en matière de dissimulation et de sécurité. Voilà tout. <br />
- Vous comptez l&#39;engager ? <br />
- Pourquoi pas ? S&#39;il a pu tromper Bud et Terence Brujah, il pourra sans doute défendre nos invités contre des malveillants Lasombra. Il n&#39;est pas impossible qu&#39;Alfredo Lasombra et sa clique veuillent s&#39;en prendre aux Kuei-Jin pour se venger de nous... <br />
<br />
La fin de soirée se passa sans autre incident. Graziella et Loren purent parler un moment en tête à tête avec le Sénéchal. Le Ventrue signala les incidents récents, et amena la question de Sire Roméo de Montaigu. Aussitôt, Lucinius s&#39;empressa d&#39;être évasif, distrait, de répondre à côté, d&#39;assurer que tout allait bien pour lui, qu&#39;il voyageait de-ci, de-là, qu&#39;il n&#39;y avait sans doute pas trop à craindre pour lui. <br />
- Et s&#39;il vient à Paris, soyez sûr que nous le saurons en avance, que nous le préviendrons des manigances de cet Alfredo, et que nous assurerons sa protection. Et maintenant, si vous voulez bien m&#39;excuser, je dois m&#39;entretenir avec la cantatrice Sophie... <br />
<br />
La nuit se termina par un petit concert impromptu. La belle Sophie, dont on murmurait qu&#39;elle était la favorite du Sénéchal, enchanta l&#39;auditoire, accompagnée de Graziella au piano, toujours très "nocturne", et de François Loren au violon -le Primogène faisant ce soir-là ses débuts en public comme musicien, et étonnant l&#39;auditoire restreint (celui de la fin de nuit), qui ne lui connaissait pas ces dons. <br />
La plupart des Toréadors entrèrent en transe, conquis par tant de beauté grâce à ce trio, et Lucinius, en raccompagnant le Ventrue et la Lasombra, les remercia chaudement pour ce récital, leur faisant promettre de recommencer très bientôt. <br />
François Loren, ce soir-là, garda pourtant la frustration de n&#39;en avoir pas appris plus sur Roméo de Montaigu. Même Lucinius ne voulait rien dire... <br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <br />
<br />
Pendant les deux semaines qui suivirent, Loren s&#39;attacha à préparer l&#39;arrivée de la délégation des Cathéens, en collaboration avec Sergio le Brujah, et ce Nosfératu qui s&#39;était introduit dans la soirée, et qui répondait au pseudonyme de "Lapin de Garenne." Il était très laid, mais était manifestement très compétent dans son domaine : l&#39;informatique, la sécurité des réseaux, les télécommunications etc. Il était à la pointe du progrès en la matière. Par chance, Sergio n&#39;apprit pas que c&#39;était à ce Lapin qu&#39;il avait eu à faire pendant la réception du Sénéchal, sans quoi leur collaboration n&#39;aurait peut-être pas été aussi bonne... <br />
Dans le même temps, Loren se renseigna à plusieurs reprises sur ce Roméo de Montaigu, qui décidément l&#39;intéressait beaucoup. Lors d&#39;une entrevue avec Sire Ibn-Azul, il eut quelques éclaircissements : <br />
- Mon infant, Sire Montaigu est quelqu&#39;un de très ancien, d&#39;avant même la Camarilla. Nous nous devons de protéger sa sécurité. Même moi, je ne suis pas autorisé à vous en apprendre plus sur lui. En tant que Prince, j&#39;ai toute autorité sur mon domaine, et cela va, indirectement, jusqu&#39;aux mortels. Mais je suis à la frontière de deux sortes de mondes bien différents. Au-dessus de moi, ce sont des cercles du pouvoir qui s&#39;étendent sur des siècles, et le monde entier. D&#39;eux je reçois parfois quelques instructions, et je ne peux que m&#39;y plier. Et j&#39;ai reçu de telles instructions à propos de Sire Montaigu. <br />
"Il s&#39;agit d&#39;un secrêt d&#39;Etat. Ni moi, ni le Sénéchal, ni personne n&#39;est autorisé à parler sur ce sujet. <br />
- Très bien, Sire, je comprends... <br />
- A ce propos, vous avez rencontré l&#39;envoyé du Cercle Intérieur, Sire Vircenko ?<br />
- Oui, c&#39;est exact. <br />
- Bien, je sais qu&#39;il compte sur vous pour préparer toute la sécurité de nos invités Cathéens. C&#39;est une marque de confiance importante, ne laissez pas passer cette opportunité. <br />
- Je ferai de mon mieux pour que tout se passe bien. J&#39;ai déjà engagé les services du clan Nosfératu, et je travaille également avec la sécurité Brujah. <br />
- C&#39;est parfait. Je me suis entretenu avec le père Laurent, il y a peu de temps. Nous reparlions de l&#39;année passée. Il ne me l&#39;aurait jamais dit ouvertement, mais je pense que beaucoup vous reprochent vos réformes, pendant la Régence. C&#39;était le père Laurent qui vous avait poussé à devenir Primogène à l&#39;époque. <br />
- Oui, il pensait sans doute que je serais son poulain, mais je me suis affranchi de son autorité directe, en cette période de crise importante. <br />
- Si justes et bonnes qu&#39;aient été vos mesures, ils vous en voudront toujours, du simple fait que vous ayez accompli des réformes, et que vous ayez... comment dire : secouer la barque ? Vous comprenez ?<br />
- Tout à fait. Mais il était nécessaire de prendre des mesures fortes. <br />
- S&#39;il y a une chose que le clan Ventrue a du mal à digérer, ce sont justement les réformes. C&#39;est le fardeau des gens comme vous et moi qui changeons les choses d&#39;assumer le ressentiment des plus conservateurs. <br />
- Je comprends, Sire. <br />
Loren sortit de cette réunion, à la fois troublé, mais aussi réaffermi dans ses projets. S&#39;il avait le soutien du Prince de Paris, rien ne pourrait véritablement freiner ses ambitions &#33;<br />
<br />
Deux semaines plus tard, à l&#39;aéroport Roissy-Charles de Gaulle, vers onze heures du soir, une délégation de la Camarilla parisienne attendait dans le grand hall. Il y avait là le Sénéchal Lucinius, Sire Loren, plusieurs courtisans admis à cette réception, ainsi que la sécurité Brujah, sous les ordres de Sergio, et sans compter les Nosferatu disposés dans l&#39;aéroport, qui surveillaient tout par vidéo. <br />
L&#39;avion en provenance de Séoul <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">via</span> Bombay se posa sur la piste, et peu après, une délégation d&#39;Asiatiques avançait dans le hall. Il y avait là une quinzaine de gardes du corps, lunettes noires et oreillette, costume impeccable ; ils entouraient un petit homme qui marchait légérement devant eux : un Cathéen ayant l&#39;apparence de la cinquantaine, mince, lunettes à gros foyers, portant une malette menottée à son poignet. Il ressemblait à des millions d&#39;autres hommes d&#39;affaires de l&#39;Asie du sud-est. Monsieur Wang, représentant des plus puissants seigneurs d&#39;Orient, venait de poser le pied en France. <br />
Lucinius s&#39;avanca avec Loren, et saluèrent longuement leur invité, prononçant les quelques phrases de coréen qu&#39;ils avaient apprises. On se serra la main pendant quelques minutes, on s&#39;inclina plusieurs fois, on se souhaita toutes les meilleures choses du monde. Pendant ce temps, Brujah et Cathéens s&#39;affrontaient du regard, tous bras croisés, solides et droits, cherchant le moindre signe de vacillement du camp opposé. Loren fit un pas en arrière et laissa Lucinius continuait les politesses rituelles. Sergio fit signe au Ventrue que tout allait bien : Lapin de Garenne confirmait que tout était au vert quant à la sécurité. <br />
Les groupes de vampires de l&#39;Ouest et de l&#39;Est se dirigèrent vers les colonnes de limousines noires, blindées, pimpantes chromées, qui attendaient à l&#39;extérieur, gardées par les Brujah sur leur 31. Quelques touristes observèrent ce manège, en pleine nuit, et on pesta encore une fois sur les autorités qui ne se refusaient aucun luxe et qui dépensaient des millions pour leurs cérémonies plutôt que d&#39;en faire profiter tous les contribuables &#33; <br />
<br />
Le convoi des limousines se mit en marche. <br />
Lucinius, Loren et monsieur Wang montèrent dans la voiture du milieu du convoi, pendant que les autres véhicules se remplissaient des gardes du corps d&#39;Asie et d&#39;Europe, à eux tous une garde plus dangereuse qu&#39;une meute de lupins en liberté -des bêtes fauves dans de luxueuses voitures capitonnées. <br />
Dans la limousine du milieu, Lucinius continuait les bavardages de politesse, l&#39;essentiel étant de parler le plus possible, sans aller jusqu&#39;à indisposer l&#39;honorable Cathéen. Celui-ci se montrait très poli, et très décidé à sacrifier aux politesses rituelles. Pendant ce temps, Loren restait à l&#39;écoute de son oreillette, relié en permanence à Sergio et au Lapin de Garenne. Celui-ci, installé dans son repaire sous le cimetière Montparnasse, gérait en temps réel tout le suivi du parcours. <br />
Le convoi ne tarda pas à arriver à la porte de la Chapelle, et s&#39;engagea sur le boulevard d&#39;Ornano. Loren entendit qu&#39;on signalait un léger incident du côté de la Butte aux Cailles. Un nouveau-né avait été appréhendé, et neutralisé. <br />
Peu après, Lapin de Garenne signala un incident près des galeries d&#39;antiquaires du village suisse. Lucinius en fut averti par son oreillette, et aussitôt, décida qu&#39;il était urgent de montrer à monsieur Wang la butte de Montmartre &#33;<br />
- Have you ever seen Montmartre ? a typically Parisian place &#33; Maybe you know la Place du Tertre and its famous painters ? Have you seen Amélie Poulain ? Aristide Bruant, la Belle Epoque ? It&#39;s such a beautiful place &#33; Come come &#33; you must see it &#33; <br />
Monsieur Wang prit son air le plus aimable et le plus intéressé. Les limousines stoppèrent au pied de la butte. Le Cathéen n&#39;avait pas mis le pied par terre que dix gardes du corps le cernait. Du coup, Lucinius avait bien du mal à faire voir à son invité quoi que ce soit de Montmartre, mais l&#39;essentiel était d&#39;y croire &#33; <br />
Pendant ce temps, Loren apprenait qu&#39;on venait d&#39;égorger un humain dans la rue, près du village suisse. C&#39;était les Lasombra Graziella de Valori et Camille qui avaient découverts les cadavres. Des goules étaient déjà sur place, et rapidement l&#39;incident fut réglé. <br />
On remonta dans les voitures, et peu après, on signalait une deuxième victime, égorgée chez elle, non loin de la première. Aussitôt, Lucinius décida que, vraiment, on ne pouvait pas passer près de l&#39;opéra sans montrer le magnifique palais Garnier à monsieur Wang &#33; <br />
- Do you like music, mister Wang ? Mozart, Lulli, Rameau ? We play them everynight here &#33; If you like Baroque or classical music, I will have it played for you whenever you wish &#33; I know a superb singer, she can sing all you want &#33; She&#39;s wonderful &#33;<br />
Monsieur Wang ne cessait de remercier le Sénéchal de toutes ces propositions, pendant que les gardes du corps faisaient mauvaise mine devant ces imprévus, et que les Brujah leur lançaient de grands sourires en murmurant des injures racistes sur les faces de citron et les chinetoques qui viennent nous envahir... <br />
<br />
Enfin, l&#39;incident du village suisse fut déclaré clos. Aussitôt, Lucinius ordonna qu&#39;on se rende au Louvre. Depuis cinq minutes, il débitait tant qu&#39;il pouvait mille propos sur la musique, Paris, les haïkus, la Corée du sud, et il commençait à fatiguer de devoir faire le pitre. <br />
Les limousines entrèrent enfin dans les sous-sols du Louvre. Monsieur Wang fut accueilli par Balthazar, le gardien de l&#39;Elysium, et invité dans les bureaux du Prince Ibn-Azul. Aussitôt qu&#39;il les eut quitté, Lucinius soupira de soulagement. <br />
Il rejoignit dans un des grands salons de réception Graziella de Valori et François Loren, qui sortait d&#39;une petite entrevue avec dame Yvonne. <br />
- Je crois qu&#39;elle avait encore un train de retard sur cette histoire, dit le Ventrue. Apparemment, un de ses proches, Bertrand, a été filmé non loin des lieux du crime. Des vidéos amateurs circulent déjà sur Internet. C&#39;est compromettant pour elle. <br />
<br />
Loren souriait encore de l&#39;embarras dans lequel il avait plongé dame Yvonne en allant aussitôt la voir. C&#39;était au moins la troisième fois qu&#39;elle était en retard quant aux informations cruciales, et son poste de Primogène devenait vacillant. <br />
Mais maintenant que les Cathéens étaient dans la place, il fallait tourner toute son attention vers eux. Loren salua le Sénéchal et la signora de Valori, puis rejoignit ses quartiers pour superviser la suite du séjour des Asiatiques. <br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">A suivre...</span><br />
<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Que s&#39;est-il passé au village suisse ?... <br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Quels secrets se cachent derrière la défaillance de dame Yvonne ?...<br />
<br />
<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_arrow.gif" alt="arrow" title="arrow" class="smilie smilie_79" /> Vous le saurez en lisant la 2e partie de cette aventure : <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Anatole, Lapin de Garenne</span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Vampire 2006]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=478</link>
			<pubDate>Fri, 07 Jan 2005 12:20:24 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=3">Darth Nico</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=478</guid>
			<description><![CDATA[<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <span style="font-size: 8pt;" class="mycode_size"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">VAMPIRE 2006</span></span></span> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color">LE PARIS CAINITE</span></span></span><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27328" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chiffres officiels de la population vampirique parisienne (mars 1999)</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=24178" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La situation en 2006</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=24181" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La crypte des PNJ</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27731" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Les Bourgs parisiens</a><br />
<br />
<a href="http://willolepoulpe.free.fr/lucinius.htm" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Fiche de Lucinius</a><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color">LES CLANS</span></span></span><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27491" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Brujah</a><img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/punk.gif" alt="Punk" title="Punk" class="smilie smilie_125" /> <br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27486" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Gangrel</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/squiiid.gif" alt="Squiiid" title="Squiiid" class="smilie smilie_261" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27511" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Malkavien</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_fou.gif" alt="fou" title="fou" class="smilie smilie_203" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27480" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Nosferatu</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/tilleul.gif" alt="Tilleul" title="Tilleul" class="smilie smilie_200" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27513" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Toreador</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_aime2.gif" alt="aime2" title="aime2" class="smilie smilie_73" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27510" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Tremere</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/light.gif" alt="Light" title="Light" class="smilie smilie_272" /> <br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27512" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Ventrue</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/ouimaisnon.gif" alt="Ouimaisnon" title="Ouimaisnon" class="smilie smilie_58" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=24710" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Vrai Lasombra</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/la_classe.gif" alt="La_classe" title="La_classe" class="smilie smilie_196" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27730" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Les clans Indépendants</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/hum.gif" alt="Hum" title="Hum" class="smilie smilie_249" /><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color">LES PJ</span></span></span><br />
<br />
<a href="http://willolepoulpe.free.fr/loren.htm" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Fiche de Loren</a><br />
<br />
<a href="http://willolepoulpe.free.fr/graziella.htm" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Fiche de Graziella</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=26584" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Contacts caïnites des PJ</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=26400" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Les contacts humains des PJ</a><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color">LEURS AVENTURES</span></span></span><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=837" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#1 : Kindred, Kuei-Jin &amp; Machines</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=866" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#2 : Shreknet Paranoia</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=875&amp;view=findpost&amp;p=31938" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#3 : Shake One&#39;s Black Hand</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=895&amp;view=findpost&amp;p=32439" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#4 : Latréaumont </a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=897&amp;view=findpost&amp;p=32472" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#5 : Tricks &amp; Traps</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=917&amp;view=findpost&amp;p=33486" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#6 : Kyasids, Kin-Jin &amp; Myanmar</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=918&amp;view=findpost&amp;p=33520" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#7 : Les châtiments de Jérémie</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /> <span style="font-size: 8pt;" class="mycode_size"><span style="color: indigo;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">VAMPIRE 2006</span></span></span> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/virus.gif" alt="Virus" title="Virus" class="smilie smilie_322" /><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color">LE PARIS CAINITE</span></span></span><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27328" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chiffres officiels de la population vampirique parisienne (mars 1999)</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=24178" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La situation en 2006</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=24181" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La crypte des PNJ</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27731" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Les Bourgs parisiens</a><br />
<br />
<a href="http://willolepoulpe.free.fr/lucinius.htm" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Fiche de Lucinius</a><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color">LES CLANS</span></span></span><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27491" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Brujah</a><img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/punk.gif" alt="Punk" title="Punk" class="smilie smilie_125" /> <br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27486" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Gangrel</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/squiiid.gif" alt="Squiiid" title="Squiiid" class="smilie smilie_261" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27511" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Malkavien</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_fou.gif" alt="fou" title="fou" class="smilie smilie_203" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27480" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Nosferatu</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/tilleul.gif" alt="Tilleul" title="Tilleul" class="smilie smilie_200" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27513" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Toreador</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/icon_aime2.gif" alt="aime2" title="aime2" class="smilie smilie_73" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27510" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Tremere</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/light.gif" alt="Light" title="Light" class="smilie smilie_272" /> <br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27512" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Ventrue</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/ouimaisnon.gif" alt="Ouimaisnon" title="Ouimaisnon" class="smilie smilie_58" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=24710" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le clan Vrai Lasombra</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/la_classe.gif" alt="La_classe" title="La_classe" class="smilie smilie_196" /><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=27730" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Les clans Indépendants</a> <img src="http://forum.chezseb.ovh/images/smilies/hum.gif" alt="Hum" title="Hum" class="smilie smilie_249" /><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color">LES PJ</span></span></span><br />
<br />
<a href="http://willolepoulpe.free.fr/loren.htm" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Fiche de Loren</a><br />
<br />
<a href="http://willolepoulpe.free.fr/graziella.htm" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Fiche de Graziella</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=26584" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Contacts caïnites des PJ</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=804&amp;view=findpost&amp;p=26400" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Les contacts humains des PJ</a><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: 6pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: indigo;" class="mycode_color">LEURS AVENTURES</span></span></span><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=837" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#1 : Kindred, Kuei-Jin &amp; Machines</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=866" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#2 : Shreknet Paranoia</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=875&amp;view=findpost&amp;p=31938" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#3 : Shake One&#39;s Black Hand</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=895&amp;view=findpost&amp;p=32439" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#4 : Latréaumont </a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=897&amp;view=findpost&amp;p=32472" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#5 : Tricks &amp; Traps</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=917&amp;view=findpost&amp;p=33486" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#6 : Kyasids, Kin-Jin &amp; Myanmar</a><br />
<br />
<a href="http://forum.mamarland.info/index.php?showtopic=918&amp;view=findpost&amp;p=33520" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">#7 : Les châtiments de Jérémie</a>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Chroniques vampiriques]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=495</link>
			<pubDate>Sun, 19 Dec 2004 19:59:56 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=4">CROM</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=495</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">AFP, communiqué de 19h :</span><br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Incendie mystérieux au Louvre. La totalité des batiment est en proie aux flammes. La cause est actuellement inexpliquée, probablement un acte terroriste. Plusieures brigades de pompiers luttent actuellement contre cet enfer. De nombreux incendies ont aussi été signalés à Versailles, à St Germain en Laye, et dans plusieurs immeubles et manoirs de l&#39;Île de France. De nombreux cimetières ont aussi été saccagés dans la journée. </span><br />
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">AFP, communiqué de 19h :</span><br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Incendie mystérieux au Louvre. La totalité des batiment est en proie aux flammes. La cause est actuellement inexpliquée, probablement un acte terroriste. Plusieures brigades de pompiers luttent actuellement contre cet enfer. De nombreux incendies ont aussi été signalés à Versailles, à St Germain en Laye, et dans plusieurs immeubles et manoirs de l&#39;Île de France. De nombreux cimetières ont aussi été saccagés dans la journée. </span><br />
]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Trop sympa]]></title>
			<link>http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=496</link>
			<pubDate>Fri, 10 Dec 2004 22:33:20 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="http://forum.chezseb.ovh/member.php?action=profile&uid=4">CROM</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://forum.chezseb.ovh/showthread.php?tid=496</guid>
			<description><![CDATA[Bon, pour compenser la purée de demain, vous aurez de nouvelles fiches toutes propres.<br />
J&#39;ai aussi profité de l&#39;imprimante du bureau pour imprimer un supplément sur les disciplines et pouvoirs, un sur l&#39;escrime et les armes blanches, le Livre de Nod et un supplément sur les objets magiques du monde des ténèbres.<br />
<br />
<br />
Questions : Une future campagne Sabbat, avec de nouveaux persos (piochables dnas les antitribus) ça vous tente? J&#39;ai regardé c&#39;est pas si rotten et assez sympa.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Bon, pour compenser la purée de demain, vous aurez de nouvelles fiches toutes propres.<br />
J&#39;ai aussi profité de l&#39;imprimante du bureau pour imprimer un supplément sur les disciplines et pouvoirs, un sur l&#39;escrime et les armes blanches, le Livre de Nod et un supplément sur les objets magiques du monde des ténèbres.<br />
<br />
<br />
Questions : Une future campagne Sabbat, avec de nouveaux persos (piochables dnas les antitribus) ça vous tente? J&#39;ai regardé c&#39;est pas si rotten et assez sympa.]]></content:encoded>
		</item>
	</channel>
</rss>